ASSE, Girondins – L’œil de Denis Balbir : « Gasset – Poyet, le changement c’est payant »

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1. Cette semaine, notre consultant a eu envie de souligner la réussite de la politique du changement chez les coachs avec les exemples de Bordeaux et Saint-Etienne.

« Cette année, le changement d’entraîneur est plutôt payant. On peut ressortir deux bons exemples parmi les clubs historiques : Bordeaux et Saint-Etienne, qui ont su se redynamiser avec les arrivées de Gustavo Poyet et Jean-Louis Garcia. Les deux clubs étaient en difficulté et regardent désormais à nouveau vers le haut du tableau. C’est là qu’on voit que ça tient à peu de choses.

Poyet – Gourvennec, personnalités opposées

Prenons le cas de Bordeaux. Lors d’une précédente chronique, je m’étais payé Benoît Costil parce qu’il ne faisait pas grand-chose et ne ramenait aucun point. Il est transfiguré et redevient un international potentiel. Gaëtan Laborde, qui n’était que l’ombre de lui-même, revit lui aussi comme par miracle. On a l’impression que l’arrivée de Poyet a libéré le vestiaire. Et pourtant, on ne peut pas franchement dire que Jocelyn Gourvennec était un tortionnaire pour son groupe… On a juste changé la personnalité du coach en remplaçant quelqu’un de plutôt réservé par un technicien plus exalté et exubérant. Ce serait réducteur de traduire le changement ainsi mais peut-être que certains avaient besoin de ça pour repartir de l’avant.

En tout cas, Bordeaux a fait un sacré tour de force car, contrairement à Saint-Etienne, Poyet n’a pas pu bénéficier d’un immense Mercato. Dans le Forez, c’est clairement grâce au marché de janvier que le sursaut est intervenu. Jean-Louis Gasset a bien travaillé, en parvenant à cibler les bonnes personnes, en allant les convaincre et en persuadant ses dirigeants de faire l’effort.

A Metz, l’effet Hantz prend aussi

A un degré moindre, un troisième club bénéficie avantageusement de l’effet « nouveau coach » : le FC Metz. Certes, les Lorrains sont toujours lanterne rouge et ont pris une volée à Marseille mais il y a une vraie réaction depuis la nomination de Frédéric Hantz. On a pris un battant, quelqu’un qui a l’habitude d’aller chercher des maintiens au couteau. Ce sera dur car les Grenats sont encore décrochés mais ils sont vraiment transfigurés dans le jeu à l’image d’un Nolan Roux décevant en début de saison et qui reste sur une bonne série. »

Recueilli par Alexandre CORBOZ