ASSE : Printant, Puel, le derby, sa forme…Jessy Moulin se livre

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Impeccable lors des trois derniers matches, Jessy Moulin évoque le début de saison mouvementé de l’ASSE, dans un entretien exclusif pour But Saint-Etienne. Extrait.

But Saint-Etienne : Jessy, vous n’aviez disputé qu’un seul match la saison passée, le dernier à Angers (1-1). Comment l’aviez-vous vécu ?

Jessy MOULIN : C’était dur. Très dur. Quand tu te sens compétitif mais que tu n’as que l’entraînement, et pas la compétition… Mais c’est une grande fierté pour moi de montrer que même sans jouer pendant un an, je reste compétitif quand on fait appel à moi. Ça récompense mon travail.

Jean-Louis Gasset louait pourtant votre état d’esprit, comme Christophe Galtier ou Oscar Garcia avant lui. Qu’a-t-il de si spécial votre état d’esprit ?

(il sourit) C’est dur pour moi de répondre à cette question. C’est à eux que vous devriez la poser ! Mais mon état d’esprit, je crois que c’est celui de quelqu’un qui ne joue pas souvent mais qui essaie de toujours être respectueux des décisions, des coaches, de l’équipe. Et je me donne toujours à fond en match comme à l’entraînement. Je travaille pour être au top chaque jour.

Vous vous êtes blessé au poignet récemment. Comment est-ce arrivé ?

A l’entraînement, sur une frappe à bout portant de Robert Beric. Mon poignet s’est retourné. Un ligament a été arraché.

« Je ne joue pas souvent mais gagner deux derbys à Geoffroy-Guichard, ça restera gravé, comme les matches de Coupe d’Europe. »

Et ça y est, vous êtes guéri ?

Non, pas tout à fait. J’ai encore mal. Mais j’ai profité de la trêve pour me reposer. J’avais pas mal forcé. On a coupé pour stopper l’inflammation.

Vous avez joué donc blessé à Nîmes ?

Oui. Et bien blessé ! J’ai insisté. J’ai supplié le coach de me faire jouer. Il s’en est remis au « Doc » et je lui ai dit que je me connaissais bien, que je pouvais y aller. Il m’a répondu que j’étais assez grand. On a fait l’essai, en strappant, et j’ai fait abstraction de la douleur. L’envie était plus forte. A la base, j’avais une attelle. Je devais être arrêté trois semaines. Mais je ne suis resté immobilisé que huit jours. Un bon strapp, de l’envie et ça l’a fait !

Quels ont été les mots de Claude Puel avant le derby ?

C’était particulier vu qu’il venait juste d’arriver. Mais on a senti qu’il connaissait déjà l’équipe, les joueurs, qu’il avait vu les derniers matches. En plus, il connaissait les derbys. Il en avait coachés quand il était à Lyon. Il ne partait donc pas dans l’inconnue. Après, il a surtout insisté sur l’état d’esprit, la solidarité, l’abnégation, la combativité. Des choses qu’on avait un peu retrouvées à Nîmes et en Ligue Europa. Mais il fallait mettre les bouchées doubles pour le derby et c’est ce qu’on a fait. On s’est montrés conquérants, combatifs. On a mis l’intensité qu’il fallait.

La suite de l’entretien à découvrir dans But Saint-Etienne

Propos recueillis par Laurent HESS, à L’Etrat