Il y a un an, Marseille retenait son souffle pour Amine Gouiri, victime d’un contact brutal sous le maillot algérien. Aujourd’hui, le club vit une tout autre forme de secousse, loin des pelouses : celle d’une profonde reconstruction en interne.
Quand le Vélodrome craignait pour Gouiri
Le 15 octobre 2025, l’actualité olympienne était dominée par l’inquiétude : Amine Gouiri, tout juste débarqué à l’OM, venait de subir un choc terrifiant lors d’un match décisif pour l’Algérie. Percuté de plein fouet par le gardien ougandais, évacué sur civière, l’attaquant incarnait alors à la fois la malchance et les espoirs d’un secteur offensif en chantier. Le Vélodrome, qui guettait déjà ses premiers éclairs sous le maillot bleu et blanc, s’est retrouvé suspendu aux bulletins médicaux. Protocole commotion, épaule touchée, match raté contre le Havre : au-delà du drame personnel, c’est l’équilibre fragile de l’équipe de De Zerbi qui vacillait. Les supporters se prenaient à regretter un destin qui semblait s’acharner sur un OM à la recherche d’une attaque flamboyante, alors que la saison venait à peine de décoller.
Un an plus tard, l’OM change de visage… dans les bureaux
Douze mois plus tard, la donne a changé. Si l’on parle toujours de secousses à Marseille, ce ne sont plus celles d’un terrain ou d’un joueur blessé qui font l’actualité. L’OM d’octobre 2026, c’est d’abord un club en pleine mue interne, secoué par une série de départs discrets mais significatifs. Le grand ménage a commencé avec l’arrivée de Stéphane Richard à la présidence, la fin de l’ère Longoria-Benatia et l’installation de Grégory Lorenzi à la direction sportive. Le départ de Bob Tahri, coordinateur sportif, dans un contexte d’enquête pour harcèlement moral, symbolise ce climat de transition où la priorité n’est plus le mercato clinquant mais la refondation des fondations du club.
Dans ce contexte, le terrain n’est pas oublié, mais les secousses sont d’un autre ordre : tensions entre joueurs et coach (Paixão, Gomes), sanctions disciplinaires, et une équipe qui cherche encore la bonne formule sous la houlette de Genesio. Même les bonnes nouvelles, comme l’engouement pour un nouveau maillot ou une victoire à Troyes, peinent à masquer la réalité : l’OM 2026, premier de la Ligue 1 en âge moyen, semble avant tout vouloir tourner la page des crises à répétition pour se reconstruire en profondeur. Un an après l’angoisse Gouiri, c’est désormais l’organigramme qui passe par la case infirmerie et les supporters scrutent, non plus le retour d’un atout offensif, mais la capacité du club à retrouver une stabilité durable. Ironie du sort : si le terrain apportait hier son lot de frayeurs, c’est aujourd’hui la coulisse qui fait trembler la maison marseillaise.



















