ASSE : Ruffier-Puel, pourquoi c’est tendu

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L’Equipe a pointé les relations tendues entre Stéphane Ruffier et Claude Puel, ainsi que les stats en baisse du gardien de l’ASSE. Décryptage.

L’Equipe a évoqué des frictions entre Claude Puel et Stéphane Ruffier à l’ASSE, en s’appuyant sur des prises de becs entre les deux hommes. « Comme il a tardé à dégager le ballon lors du match à huis clos contre Nantes, son entraîneur lui a crié de se presser. Ruffier a alors lancé à Puel : « Tu ne vas pas recommencer comme à Bordeaux, quand même ! »

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Ce dimanche après-midi là, Puel l’avait déjà tancé à ce sujet, en début de match. Avant ce déplacement, il lui avait demandé de travailler au pied, à l’entraînement. Car dans son idée du profil type de gardien, Puel aime qu’il possède un bon jeu au pied, lui permettant de jouer plus haut. Or, Ruffier se révèle avant tout un gardien du but qui excelle sur sa ligne.

Grange en tampon pour faire passer les messages

Forte tête, Ruffier est d’autant moins habitué aux critiques, aux consignes, qu’il jouissait avec Ghislain Printant ou Jean-Louis Gasset d’un confort total. Le Basque se gérait comme il l’entendait, avec Fabrice Grange. Il s’entraînait quand il le voulait, à la carte. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui avec Puel. L’Equipe note d’ailleurs que le rôle de Grange a changé : s’il sert de relai entre Puel et Ruffier, l’entraîneur des gardiens a perdu de son influence au sein du staff.

Puel fait passer ses messages à Ruffier par l’intermédiaire de Fabrice Grange, son entraîneur spécifique. Devenu l’adjoint numéro 1 de Ghislain Printant, Grange a perdu de son influence depuis l’arrivée de Puel. Sous l’ère de ses prédécesseurs, l’entraîneur des gardiens gérait Ruffier comme il l’entendait. C’est moins vrai avec Puel, dont le credo reste : « Tu ne t’entraînes pas, tu ne joues pas. » »

Son jeu au pied est au centre des frictions

La question de l’avenir du portier peut-elle se poser ? Forcément, au vu de sa situation contractuelle. A 33 ans, Ruffier est sous contrat jusqu’en 2021, et il jouit d’un des plus gros salaires de l’effectif stéphanois. Une prolongation semble improbable, en tout cas à l’heure actuelle.

Puel ne le cache pas : il apprécie les gardiens à l’aise dans le jeu au pied. Récemment, le Castrais faisait d’ailleurs remarquer que l’une des premières décisions de Pep Guardiola à Manchester City avait été de changer son gardien pour faire appel à Ederson, et que le Brésilien, doté d’un très bon jeu au pied, avait apporté plus de confiance à toute l’équipe. Cette anecdote n’est peut-être pas anodine…

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000