OGC Nice - OM : le règlement a parlé, une erreur majeure de la LFP après les incidents ?
Le match de l'OM à Nice a tourné au vinaigreCredit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
GESTION DE CRISE

OGC Nice - OM : le règlement a parlé, une erreur majeure de la LFP après les incidents ?

Les incidents ayant éclaté à l’Allianz Riviera entre l’OGC Nice et l’OM dimanche soir (1-0, match arrêté) sont encore loin d’en rester là. La LFP a-t-elle vraiment bien agi ?

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« Insupportable. » Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier les incidents qui ont émaillé le choc de la 3e journée de L1 hier entre l’OGC Nice et l’OM. Avant que le match soit finalement arrêté à un quart d’heure de la fin suite à des échauffourées consécutives à un jet de projectile sur Dimitri Payet, il était pourtant de qualité. À l’instant T, le match ne semble pas encore gagné pour les Aiglons, L’Équipe donnant match arrêté avec un bilan de deux matches pour les deux équipes depuis le début de la saison... Le règlement de la Ligue est d’ailleurs un peu flou sur le point des interruptions de matchs.

« Un match peut être interrompu, à plusieurs reprises, par l’arbitre, pour une durée indéterminée, en raison d’incidents graves pouvant entraîner ou non un retour des joueurs et de l’équipe arbitrale aux vestiaires. Le match ne peut reprendre que si les incidents graves ont cessé. Si la ou les interruptions de match ont manifestement été inefficaces, l’arbitre doit, en dernier ressort, après consultation des délégués de la rencontre et des représentants des autorités publiques, arrêter définitivement le match. De tels incidents relèvent de la compétence de la Commission de Discipline de la LFP. Toute décision de la Commission de Discipline est renvoyée pour enregistrement à la Commission des Compétitions », précise l'article 549.

Si l'OM a refusé de reprendre la rencontre, la défaite sur tapis vert n'est donc pas encore actée. Si l'arbitre de la rencontre est compétent pour constater l'absence d'une des deux équipes sur la pelouse et la notifier sur le rapport du match, l'article 544 « Absence de présentation d'une équipe » du Règlement des compétitions précise que c'est la Commission des Compétitions de la LFP, saisie automatiquement dans ce cas de figure, qui va statuer.

Cette commission a notamment toute la latitude « de statuer sur l'existence ou non de circonstances exceptionnelles susceptibles de justifier l'absence d'une des deux équipes ». C'est donc elle qui va se prononcer sur l'absence des joueurs de l'OM sur la pelouse. Si la non-présentation est confirmée et aucun caractère exceptionnel est retenu, le barème est clair. L'article 518 bis fixe le tarif du forfait à une défaite sur le score de 3-0.

Pour l’heure, les deux clubs sont convoqués le 25 août mais Thierry Granturco estime déjà que la LFP a commis une erreur majeure dans sa gestion de la crise. « La LFP vient de faire une erreur majeure d’appréciation et de se mettre dans une situation dont elle aura du mal à se sortir, a estimé l’avocat sur Twitter. On se souviendra qu’un club dont les supporters auront envahi le terrain et agressé des joueurs adverses, a pu avoir match gagné. »

Pour résumer

Les incidents ayant éclaté à l’Allianz Riviera entre l’OGC Nice et l’OM dimanche soir (1-0, match arrêté) sont encore loin d’en rester là. La LFP a-t-elle vraiment bien agi pour gérer cette crise ? Un avocat en doute fortement.

Bastien Aubert
Rédacteur
Bastien Aubert