Krasnodar - Stade Rennais (1-0) : les 3 péchés capitaux de Julien Stéphan
Julien StéphanCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
ELIMINATION

Krasnodar - Stade Rennais (1-0) : les 3 péchés capitaux de Julien Stéphan

Battu à Krasnodar (0-1), le Stade Rennais est assuré de finir dernier de sa poule de Champions League et sera absent de toute compétition continentale. Cela parce que son entraîneur, Julien Stéphan, a commis trois impairs rédhibitoires.

Une préparation physique défaillante

Depuis le mois d'octobre, le Stade Rennais n'a gagné qu'un seul match. Sur douze. Un bilan catastrophique causé par de nombreux facteurs mais surtout un : le physique. Clairement, les Rouge et Noir ont démarré leur saison trop fort, pied au plancher. Ils ne pouvaient pas savoir que la Champions League pompe autant d'énergie puisqu'ils la découvraient. Et ils ne pouvaient pas se douter que ce rythme d'un match tous les trois jours d'octobre à fin décembre allait être aussi meurtrier. Tous les clubs en souffrent, même les plus gros. Mais eux ont un effectif plus large. Julien Stéphan, lui, doit aligner des cadres sur les rotules. C'est la faute au rythme effréné imposé par les instances, bien sûr, mais aussi un peu de la sienne car la préparation estivale est de sa responsabilité.

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Pas de ressort psychologique

Julien Stéphan a bâti sa jeune réputation sur des causeries mémorables, au cours desquelles il boostait ses hommes comme jamais. C'est ce qui a permis au Stade Rennais de remporter la Coupe de France 2019, notamment, mais aussi d'arracher une qualification inédite pour la Champions League. Mais il semblerait qu'en cet automne surchargé, l'entraîneur breton soit à court d'idées. En tout cas, on peine à retrouver un Rennes fort mentalement, sûr de sa force, comme c'était le cas ces derniers mois. Le message ne passe-t-il plus ? Est-il devenu inaudible à force d'être répété tous les trois jours ? En tout cas, ce soir à Krasnodar, Rennes a manqué de personnalité et ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé.

Elle est où, l'audace ?

C'est l'éternel problème pour les entraîneur professionnels dont l'équipe se retrouve au pied du mur : s'ils tentent le tout pour le tout, joue l'attaque à outrance et se perdent, ils se font critiquer ; s'ils jouent prudemment et perdent, ils se font critiquer. La vérité, c'est que dès qu'il y a défaite, il y a matière à redire. Pour ce soir, sachant que le Stade Rennais était dans l'obligation de gagner ou au moins de faire un nul autre que 0-0 et 1-1, donc qu'il devait obligatoire marquer des buts, on s'attendait à une composition plus offensive. Surtout quand on voit que les deux milieux les plus défensifs de Krasnodar sont les offensifs Rémi Cabella et Tony Vilhena (ex-Feyenoord). Hélas, la prudence a prévalu. Et il n'y a pas eu de plan B une fois que les Russes ont ouvert le score…