ASSE : Mathieu Debuchy cerne les axes de progression des Verts

true

L‘ASSE va mieux mais elle reste perfectible selon Mathieu Debuchy, qui évoque également son début de saison et le poste de piston.

But : Mathieu, les matches se sont enchaînés. La trêve va faire du bien ?

Mathieu DEBUCHY : Oui. On sait que la Ligue Europa est une compétition très exigeante. On a eu une bonne série sur ces trois dernières semaines. La trêve va nous permettre de couper, de se reposer. On va reprendre des forces pour pouvoir gérer au mieux la fin d’année et finir fort la première partie de saison.

L’automne a été marqué par le changement de coach. Quel est l’impact de Claude Puel dans le redressement de l’équipe ?

Le coach apporte sa patte, sa méthode de travail. Chaque entraîneur a la sienne. Mais je n’ai pas très envie de faire un comparatif avec Ghislain Printant. Il a assez souffert de son licenciement.

L’équipe a gagné en confiance ces dernières semaines ?

Oui. Les résultats se sont améliorés et on sait bien que ça va de paire. Mais il nous reste encore pas mal de choses à améliorer.

« On a trouvé un bon bloc. On travaille dur tactiquement pour régler ce qui doit l’être. Mais tout n’est pas parfait défensivement non plus. On l’a vu en Ukraine. On a pris deux buts en fin de match. On manque encore de régularité sur 90 minutes. »

A quels niveaux ?

Surtout dans le jeu. Dans la possession. On doit développer notre jeu pour avancer plus vite. On doit trouver plus de fluidité.

Vous considérez donc que l’équipe a surtout progressé défensivement ?

Oui. On a trouvé un bon bloc. On travaille dur tactiquement pour régler ce qui doit l’être. Mais tout n’est pas parfait défensivement non plus. On l’a vu en Ukraine. On a pris deux buts en fin de match. On manque encore de régularité sur 90 minutes. On a des sautes de concentration.

Ce match à Oleksandria doit vous laisser des regrets…

Ce deuxième but dans les dernières secondes, c’est forcément frustrant. Il y a peut-être eu un relâchement à 2-0. Après, on a manqué de justesse technique, de rigueur et de maitrise. On a déjoué un peu. On aurait dûr repartir de l’arrière, confisquer le ballon. Au lieu de ça on a subi. Ils ont balancé dans la boîte et ça a fini par rentrer. On n’a pas su résister jusqu’au bout à leurs assauts. On a craqué.

La qualification est compromise…

Ce sera dur mais tout reste possible. On a notre destin entre les mains. Si on gagne nos deux derniers matches, on se qualifiera. A nous de le faire, de tout donner. On aura deux finales pour espérer passer. Il faudra déjà commencer par battre La Gantoise.

La victoire des Belges à Wolfsburg vous a surpris ?

Oui et non. Je me doutais que ce serait ouvert. Ce sont deux bonnes équipes.

Sur le plan personnel, comment sortez-vous de cette série ?

Fatigué, mais ça va. Il y a eu la fatigue du voyage. On est rentrés d’Ukraine à 6h du matin et on a joué à Nantes deux jours après. Mais je fais ce qu’il faut pour pouvoir enchaîner. Je me prépare de la meilleure des façons.

Ce rôle de piston, qu’en pensez-vous ?

J’avais déjà joué dans une défense à trois à Arsenal. C’est un poste qui demande beaucoup plus physiquement. Il est exigeant parce qu’il faut multiplier les courses. Il faut apporter offensivement tout en faisant attention à l’aspect défensif. Il faut harceler le porteur du ballon. C’est un rôle différent. Dans ce système, je peux aussi jouer dans l’axe. Peu importe le poste, je donne le maximum là où on me demande de jouer.

Laurent HESS

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000