PSG – L’œil de Denis Balbir : « Paris favori face au Real Madrid, vraiment ? »

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1. Notre consultant ne pouvait pas passer à côté du choc à venir entre le Real Madrid et le PSG.

« Paris a fait le boulot. Le probable futur champion de France aborde le choc face au Real Madrid avec une victoire minimaliste à Toulouse (1-0). En ce moment, ça se passe globalement très bien à Paris où Neymar peut poser quasiment à poil dans son jardin dans la neige et fêter son anniversaire avant un match sans que cela n’impacte ses performances ni même le groupe …

« On oublie un peu trop que le Real n’a que ça à jouer »

En fait, sur ce week-end, j’ai davantage envie de souligner la réaction du Real, qui, même en difficulté actuellement, a su retrouver ses esprits au meilleur des moments contre la Sociedad (5-2). Si, au moment du tirage au sort, on pouvait penser que le Real Madrid serait favori, on se rend compte aujourd’hui que c’est le PSG qui a, sportivement parlant, les faveurs des spécialistes. Je me méfie quand même de ça. On parle beaucoup de crise à Madrid, de Ronaldo qui n’a pas le même rendement que les années précédentes (même s’il reste sur un triplé samedi) mais on oublie de dire que le Real n’a plus que cela à jouer et on sous-estime un peu trop l’orgueil de grands champions. Je pense aussi qu’ils auront à cœur de sauver la peau de leur entraîneur Zinédine Zidane.

« Du 50-50 entre les deux équipes »

Côté Paris, j’ai quand même quelques réserves. Pour moi, il y a des soucis récurrents dans cette équipe. Bien sûr, ce PSG marquera toujours des buts – et je pense que ce sera le cas à Bernabeu – mais défensivement, cette équipe a aussi des failles. En plus de l’axe défensif et du gardien, on commence à voir arriver quelques soucis au niveau des latéraux. Sur ce match, Unai Emery devra aussi faire le bon choix concernant son n°6. Ce sont autant de paramètres qui peuvent poser quelques interrogations. Voilà pourquoi, à mes yeux, ce sera vraiment du 50/50 entre les deux équipes. »

Propos recueillis par Alexandre CORBOZ