ASSE – Chronique verte : il se passe déjà quelque chose avec Oscar Garcia

Chaque semaine, Benjamin Danet, supporter invétéré de l’ASSE et directeur général des Editions But!, vous donne son sentiment sur l’actualité des Verts.

Le propos date d’il y à quelques jours, seulement. Tenu par notre correspondant à Saint-Etienne, Laurent Hess, que vous connaissez si bien depuis des années. Les matches dans le chaudron, il connaît, lui qui ne manque presque jamais une seule rencontre de championnat. Galtier, il a également bien connu, appréciant comme à chacun le retour des Verts sur le devant de la scène sous l’impulsion de l’entraîneur marseillais. Comme vous, et surtout comme nous tous, Laurent Hess commençait à se lasser du jeu proposé depuis des mois. Lui aussi, dans la tribune de presse de Geoffroy-Guichard, trouvait le temps long, fatigué du manque d’initiative des joueurs et de la faiblesse technique. Voilà pourquoi le changement de coach était une bonne chose, en dépit de tout ce qu’avait apporté Galette.

Avec l’arrivée d’Oscar Garcia, les attentes étaient nombreuses. Au même nombre, d’ailleurs, que les promesses, le Catalan ayant, comme vous le savez, la réputation de faire jouer ses formations. En dépit des matches amicaux, pas tous brillants, il nous fallait donc attendre l’ouverture de la saison pour constater. La venue de Nice, dans le Chaudron, pour enfin savoir ce que la patte Garcia donnait à notre équipe. Et nous avons vu. Des hommes volontaires, des joueurs transfigurés (Tannane, Dabo), l’envie de se défoncer et de satisfaire un public qui, au fond, ne demande qu’une chose : retrouver les Vertes valeurs.

Alors oui, quelques minutes seulement après la coup de sifflet final samedi dernier, Laurent Hess a tenu à préciser qu’il se « passait quelque chose » avec cette équipe. « Quelque chose » avec cet entraîneur. Loin de nous l’idée de s’enflammer et de penser que la saison est déjà lancée. Elle sera longue, on le sait, et même sans doute compliquée. Le déplacement à Caen, ce week-end, permettra d’ailleurs de voir si nos Verts savent déjà voyager en 2017-2018. En attendant, on ne sait déjà qu’une chose et c’est déjà essentiel : Oscar Garcia a des principes et il s’y tient. Pour le plus grand plaisir, on n’en doute pas, du public de Geoffroy-Guichard.

Benjamin Danet