OM : comment le club est devenu la risée des supporters en C1
André Villas-Boas (OM)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
ANALYSE

OM : comment le club est devenu la risée des supporters en C1

La piètre performance de l’OM mardi à Porto en Ligue des champions (0-3) n’a pas été du goût des South Winners. Les arguments en leur faveur ne manquent pas.

« À jamais les premiers. » Les détracteurs de l’OM vont-ils pouvoir utiliser son slogan pour le retourner contre lui s’il devient le premier club européen à acter une série de 13 défaites consécutives en C1 ? La question en taraude quelques-uns après le cinglant revers encaissé par les hommes d’André Villas-Boas à Porto hier en C1 (0-3).

Au lendemain de cette débâcle, les supporters marseillais sont excédés. Les South Winners ont même publié un communiqué démontant point par point leur club de cœur, joueurs, staff et dirigeants compris. Comment en est-on arrivé là ? Sur la seule dernière prestation des joueurs de l’OM, affligeante, le constat peut être articulé autour de plusieurs points. Nous avons retenu les 3 les plus criants à nos yeux :

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La faiblesse technique de l’OM éclate en C1

Pour faire rêver les supporters, André Villas-Boas a voulu mettre en avant un jeu léché, plus construit. Vouloir raccrocher les wagons de la dictature du jeu est un précepte louable, mais encore faut-il avoir les moyens pour le faire. « Fascinant d’observer cet entêtement qu’ont beaucoup d’équipes à relancer court sans avoir la qualité technique nécessaire pour le faire proprement. L’OM en est un exemple. Et ses problèmes débutent dans la manière dont il subit le pressing adverse dans la sortie du ballon », résume Bilel Ghazi. Dans cette configuration, le problème n°1 se nomme Boubacar Kamara. Excellent joueur défensif, le Minot n’est pas un organisateur naturel. Sentinelle n’est pas son poste, il se retrouve largué là car son talent intrinsèque comble les lacunes des autres à ce poste-clé (Strootman). 

Esprit, es-tu là ?

L’aspect global de cette équipe doit être remis en question au niveau de son état d’esprit. Hier, aucun joueur n’a su élever son niveau de jeu face à l’adversité portugaise. Ces mêmes joueurs semblaient pourtant transportés dans un autre monde au printemps, lorsqu’ils évoquaient la « petite musique de la Ligue des champions. » Les violons ne sont plus accordés, les résultats de l’UEFA le prouvent : l'OM est la seule équipe à ne pas avoir franchi les 100 km parcourus en Ligue des champions hier soir. Et pourtant, toutes les équipes en tenue n’avaient pas leur avenir en jeu. 

Une présence inexistante dans la zone de vérité

« On sait que ce n’est pas une équipe très technique. Mais technique ou pas, on est en droit d’attendre un minimum d’envie, d’engagement, de volonté de jouer... » Sur son blog, Pierre Ménès dit vrai. Il a ainsi fallu attendre le dernier quart d’heure pour frissonner sur une frappe lointaine de l’entrant Michaël Cuisance ! Est-ce bien normal ? Quatre tirs cadrés en trois matches de C1, est-ce bien normal ? Neuf ballons dans la surface adverse dans un match décisif - soit un toutes les dix minutes - est-ce bien normal ? Non, évidemment que non. En tout cas pas pour une équipe qui aurait le niveau C1. L’OM n’en fait manifestement pas partie.