RC Lens : un coup de pouce magistral de l’État a sauvé le club de la faillite
Gervais MartelCredit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
VOYAGE PRÉSIDENTIEL

RC Lens : un coup de pouce magistral de l’État a sauvé le club de la faillite

Si le RC Lens est redevenu un club sain sur le plan financier, le passé plus ou moins récent des Sang et Or a été jalonné de tumultes qui ont effrayé jusqu’au sommet de l’État français.

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Les supporters du RC Lens en ont pris plein les yeux depuis le début de la saison. Après un purgatoire en Ligue 2, les Sang et Or sont de nouveau en haut de l’affiche sur le plan sportif mais aussi dans les médias.

Lundi soir, sur la chaîne L’Équipe, il a ainsi été grandement question du RC Lens et de son passé sulfureux sous la houlette d’Hafiz Mammadov, qui a racheté le club artésien en 2013 avant de le mettre en pièces en raison de ses manquements successifs en terme de gestion.

En pleine crise et régulièrement annoncé en faillite, le RC Lens va néanmoins recevoir un coup de pouce de François Hollande. Le Président de la République de l’époque effectue un voyage diplomatique en Azerbaïdjan en mai 2014 et emmène avec lui Gervais Martel afin d’évoquer ce problème avec le président azéri Ilham Aliyev. Cela a fait pencher la balance du bon côté.

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« Sauver Lens était comme sauver une grande entreprise »

« Daniel Percheron me contacte et je conviens d’emmener Gervais Martel pour avoir un bref échange avec le président d’Azerbaïdjan et qu’il éclaircisse la situation de ce Mammadov, relate le site Lensois.com... À un moment, je lui parle du club du RC Lens. Je pense, sans être désagréable au président Aliyev, il ne savait pas exactement où était Lens. Je lui dis : ‘Il y a un problème car l’un de vos proches a promis une somme qui n’arrive pas. Est-ce que vous avez un moyen de le convaincre car sinon cela met en cause sa parole et surtout l’avenir d’un club qui est très populaire en France, d’un club qui a été champion de France, d’un club mythique et que l’on aime beaucoup.’ Il y a donc eu un court échange entre le président Aliyev et Gervais. Le club de Lens était comme une grande entreprise qu’il fallait soutenir. C’était de l’emploi, du rayonnement. Sauver Lens était comme sauver une grande entreprise avec un impact considérable dans la Région. J’étais dans mon rôle et c’était important d’emmener le chef de l’entreprise en l’occurence le président du club directement en Azerbaïdjan et sa présence était indispensable. Le paradoxe de tout ça est que l’Azerbaïdjan a fini par payer et c’est un Arménien qui est désormais à la tête du club de Lens. C’est incroyable. »