ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Le mal est profond»

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Qualifiée pour les 1/2 finales de la Coupe de France, l’ASSE, battue à Brest (2-3) dimanche soir, n’est plus qu’à 2 points du 18e, Dijon. Il y a urgence !

L’ASSE n’avait rassuré personne dans son ¼ de finale de Coupe de France, poussée dans ses derniers retranchements par les amateurs d’Epinal (2-1), à Nancy. Et à Brest, quand elle s’est retrouvée menée 3-0 à la mi-temps, l’équipe de Claude Puel n’a fait que confirmer son piteux niveau du moment. Il y a eu une réaction en seconde mi-temps, sous l’impulsion d’un bon Loïs Diony, entré en jeu à la place d’un Charles Abi encore transparent, mais cette 7e défaite lors des 8 dernières journées de L1, chez le promu breton, plonge l’ASSE dans une situation précaire : elle n’a plus qu’1 point d’avance sur le 17e, Nîmes, et 2 sur le 18e, Dijon.

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Si si, ils foncent tout droit vers la L2 !

La simple lecture du classement montre que les Verts ne sont pas à l’abri d’une relégation en L2 cette saison, leur spirale négative aussi, et leur niveau de jeu également, le contenu de leurs matches étant d’une pauvreté abyssale semaine après semaine. A Brest, leur première mi-temps a été affligeante. « On ne met plus un pied devant l’autre », a reconnu Franck Honorat. Une fois de plus, Claude Puel a surpris dans sa compo, en laissant Loïc Perrin sur le banc, et une fois de plus, son coaching a été perdant, avec un 4-3-3 dans lequel la recrue hivernale Yvann Maçon, sortie à la pause, a vécu un vrai calvaire. Pas un Vert pour rattraper l’autre de toute façon, et surtout pas M’Vila, Boudebouz, Cabaye et Ruffier, les anciens internationaux, autant de cadres tous plus dépassés les uns que les autres !

Le grand ménage OK, mais ce serait bien de le faire en L1

Avec 50 joueurs sous contrat professionnel, des blessés à la pelle, aucune cohérence tactique, aucun fond de jeu, cette ASSE là, avec le plus gros budget de son histoire, ne ressemble à rien, si ce n’est à une armée mexicaine, une belle armée de bras cassés avec à sa tête un coach qui s’apprête à faire le ménage, en fin de saison, mais qui, quatre mois après son arrivée, ferait bien de se (re)mettre enfin à gagner des matches, d’ici là. Parce qu’au train où vont les choses, même si la Coupe de France, bouffée d’oxygène d’une saison pourrie, permet encore à tout un peuple de rêver, le cauchemar d’une descente en L2 pourrait vite devenir réalité.

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000