ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »

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L’ASSE a concédé à Montpellier (0-1) sa 6e défaite lors des 7 dernières journées de L1. Elle ne compte plus que 4 points d’avance sur Nîmes, 18e…

8 défaites lors des 10 dernières journées de L1, 3 points pris lors des 7 dernières journées : la situation de l’ASSE ne s’arrange pas. Après Metz (1-3) et Marseille (0-2), c’est Montpellier (1-0) qui a enfoncé encore un peu plus de très pâles stéphanois dimanche à la Mosson.

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Les Héraultais ont marqué sur leur premier et seul tir cadré de la rencontre grâce à Andy Delort, d’un joli coup de tête, et ils ont préservé leur avance jusqu’au bout en jouant pendant plus d’une mi-temps à 10 contre 11 suite à l’expulsion de Junior Sambia.

Puel a perdu le fil

A la Mosson, après avoir très rarement inquiété Steve Mandanda quatre jours plus tôt contre l’OM, les Verts se sont pourtant montrés plus conquérants, emmenés par un Loïs Diony remuant et un Ryad Boudebouz plutôt inspiré à la baguette, pour son retour. Mais à l’image de Denis Bouanga, fâché avec ses pieds sur ce match là, l’efficacité leur a fait défaut.

Résultat : les hommes de Claude Puel ne comptent plus que 4 points d’avance sur l’actuel barragiste, Nîmes. Et entre un gardien qui ne fait plus d’arrêts, une attaque qui ne marque plus et un entre jeu où personne ne s’impose, « la situation devient inquiétante », comme l’a dit Yohan Cabaye. Elle l’est forcément, surtout que Romain Hamouma et Wahbi Khazri se sont à nouveau blessés contre Marseille, et que Puel semble avoir perdu le fil.

Après ses débuts prometteurs et une série de 9 matches sans défaite qui avait permis à l’ASSE de remonter de la 20e à la 4e place à l’automne, le Castrais est dans le dur. Il n’y arrive plus. Les résultats en attestent, le contenu des matches aussi. Et ses choix interpellent de plus en plus. Sa gestion de la 2e mi-temps à Montpellier, par exemple, avec le jeune Edmilson Correia qui a fini latéral gauche. Les matches passent et l’ASSE ressemble toujours à un vaste chantier, un laboratoire.

Seule la Coupe de France peut sauver cette saison

Cinq mois après l’arrivée de Puel, la saison des Verts est redevenue catastrophique. Le parcours en championnat est très décevant, et il y a eu celui, indigne, en Ligue Europa, et le 6-1 encaissé contre le PSG en Coupe de la Ligue. Si la L1 reste très serrée, difficile aujourd’hui d’imaginer encore une folle remontée au classement. Pour sauver la saison, il reste tout de même la Coupe de France avec un déplacement jeudi à Nancy pour affronter Epinal, le Petit Poucet.

Une place dans le dernier carré permettrait aux Verts de relever la tête, de redorer un peu leur blason et de retrouver du crédit auprès de leurs supporters. A Marcel Picot, il ne faudra surtout pas se rater. Une élimination plongerait forcément le club dans la crise. C’est ce qu’il faudra à tout prix éviter avant un autre déplacement à Brest, trois jours plus tard.»

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000