Girondins – OM (1-1) : Tavernost et Martin enfoncent le clou sur les arbitres !

L’égalisation de l’OM sur un coup franc litigieux ne passe toujours pas auprès de Stéphane Martin, le président de Bordeaux, et son actionnaire Nicolas De Tavernost.

On ne l’a pas toujours connu aussi bruyant. Dimanche, après le match nul concédé à la dernière seconde par les Girondins face à l’OM (1-1), l’actionnaire bordelais Nicolas De Tavernost s’en était pris à l’arbitre M. Millot, coupable selon lui d’avoir accordé un coup franc inexistant sur l’égalisation phocéenne.

« Il n’y a rien d’injurieux lorsque je dis qu’on a été mal arbitré »

Cité ce mardi par L’Équipe, Tavernost assume sa sortie, certain de ne rien avoir à se reprocher auprès des instances.

« J’ai dit ce que je pensais. Il n’y a rien d’injurieux lorsque je dis qu’on a été mal arbitré. Tout observateur objectif peut difficilement affirmer le contraire. (…) Pourquoi serais-je convoqué ? Je ne l’ai pas insulté, il n’est écrit dans aucun texte qu’il est interdit de considérer qu’on peut être mal arbitré. Je ne cherche pas la polémique, mais c’est normal de se poser des questions. Je ne suis pas en charge de ce dossier, mais il faut trouver des solutions pour faire progresser les choses. »

Le conseil national de l’éthique décidera aujourd’hui s’il y a lieu de convoquer l’homme fort du FCGB devant la commission de discipline. Sachant que Tavernost aurait également tenté de rentrer dans le vestiaire des arbitres après le match contre l’OM.

« Dans quelle boîte un employé défaillant demande-t-il une augmentation ? »

Tavernost n’est pas le seul à hausser le ton. Président des Girondins, Stéphane Martin ne mâche pas non plus ses mots au moment d’évaluer le niveau des arbitres français.

« Ils ont des salaires de cadres supérieurs et ils ne sont pas performants. Dans quelle boîte un employé défaillant demande-t-il une augmentation ? Ils manque d’ouverture par rapport à la critique, de feeling par rapport au jeu et ça dénature le spectacle. Les gens ne vont pas au stade pour voir les arbitres et on ne peut même pas leur dire un mot. »

Des propos très durs qui feraient presque oublier que Bordeaux n’a plus gagné depuis six journées et ne favorise pas franchement le spectacle non plus avec ses prestations actuelles. Et si c’était le but ?

Sylvain Opair