RC Lens : les 3 réponses données contre Évian (1-0) devant l’avenir incertain du club

Alors que le RC Lens est dans le flou pour son avenir, les joueurs continuent de tout donner sur le terrain et ont dominé Évian Thonon-Gaillard ce lundi à Bollaert (1-0). Et de jolie manière.

Un état d’esprit de guerrier présent d’entrée de jeu

Cette saison, les joueurs d’Antoine Kombouaré traînent la réputation d’être une équipe à réaction. Cette étiquette a été balayée d’un revers de main ce lundi soir. Dès les premières secondes de jeu, le message était clair : on est chez nous. Avec une belle débauche d’énergie et animés de beaucoup d’envie, les Sang et Or se sont montrés solides d’entrée de jeu. Positionnés haut, ils ont gêné les premières relances adverses et ont également été plutôt sûrs derrière, malgré une étreinte desserrée en seconde période devant la technicité des joueurs évianais et un manque de souffle bien légitime. Leur cohésion a finalement fait la différence.

En meneur de jeu, Autret a retrouvé ses vertus

Antoine Kombouaré avait choisi de contrer Romain Revelli en étalant son équipe en 4-4-2 losange. La véritable plus-value de ce schéma du jour constitue sans aucun doute le placement de Mathias Autret tout en haut du losange. L’ancien Lorientais a réalisé une excellente prestation, surtout en première période. Très à l’aise dans l’axe et à la baguette – avant de dézoner par instants à gauche – celui-ci a d’ailleurs distillé sa 3e passe décisive de la saison en alertant Démé N’Diaye, qui ne tremblait pas pour effacer Benjamin Leroy (1-0, 10e). La vista d’Autret aurait pu faire mouche à d’autres reprises mais la réussite ne fut pas au rendez-vous dans le dernier geste.

Le public de Bollaert ne s’avoue jamais vaincu

Le RC Lens aurait beau être en redressement judiciaire dans les semaines qui viennent que les supporters artésiens donneraient l’impression de ne jamais s’avouer vaincus ! Ce lundi soir, ils étaient ainsi 23 011 à donner de la voix et à encourager leur équipe du début jusqu’au coup de sifflet final de la rencontre. Les chants se sont succédés les minutes durant. Le tout, dans une ambiance comme on les aime : entre chaleur et ferveur. Qu’on se le dise : ce public n’est pas prêt à rendre les armes.