ASSE – Chronique Verte : Plus de paroles, mais des actes

Chaque semaine, Benjamin Danet, supporter invétéré de l’ASSE et directeur général des Editions But!, vous donne son sentiment sur l’actualité des Verts.

Le couac troyen à peine digéré, il est grand temps, désormais, de passer à la suite et d’enquiller les points. D’effacer les doutes, qui apparaissent, et de se convaincre d’une saison rythmée par le jeu et les succès. Metz, samedi, Montpellier dans une semaine, et toujours dans le chaudron, Toulouse, sur ses terres, on a connu préparation plus complexe avant la première manche du derby, début novembre. 270 minutes, donc, et trois adversaires à la portée de nos Verts pour se persuader, une bonne fois pour toutes, que le début de saison n’est pas uniquement synonyme de chance ou de hasard. Le pressing, l’envie, le jeu haut, tout a certes disparu depuis des semaines, sans que l’on oublie les promesses de l’été. Des milieux de terrain brouillons et maladroits, une attaque indigente, ce n’était alors pas le cas. On encensait même Bamba, on félicitait Hamouma, on découvrait Dioussé et on voulait tous croire au renouveau Oscar Garcia…

Le calendrier proposé a au moins un mérite : permettre à l’AS Saint-Etienne de se situer. Une bonne fois pour toutes. De basculer dans la première partie du tableau ou de reculer, peu à peu, dans le ventre mou du championnat. De montrer du jeu, et des buts, ou de reproduire le même spectacle, affligeant, que celui entrevu contre le SCO d’Angers et le Stade Rennais. De prouver que l’équipe a du caractère, que la défaite à Troyes était un regrettable accident, et que certains de nos joueurs (Diony notamment) ont suffisamment de mental pour ne pas céder au doute.

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Rien, franchement, ne pourrait justifier un nouvel accident de parcours lors de ces deux rendez-vous dans le chaudron. Certes, chaque adversaire de Ligue 1 est aujourd’hui au niveau, les mal classés ferment le jeu et on ne s’attend pas à une double démonstration offensive. Loin de là. Mais comment accepter, une fois encore, de la frilosité et un manque d’allant face à des formations en proie aux doutes comme sont celles de Metz et de Montpellier qui, par ailleurs, ne disposent pas vraiment du même effectif que le nôtre ? Comment imaginer qu’Oscar Garcia, avec ses convictions et ses schémas de jeu, ne présente pas une équipe résolument tournée vers l’offensive ? Bien gentil de nous dire, et même de nous expliquer, qu’il ne dispose pas des joueurs requis pour pratiquer le football dont il rêve. Mais aligner une défense à 5 à Geoffroy-Guichard (contre Rennes), aligner les récupérateurs au milieu de terrain (Dioussé, Pajot) et cantonner l’excellent Cabella sur son aile, ce n’est pas rechercher le spectacle. Vraiment pas. Bien gentil de s’excuser pour le contenu de la rencontre au stade de l’Aube, alors que notre équipe est incapable de se créer une seule occasion de but à onze contre dix face à un promu…

En cette mi-octobre, le début du championnat paraît aujourd’hui bien loin. Laps de temps au cours duquel nous avons observé, bienveillants, la mise en place du groupe et la prétendue volonté d’aller chercher l’adversaire en toutes circonstances. Trois mois, déjà, que nous tentons de nous convaincre de la disparition définitive du jeu indigne pratiqué la saison passée. Trois mois d’attente et, franchement, aucune conviction. Voilà sans doute pourquoi les venues de Metz et de Montpellier sont une aubaine pour les supporters que nous sommes. On va enfin savoir si l’on assiste à de véritables actes ou se contenter de belles paroles.

B.D.