ASSE – L’instant Sainté : la bave des crapauds n’atteint pas le Capi

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Chaque jeudi soir, désormais, Benjamin Danet, directeur général de But! Editions et supporter acharné des Verts, revient sur l’actualité plus ou moins récente de l’ASSE.

Le temps est injuste. Celui qui passe, bien entendu, propice aux doutes et à la remise en cause quasi-permanente. Loïc Perrin, défenseur et capitaine de l’ASSE, en sait quelque chose, icône prétendue vieillissante et paraît-il usée, à qui l’on conseille même le chemin (express) de la retraite. Tente-quatre ans, et donc trop vieux. Des blessures, des absences, donc trop juste. Que le « Capi » aille voir ailleurs, dans des bureaux ou le long des balustrades, espaces réservés à la carrière d’après.

Le constat s’est répandu. Insidieusement. Des tribunes de Geoffroy aux colonnes des journaux, en passant par les forums des sites internet. Les (cons)ultants s’y sont mis, bien entendu. Eux qui voient l’ASSE une fois de temps à autre et qui déblatèrent tant d’inepties qu’on éprouve les pires difficultés à les recenser. Dernière en date, Perrin a été sorti à la mi-temps du match à Bordeaux (victoire 1-0) en raison de son niveau. Et non pour des douleurs persistantes au dos…

L’objet, ici, n’est pas de revenir sur ce qui a été lu, et entendu, au cours des dernières semaines. Ni de s’incliner devant le monument Perrin, parangon de fidélité à un seul club. A ses 450 matches, bien tassés, toutes compétitions confondues sous notre maillot. Plus de difficultés, en revanche, à constater que depuis plusieurs saisons, le même débat prend forme sans que cela en pousse certains à « fermer leurs bouches » (Wahbi si tu nous lis…).

« Que la vitesse du capi, qui s’est en effet réduite, s’arrange de son sens du placement et de sa relance, tellement plus propres que chez certains de ses partenaires… »

Lorsqu’aux mois de septembre, ou d’octobre, et à chaque coup de moins bien de Perrin, les mêmes articles fleurissent sans le moindre correctif, trois mois plus tard, une fois le niveau du défenseur revenu à la normale. Plus de difficultés à ne pas lire, ni entendre, que Perrin rassure et sécurise ses/son partenaire du moment, en fonction des suspensions ou autres blessures. Que la vitesse du capi, qui s’est en effet réduite, s’arrange plutôt bien de son sens du placement et de sa relance, infiniment plus propres que chez certains de ses partenaires…

Mais que notre numéro 24 se rassure : la saison en cours, au vu de l’effectif et la concurrence proposée, lui permettra une fois encore d’aligner les matches. Ainsi que les solides performances. Claude Puel le sait, ses partenaires également. La bave des crapauds n’atteint pas le Capi…

Benjamin Danet

 

 

 

 

 

 

 

Benjamin Danet

Journaliste et Directeur Général de But!