ASSE – L'oeil de Loïc Chavériat : « Une grossière erreur de démarrer sur un conflit Puel - Ruffier »
par Alexandre Corboz

ASSE – L'oeil de Loïc Chavériat : « Une grossière erreur de démarrer sur un conflit Puel - Ruffier »

En début de semaine, avant que Stéphane Ruffier ne soit mis à pied à titre conservatoire, notre consultant Loïc Chavériat s'inquiétait déjà de ce qui se passait entre l'ASSE et son gardien. Des propos plus que jamais d'actualité à lire dans But! Saint-Etienne.

« Le principal souci de la préparation de l'ASSE, c'est ce qui se passe aujourd'hui avec Stéphane Ruffier. Pour moi qui ne suit pas dans l'intimité du vestiaire, je trouve que ce qui se passe est illogique voire un peu scandaleux. Je ne sais pas ce qui s'est réellement passé entre Claude Puel et Ruffier mais ça reste quand même Stéphane Ruffier... Je trouve dommage d'écarter un gardien comme ça. Il faut que les choses soient claires le plus rapidement possible.

Si on n'en veut plus du tout, qu'on le laisse partir ou qu'on s'arrange avec lui pour rompre son contrat à l'amiable. Si effectivement Stéphane Ruffier s'accroche à Saint-Etienne, je ne comprends pas qu'on essaie pas de mettre un minimum d'eau dans son vin. J'ai beaucoup de respect pour Jessy Moulin, qui est aussi un très bon gardien et qui est au top de sa forme, mais Ruffier cela reste quand même un grand gardien. On parle d'un portier qui était à la base le n°3 de l'équipe de France derrière Lloris et Mandanda. Ce n'est pas n'importe qui. Qu'il y ait des conflits entre l'entraîneur et le gardien, ça arrive dans tous les clubs. Mais l'obliger à s'entraîner en National 3, je trouve ça aberrant. A mes yeux, ce serait une grossière erreur de démarrer la saison sur un conflit de la saison 2019-20 qui n'a pas été réglé. D'une manière où d'une autre, il faut le régler avant le début du championnat (Sainté a donc choisi la manière forte en mettant à pied son gardien, NDLR).

« Ce qu'Arsenal fait à Saliba, c'est honteux »

Dans quelques jours, c'est la finale de Coupe de France face au PSG. Une finale qui devrait se jouer sans William Saliba qui n'a pu prolonger d'un match son prêt. Le plus malheureux dans l'histoire, c'est sans doute le joueur. Je trouve honteux l'attitude d'Arsenal dans le dossier. Pour une histoire de « paperasse », on en vient à priver un gamin de 19 ans d'une première finale de Coupe de France dans sa carrière. Qui plus est avec son club formateur. Pour moi, les dirigeants anglais n'ont pas été réglo.

Pour William Saliba, ce match aurait dû être une ligne à son palmarès. C'est quand même un moment important dans une carrière... On parle pas de lâcher le joueur pour trois à six mois mais pour seulement une rencontre. Début août, il serait arrivé à Londres de toute façon. Dans une année spéciale, où la planète a été touché par le Covid et où tout le monde parle de solidarité, les Gunners n'en sortent pas grandis. Ils ne donnent pas une belle image. Je me mets à la place de Saliba. Il va débuter son aventure à Arsenal avec une pointe d'amertume. On est vraiment dans un milieu qui est devenu compliqué... »

Recueilli par Alexandre CORBOZ