ASSE : ses déboires, ses regrets pour Beric, sa forme, ses objectifs… Loïs Diony en dit plus

true

Loïs Diony voit ses efforts récompensés. Sans langue de bois, il était devant les médias avant le match ASSE – Stade de Reims.

But ! : Loïs, quelle est l’ambiance en ce moment à l‘ASSE ?

A lire aussi : Tous les articles sur l'ASSE

Loïs DIONY : Ce n’est pas évident de retrouver le sourire dans une période comme celle-là mais le groupe bosse bien, il vit bien. Il y a une vraie volonté de bien finir la saison. Il faut des points à tout prix. Il faut qu’on arrête cette série.

L’objectif, c’est le maintien ?

Quand on est Saint-Etienne, on ne peut pas dire ça. On peut vite remonter si on fait une série. Il faut penser à se donner un peu d’air et on verra après. Il ne faut pas se voir plus beaux non plus. On ne va pas parler d’Europe. Mais ce serait bien de finir dans le Top 10.

Comment expliquez-vous cette saison difficile ?

Dans le foot, ça peut aller vite. On a mal débuté et derrière ça s’est enchaîné. Il y a des saisons comme ça où tout va contre toi. Mais on ne baisse pas les bras. La saison n’est pas finie.

Ne redoutez-vous pas l’accueil du Chaudron contre Reims ?

On peut comprendre la colère des supporters, leur déception. Mais si on a peur d’eux, il ne faut pas se présenter sur le terrain, c’est perdu d’avance ! On a besoin d’eux. J’espère qu’ils seront derrière nous et qu’il y aura une grosse ambiance.

Derrière, il y aura Lyon et Rennes, deux gros matches…

Oui. Ça peut être un tournant pour nous. Ce serait bien de récupérer l’amour du public en battant Reims. Et après ce serait magnifique de faire un résultat à Lyon et d’emmener les supporters au Stade de France. Ce sera une semaine à double tranchant je pense.

« En ce moment le coach me donne du temps de jeu. J’essaie d’apporter ce que je sais faire, avec mes courses, mes appels, mon jeu. »

Sur un plan personnel, vous êtes dans une bonne période…

Je me sens bien. Mon objectif a toujours été de faire un maximum de matches. Je suis toujours resté le même, avec le sourire, même s’il y a eu pas mal de moments difficiles. En ce moment le coach me donne du temps de jeu. J’essaie d’apporter ce que je sais faire, avec mes courses, mes appels, mon jeu.

Votre but à Brest vous a fait du bien ?

Oui. Ça fait toujours du bien au moral. Je n’ai pas beaucoup marqué depuis que je suis à l’ASSE alors ça fait vraiment du bien.

Comment expliquez-vous cette adaptation difficile ?

C’est les aléas de la vie. Je suis arrivé à une période de changement avec Oscar Garcia. A la trêve on était 17e. En trois ans j’ai connu cinq entraîneurs. Moi, je marche à l’affectif. Le timing n’a pas été top. J’étais la recrue phare et ça ne marchait pas alors on m’est tombé dessus. Mais c’est le passé. J’ai traversé ces étapes. Je n’ai pas abandonné.

« Avec Robert Beric on a joué ensemble une fois à Nice et je lui avais délivré un beau centre. C’était encourageant mais derrière, on n’a plus eu l’occasion de jouer ensemble. C’est dommage. On aurait pu bien s’entendre tous les deux. »

Comment avez-vous vécu les critiques ?

Les attentes, je les connaissais. Les faits n’ont pas toujours été en ma faveur mais je peux me regarder dans la glace : je n’ai jamais triché. Je me suis toujours battu. J’ai toujours mouillé le maillot vert. Je ne lui ai jamais craché dessus.

Vous n’avez jamais joué à deux attaquants à l’ASSE, contrairement à Dijon…

C’est vrai. Je jouais avec Tavares à Dijon. Il y avait une complémentarité tous les deux. On travaillait l’un pour l’autre. Ici, je suis un peu le buteur par défaut. Je peux jouer tout seul mais c’est dur, tu vas au casse pipe, tu n’as pas beaucoup d’occasions. Après, je ne me plains pas. Je peux raler un peu mais j’aime aller au duel, j’aime courir.

Vous n’avez jamais été associé à Robert Beric. Est-ce un regret ?

Avec Robert Beric on a joué ensemble une fois à Nice et je lui avais délivré un beau centre. C’était encourageant mais derrière, on n’a plus eu l’occasion de jouer ensemble. C’est dommage. On aurait pu bien s’entendre tous les deux. Mais ce sont les coachs qui décident, pas nous.

Vous vous dites que votre aventure stéphanoise peut prendre un bon virage sur cette fin de saison ?

Pourquoi pas ? J’ai envie d’enchaîner, de répéter mes bonnes performances, de marquer quelques buts. J’aurai peut-être des compliments en retour !

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000