ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Les Verts relèvent enfin la tête »

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L’ASSE a mis un terme à sa spirale négative en s’imposant au Paris FC (3-2) en Coupe de France, alors que les Parisiens ont mené deux fois au score.

Après le 6-1 au Parc face au PSG et le 2-0 à Geoffroy-Guichard, à huis clos, contre Nantes, l’ASSE se devait de réagir samedi soir à Charléty. Elle l’a fait, et deux fois plutôt qu’une, en arrachant son billet pour les 8es de finale contre des Parisiens qui ont mené deux fois au score. Avec le trio Cabaye-Camara-Aholou au milieu, les Verts ont d’abord déjoué, encaissant un premier but de Jérémy Ménez, tout près d’obtenir un penalty dans la foulée pour un accrochage avec Mathieu Debuchy. Les affaires stéphanoises se seraient alors sans doute fortement compliquées…

En 4-4-2, c’était beaucoup mieux !

Mais Wahbi Khazri a profité d’un centre d’Arnaud Nordin pour égaliser, et quand le Paris FC est repassé devant, sur un contre, Claude Puel a eu la bonne idée de faire entrer Franck Honorat à la place d’un Jean-Eudes Aholou transparent. En 4-4-2, l’ASSE a alors renversé le match, avec une égalisation de Charles Abi sur un centre de Mathieu Debuchy, et un coup de tête victorieux de ce même Debuchy, sur un corner de Nordin.

Les principaux enseignements de ce match ? Le changement tactique payant, avec un 4-4-2 offensif que Puel n’avait plus utilisé depuis le 4-1 contre Nice, il y a deux mois. Et les ressources morales d’une équipe qui n’a pas baissé les bras. Bien-sûr, tout n’a pas été parfait face au 19e de L2. Mais par les temps qui courent, ce succès fait un bien fou aux Verts, qui seront présents en 8es de finale et qui s’apprêtent à retrouver plusieurs blessés, à commencer par Denis Bouanga, William Saliba, Romain Hamouma et Zaydou Youssouf. Que du beau monde.

Et Puel a commencé son grand ménage…

D’autres enseignements ? Abi a enfin débloqué son compteur, en espérant que ce sera pour lui un déclic. Et Puel n’a pas ménagé Timothée Kolodziejczak, dans sa conférence de presse d’après-match, en faisant clairement comprendre qu’il ne voulait plus de lui, déçu de ses prestations et de son état d’esprit. Après le départ de Robert Beric, cette sortie montre que le Castrais a déjà commencé son grand ménage, lui qui souhaite dégraisser au plus tôt un effectif pléthorique. Et son silence au moment d’évoquer le cas Yann M’Vila, hier, laisse entendre que la porte est ouverte pour le milieu de terrain. Comme elle l’est pour Loïs Diony, Léo Lacroix, etc…

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000