ASSE – Girondins (3-0) : les 5 enseignements du joli succès des Verts

Grâce à des buts de Wahbi Khazri et de Mathieu Debuchy (doublé), l’AS Saint-Etienne a décroché un joli succès dans son Chaudron face aux Girondins de Bordeaux (3-0). Analyse.

Wahbi Khazri, trois mois plus tard…

Dire que le Tunisien a fait un excellent match face à Bordeaux n’est pas totalement vrai. Certes, il a beaucoup tenté et cadré mais ses choix n’ont pas toujours été les meilleurs. Reste que son penalty – parfaitement bien tiré face à Benoît Costil – lui a fait du bien. Cela faisait depuis le 16 janvier, soit quasiment trois mois, que Khazri attendait de faire trembler les filets pour la 13e fois de la saison en Ligue 1. Une réalisation qui lui a redonné confiance dans ses qualités. Maladroit sur coup de pied arrêté avant la 53e minute, l’ex-Rennais a également délivré une passe décisive sur corner pour Mathieu Debuchy. Son engagement faisait plaisir à voir.

Mathieu Debuchy voit double

Quand il n’est pas blessé, Mathieu Debuchy est précieux à Saint-Etienne… Et il n’est jamais meilleur que lorsqu’il évolue piston droit, libéré de ses contraintes défensives par une défense à trois axiaux. Ce dimanche, dans le Chaudron, l’ancien Gunner a été impeccable et s’est montré un finisseur hors-pair, s’offrant un joli doublé face à son ancien club (76e et 90e). Un latéral droit à 4 buts et 2 passes décisives en 19 apparitions, c’est suffisamment rare pour être souligné…

Jean-Louis Gasset a validé des choix forts

Neven Subotic laissé en tribune alors qu’il n’était pas blessé, William Saliba titulaire et excellent au sein de la défense à trois, Rémy Cabella aligné aux côtés de Yann M’Vila dans le cœur du jeu dans un rôle de premier relanceur, Arnaud Nordin en piston gauche et pendant de Mathieu Debuchy… Jean-Louis Gasset a multiplié les choix forts. Le résultat lui donne raison, le jeu aussi même si tout n’a pas été parfait. Notamment lors d’un premier acte décevant.

Cette fois, la VAR était avec les Verts

En début de saison, les Verts ont souvent pesté sur l’arbitrage et les ratés du VAR sur les penaltys. Ce dimanche, on ne peut pas franchement dire que les protégés de Jean-Louis Gasset peuvent se sentir lésés par les décisions du car-régie. Alors que le jeu avait pourtant repris, Ruddy Buquet a choisi de revenir sur une action litigieuse et de sanctionner Sergi Palencia pour une main dans la surface de réparation. Main totalement involontaire (puisque sur un dégagement de Till Cissokho) et n’anéantissant pas une occasion de but. L’Espagnol a eu le seul tort d’avoir la main au dessus de l’épaule au moment de son tacle. Une geste répréhensible par rapport aux nouvelles directives. « Dura lex, sed lex » pour Bordeaux.

L’utilisation de Robert Beric, le bémol du match

Etait-ce l’organisation bordelaise qui a posé des soucis ? En tout cas, les mots de Jean-Louis Gasset en conférence de presse n’ont pas été suivis de faits. Le coach des Verts voulait mettre en place une organisation pour permettre à Robert Béric de briller. Ce dimanche, ce n’était vraiment pas le cas. Le Slovène a hérité de charbons, serré par un défenseur de 1m98, et n’a par conséquent jamais pu se créer la moindre occasion franche durant ses 76 minutes sur le pré. Un match frustrant pour lui.

Arnaud Carond