ASSE – L’oeil de Blaise Mamoum : « Puel est l’homme qu’il fallait à l’ASSE »

true

Ancien attaquant de l’ASSE, Blaise Mamoum (39 ans) retrace sa carrière de joueur et se réjouit des bons résultats du club depuis l’arrivée de Claude Puel.

But : Blaise, vous êtes un vrai Stéphanois d’adoption…

Blaise MAMOUM : On peut dire ça oui. J’ai passé plus de temps à « Sainté » qu’au Cameroun. J’étais arrivé à 14 ans et je suis resté fidèle à la région.

Vous n’aurez jamais vraiment eu votre chance à l’ASSE

C’est ça. A l’époque, le club était en D2 et il n’y avait qu’une place d’extra-communautaire. Comme Augustin Simo venait d’être recruté, c’est lui qui jouait. J’ai dû patienter en réserve. Repellini et Herbin m’ont fait jouer à Lille, mais il n’y a pas eu de suites. Nouzaret ne m’a pas fait jouer. Je n’ai fait qu’un match à Paris, on avait perdu 1-0 sur un but hors jeu de Madar. Et ensuite, j’ai été prêté au Red Star. C’était Repellini le coach. Il m’avait appelé.

« Mon seul match en équipe première avec le Werder, c’était en Coupe d’Allemagne, contre le Bayern Munich. On avait perdu 3-0. En face, il y avait Oliver Kahn, Sagnol, Ballack, Lizarazu, Elber »

Vous gardez de bons souvenirs du Red Star ?

De super souvenirs ! On avait fait une ½ finale de Coupe de la Ligue après une victoire 3-1 à Geoffroy-Guichard, et on était allés en ¼ de finale de la Coupe de France, battus par Lyon. On avait une belle équipe avec Fellahi, Méité, Fousseni Diawara. A l’issue de mon prêt, j’étais en fin de contrat et l’ASSE ne m’a pas prolongé. J’ai une une brève expérience en D2 anglaise à Oldham mais ça ne m’avait pas plu. Je n’étais resté qu’un mois là-bas. Et j’ai rebondi en Allemagne. Un agent allemand m’a sollicité pendant le stage de préparation à la Coupe du monde 2002. J’avais été pré-sélectionné par le Cameroun. Il m’a fait signer au Werder.

Vous avez surtout évolué en réserve à Brême…

Oui. Mon seul match en équipe première avec le Werder, c’était en Coupe d’Allemagne, contre le Bayern Munich. On avait perdu 3-0. En face, il y avait Oliver Kahn, Sagnol, Ballack, Lizarazu, Elber. Mais il y avait du beau monde aussi au Werder : Micoud, Frings, Pizarro, Bauhmann, Borowski, Rost. Il n’y avait quasiment que des internationaux confirmés. C’était compliqué de jouer. Le club m’a prêt à Mannheim, en D2. Une belle expérience. J’ai joué contre Francfort, Fribourg, Sankt-Pauli. Ça c’était bien passé. Et derrière, je suis parti à Hambourg.

Votre dernier club…

Oui. J’ai signé là-bas le dernier jour du Mercato. C’est Klaus Toppmöller qui m’avait fait venir mais il s’est fait virer peu de temps après. Et moi, j’ai enchaîné les blessures. A chaque fois que je revenais, je me reblessais. Une horreur ! J’ai décidé de tout arrêter en 2005. Je suis revenu en France, à Saint-Etienne, ma femme étant stéphanoise. On s’est installés ici avec les enfants. J’ai monté un magasin de chaussures de mode en centre ville, et après avoir travaillé quelques années en tant que commercial, j’envisage de développer une autre activité, dans le foot. C’est un projet à l’étude, pour l’instant.

Vous allez souvent au stade ?

Bien sûr ! J’ai le sang vert !

« J’aime beaucoup Saliba. Je pense qu’à son poste, c’est l’avenir de l’équipe de France avec Todibo. »

Vous avez gardé des contacts ?

Je suis toujours pote avec Lionel Potillon. Et j’ai souvent Jérémie Janot, Fousseni Diawara. J’étais resté proche de Didier Timothée mais on s’est un peu perdus de vue ces derniers temps.

Quel pensez-vous de la saison des Verts ?

C’était très difficile au début, mais le club a fait un très bon choix en allant chercher Puel. C’est l’homme qu’il fallait à l’ASSE. Il a une vision à long terme, il fait jouer les jeunes. Il s’inscrit dans un projet. Il apporte sa mentalité, sa rigueur, sa discipline.

La suite est à lire dans But! Sainté

Laurent HESS

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000