PSG - OM (2-1) : les tops et les flops d’un Trophée des champions sans surprise
Mauro IcardiCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
ÉNIÈME TROPHÉE

PSG - OM (2-1) : les tops et les flops d’un Trophée des champions sans surprise

Le PSG, vainqueur de toutes les compétitions nationales la saison dernière, a logiquement remporté le Trophée des champions 2020 face à une vaillante équipe de l’OM. Voici les trois joueurs les plus méritants et ceux qui ont déçu.

Les tops

Angel Di Maria : comme bien souvent dans les grands matches, l’Argentin a répondu présent. Opposé au très faible Nagatomo, il a mis le feu à plusieurs reprises dans la défense marseillaise. Ses dribbles et ses percussions ont fait mal mais ce sont surtout ses ouvertures qui ont fait la différence. A la 39e minute, c’est lui qui réalise une ouverture parfaite de 40 mètres dans la profondeur pour la tête de Mauro Icardi. Après une première partie de saison marquée par une remise en question de son statut de titulaire par Thomas Tuchel, le Flaco reprend vie sous la houlette de son compatriote Mauricio Pochettino.

Mauro Icardi : l’article de France Football, dans lequel il était comparé à Moise Kean, était terrible pour lui. D’un côté, la motivation et l’enthousiasme du joueur prêté par Everton, de l’autre le manque de motivation, l’indolence de l’ancien Intériste. Titularisé un peu à la surprise générale ce soir par Pochettino, qui souhaitait reposer l’Italien, Icardi a fait du Icardi en se montrant létal dans la surface de réparation et inexistant en dehors. Il ouvre le score en première période mais le but est refusé pour un hors-jeu de Kylian Mbappé. Il récidive à la 39e et cette fois c’est validé. Dans les arrêts de jeu de la première période, il expédie une frappe énorme sur la barre de Mandanda. A dix minutes de la fin, c’est lui qui se présente face à Pelé et obtient le pénalty transformé par Neymar. Ce soir, il a relancé le duel avec Moise Kean !

Pape Gueye : impressionnant depuis qu’André Villas-Boas lui donne sa chance, l’ancien Havrais a encore montré ce soir qu’il avait le talent pour évoluer au très haut niveau. Certes, il manque encore un peu de bouteille pour rivaliser avec des stars comme celles que le Qatar a offert au PSG. Mais actuellement, il est incontournable et indispensable au milieu de terrain marseillais. Et encore, sa percussion pourrait être beaucoup mieux exploitée si le secteur offensif de l’OM s’améliorait…

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Les flops

Yuto Nagatomo : on n’a pas compris pourquoi Villas-Boas n’a pas aligné d’entrée Sakai dans le couloir gauche et mis sa recrue espagnole Pol Lirola à droite (il l’a fait à partir de la 67e). Le Japonais inspirait les pires craintes aux supporters marseillais, qui savaient qu’il allait prendre le bouillon face à Di Maria, Neymar ou Mbappé. Et ça n’a pas manqué ! Non seulement il a été pris de vitesse sur chaque micro accélération parisienne mais, en outre, il a manqué un nombre incroyable de dégagements, en témoigne ce corner offert au PSG suite à la transversale d’Icardi. Villas-Boas hésite à faire jouer Jordan Amavi, de retour de blessure, ce samedi contre Nîmes. Après ce qu’il a vu ce soir, il ne doit plus avoir de doutes…

Nemanja Radonjic : Le couloir gauche marseillais était méchamment sinistré ce soir ! Heureusement que Pape Gueye croisait dans le secteur car entre Nagatomo et Radonjic, ça faisait peur ! Comme d’habitude, le Serbe a agi comme un poulet sans tête, plaçant des accélérations menant invariablement à des pertes de balle. L’une des rares fois où il a défendu, il a écopé d’un carton jaune pour un tacle raté sur Florenzi. Là aussi, on n’a pas compris que Villas-Boas ne mette pas Payet ou Cuisance à sa place et Germain en pointe. En tout cas, l’ancien joueur de l’Etoile Rouge de Belgrade a annoncé qu’il restait jusqu’en juin. Mais après, monsieur, il faudra partir, hein !

Dimitri Payet : on ne veut pas tirer sur l’ambulance, ni prendre le parti de Villas-Boas qui a sorti le Réunionnais de l’équipe en ce début d’année. Mais force est de reconnaître qu’il n’est vraiment pas à son aise. Surtout quand il joue contre une grosse équipe. Surtout quand il est aligné en faux numéro neuf. Ça ressemblait d’ailleurs un petit peu à un cadeau empoisonné de la part de son entraîneur… Florian Thauvin n’a pas été plus inspiré sur son côté droit mais lui au moins a tenté de percuter, de dribbler. Payet, lui, a été pris dans la nasse parisienne. Et il n’est jamais parvenu à en sortir qu’à la 89e pour réduire la marque sur un centre de… Thauvin. Mais pas de quoi sauver son match pour autant.