ASSE - Mercato : en cas d'offre juteuse, faut-il laisser partir Denis Bouanga ?
par Alexandre Corboz

ASSE - Mercato : en cas d'offre juteuse, faut-il laisser partir Denis Bouanga ?

Chaque semaine, deux journalistes de la rédaction débattent d'un fait de l'actualité de l'ASSE. Cette semaine, c'est le cas Denis Bouanga qui nous intéresse.

NON.

« Je pense que l'ASSE aurait beaucoup à perdre si elle laissait partir Denis Bouanga. On parle là de son meilleur buteur de la saison écoulée (12 buts). D'un joueur sans qui les Verts auraient sans doute eu beaucoup de mal à se maintenir en L1 et à se hisser en finale de la Coupe de France. On a encore vu au Stade de France que Bouanga était de loin le meilleur atout offensif des Verts, la menace n°1 pour les défenses adverses. Certes, un transfert permettrait d'avoir une belle enveloppe pour recruter, mais le jeu n'en vaut pas la chandelle selon moi. Car sportivement, la perte serait énorme. Et difficile à combler.

A un moment donné, il faut arrêter de s'affaiblir !

De plus, si l'ASSE est passée de la 4e à la 17e place de L1 en un an, c'est qu'elle s'est affaiblit. Avec les départs de Selnaes et Cabella notamment. Et même si certaines recrues estivales semblent prometteuses (Aouchiche, Neyou), il ne faut pas oublier que c'est sans Saliba ni Perrin que les Verts débuteront la nouvelle saison, dans deux semaines, à Marseille. On peut donc considérer que l'équipe s'est affaiblie défensivement. Alors si en plus elle devait s'affaiblir offensivement... Je trouve que vendre Bouanga serait une erreur à plus d'un titre. Outre sa qualité, son apport sur le terrain, le Gabonais est un joueur important dans le vestiaire, où il fait le lien entre jeunes et anciens. Toujours souriant, travailleur, déterminé, il tire le groupe vers le haut. Et à 25 ans, il n'a pas encore atteint son maximum. Un joueur à conserver, assurément. N'a-t-on pas vendu Honorat et Vagner pour se donner les moyens de ne pas « sacrifier » des éléments comme Fofana et lui ? »

Laurent HESS

 

OUI.

"Etrange, je le sais, de répondre par l'affirmative à cette question lorsqu'on connaît l'état actuel de l'effectif de l'ASSE. Si pauvre dans le compartiment offensif avec, à mes yeux, aucun joueur actuellement capable de faire la différence en Ligue 1. Abi demeure trop tendre, Krasso a encore d'innombrables choses à prouver, Nordin s'enferme dans un jeu stéréotypé, Diony ne devrait plus être une solution, Hamouma souffre d'un physique trop fragile, lui qui est étincelant quand tout va bien. Quant à Khazri, la porte de sortie lui est indiqué...

A partir de 15 M€, il faudrait vendre

Denis Bouanga, c'est même une évidence, est ce qu'il se fait de mieux aujourd'hui chez les Verts. Sa saison dernière en a même été un vibrant exemple. Ce n'est plus le cas. Je l'ai trouvé transparent lors de tous lers matches de préparation et très décevant lors de la seconde période contre le Paris Saint-Germain en finale de la Coupe de France. Si, demain, un club étranger arrivait avec une proposition d'environ 15 M€, et pas moins, il est clair pour moi qu'il faudrait vendre notre attaquant. La plus-value serait énorme, plus de 10 M€, et cela permettrait également à Puel d'aller chercher des renforts.

Niveau football, Bouanga a sa place dans chaque équipe de Ligue 1. Et à l'ASSE bien entendu. Ce ne serait pas avec grand plaisir que je le verrais signer ailleurs. Bien au contraire. Mais notre sport préféré est aussi une équation économique, dont l'ASSE est plus que jamais tributaire avec des caisses vides et l'incapacité de pouvoir acheter des éléments à 4 ou 5 M€. Le transfert de Bouanga, à 15 millions d'euros j'entends, permettrait enfin d'y parvenir. Avec les risques que cela implique bien entendu. J'aimerais vraiment soutenir une équipe avec une kyrielle d'attaquants du niveau de Bouanga. Ce n'est pas le cas et ça ne le sera plus dans les prochains mois. Et puisqu'il faut reconstruire et dénicher de futurs talents, autant se servir d'une incroyable plus-value pour assurer la transition aujourd'hui. Plutôt que dans un an, lorsque de toute façon, Bouanga aurait décidé d'aller ailleurs. »

Benjamin DANET