OL - Denis Balbir : « C’est difficile de déloger une institution comme Anthony Lopes »
Anthony LopesCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
OPINION

OL - Denis Balbir : « C’est difficile de déloger une institution comme Anthony Lopes »

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l'actualité de Ligue 1. Cette semaine, notre consultant parle de la prochaine saison de l’Olympique Lyonnais, des principes de jeu prôné par Peter Bosz ainsi que des différents objectifs que doit avoir le club en Ligue 1 comme en Ligue Europa.

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Il faut insister sur le jeu côté OL. Ils ont un gros effectif, un entraîneur très joueur qui veut changer la donne par rapport au passé. C’est ce qu’il dit dans son discours. Il faut le retranscrire sur le terrain et ça n’est pas facile. Lyon a de grosses individualités comme Aouar. Quand il veut, c’est un très grand joueur. Il faudra rapidement régler le cas des gardiens qui peut devenir un problème. C’est difficile de déloger une institution comme Anthony Lopes et il pourra se mettre en difficulté avec Onana. Pour le moment, aucune inquiétude. Ils développent un beau football tourné vers l’avant. L’ADN du club, c’est l’Europe, ils adorent ça. Ils attendent ce retour avec impatience. Ils veulent faire mieux que l’an dernier en Ligue 1 aussi. Ça peut être une attraction du championnat, il faut désormais que la mayonnaise prenne. Les matchs amicaux, qu’ils soient perdus ou gagnés, l’important, c’est le contenu. En l’occurrence, il n’a pas été négatif.

« Bosz débarque avec des schémas en tête »

Peter Bosz devra peut-être laisser certains principes de côté dans la saison. Je pense à Jean-Marc Furlan qui, avec Strasbourg, avait réalisé des choses remarquables avec 3-4 buts par match. Et à la fin, il est descendu en Ligue 2. C’est difficile d’être toujours dans le jeu flamboyant. Au-delà de vouloir appliquer son envie de jouer au football, il faudra aussi être pragmatique en s’adaptant à la Ligue 1. Il débarque avec des schémas en tête, il veut que son équipe pratique un beau football. Je ne veux pas faire dans les clichés, mais Lyon ne sera jamais le Barça, même si Peter Bosz souhaite se rapprocher d’un jeu de possession. Il devra s’adapter aux adversaires et à un championnat qu’il découvre. Il devra forcément faire des concessions, ses idées mettront du temps à se mettre en place et c’est logique. C’est difficile d’allier spectacle et résultat. On sait que l’OL, comme le PSG, l’OM ou Lille, est attendu au tournant. Tous les adversaires seront là pour les embêter. Le souci d’adaptation sera la clef de la saison : trouver un équilibre entre la philosophie de l’entraîneur et la réalité du terrain en Ligue 1.

« Il a toujours lancé des jeunes »

Peter Bosz n’hésite pas à lancer les jeunes depuis le début des matchs amicaux, c’est un bon signe pour le groupe, pour le club et pour le football français. Que ce soit l’A.S.S.E ou l’OL, les écuries ont compris, parfois à cause de la crise économique, que les talents peuvent déjà être chez eux. Ça a pu réveiller quelques consciences et c’est tant mieux. Il y a beaucoup de jeunes qui étaient dans l’antichambre des grands clubs et qui n’ont pas pu exprimer leurs talents ces dernières années. J’ai souvent été surpris que Lyon vende certains jeunes, même si ça a été fait avec parcimonie et qu’ils ont gardé leur ossature de jeunes gones. C’est aussi une des marques de fabrique de Peter Bosz. Par le passé, il a toujours lancé des jeunes et son centre de formation. Il sait les faire éclore. C’est une bonne nouvelle pour les Lyonnais. Ils savent qu’ils vont pouvoir se montrer au plus haut niveau.

Lyon a les capacités d’atteindre les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est une épreuve qui est parfois dénigrée alors qu’il y a de très bonnes équipes chaque saison. Ça n’est pas une Coupe du pauvre contrairement à ce que certains peuvent dire. On l’a vu quand Marseille a joué contre Leipzig, elle offre aussi de grandes émotions. Les Gones ont cet ADN intéressant pour le football français, ils jouent à fond les Coupes. Ça m’étonnerait que Peter Bosz ne soit pas dans ce schéma-là, on l’a vu avec l’Ajax Amsterdam. L’OL est un club qui respire l’Europe, c’est une locomotive pour le football français. En termes de résultats, de volonté, Lyon est un exemple. Pour ce qui est du championnat, c’est très mystérieux, la Ligue 1 promet d’être compliquée cette saison et particulière. On aura le retour des supporters, des outsiders qui veulent jouer les troubles-fêtes : Nice ou Rennes … c’est un championnat qui nous réserve de nombreuses surprises. La qualité du football français a augmenté ces trois dernières années. 

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Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS