ASSE – L’instant Sainté : Kolodziejczak, Puel et les Anges dans le Forez

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Chaque jeudi soir, Benjamin Danet, directeur général de But! Editions et supporter acharné des Verts, revient sur l’actualité plus ou moins récente de l’ASSE.

Ce sera donc pour nous, supporters de l’ASSE, la saison de toutes les premières. Avec un classement, en championnat, dénué de tout rapport avec la richesse de l’effectif, un car entier de joueurs blessés des mois durant, un entraîneur viré, une Ligue Europa synonyme de mauvaise blague et un technicien qui, désormais, lave son linge sale face caméras.

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On est comme ça à Sainté, on ne se dit plus les choses entre « quat’zyeux », ce qu’on pourtant réussi à faire pléthore de coachs face aux embrouilles, querelles et autres guerres d’égos. Larios-Platini, Dimitrov, Alex et on en passe, ce fut autrement plus complexe à gérer, sans que « ça sorte » et que ça s’affiche à la Une des médias.

Une habitude rompue, la hache est de sortie

Claude Puel, lui, a décidé de rompre l’habitude et de dessouder son défenseur, Timothée Kolodziejczak. A la hache, au terme d’un match pour une fois remporté en Coupe de France face au 19e de Ligue 2, le Paris FC. « Kolo, vous allez le voir de moins en moins. Pourquoi ? Parce que je veux garder le bon état d’esprit de l’équipe comme j’ai vu, ce soir. Vous en tirez les conclusions que vous voulez. »

Ce n’est pas tant le contenu qui inquiète, mais la forme. La façon de faire. Digne des plus sordides règlements de compte, façon les Anges dans le Forez, entrevus dans des émissions de téléréalité pour décérébrés. Que Kolo ne mette plus un pied devant l’autre, quitte à se demander si c’est le même joueur que la saison dernière, est une évidence. Qu’il déçoive, au même titre que plusieurs supposés cadres, relève même de l’euphémisme. Mais mérite-t-il un tel traitement, exposé à la barre du tribunal populaire ? Non. Et même en aucune manière. Kolodjieczak n’est en rien à la rue, si l’on compare ses performances à celles de M’Vila, Boudebouz ou tant d’autres.

Et puis, que cherche vraiment Puel, entraîneur si expérimenté, lorsqu’il aligne ainsi l’un des hommes forts du vestiaire ? A montrer que personne ne dispose de passe-droits ? On s’en est déjà rendu compte, merci. A casser l’ambiance et à rompre toute forme de dialogue avec les anciens ? Déjà fait, également.

Tout raser, et on l’espère pas gratis, pour repartir sur de nouvelles bases avec des jeunes, on veut bien. Encore faut-il que les jeunes en question aient le niveau. Ce dont on doute. D’ici la fin de saison, avec un effectif enfin au complet, Puel aura besoin de cadres et d’unité. De joueurs et d’état d’esprit. Bref, de positive attitude. Tout le contraire de sa récente sortie…

 

 

 

Benjamin Danet

Journaliste et Directeur Général de But!