Rien ne va plus à l’Olympique de Marseille ! Après la nouvelle défaite face à l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa, la colère des supporters a explosé aux abords du Vélodrome. Entre critiques assassines contre Bruno Genesio, joueurs pointés du doigt et menaces de boycott, le divorce semble de plus en plus proche entre l’OM et son public.
Jusqu’où ira la crise à Marseille ? Jeudi soir, l’Olympique de Marseille a une nouvelle fois déçu ses supporters en s’inclinant face à l’Olympiakos (0-1), quelques semaines après une humiliation sur la pelouse du Besiktas (4-1). Deux matchs européens, deux défaites et surtout un sentiment d’impuissance qui commence sérieusement à peser sur l’ambiance autour du club phocéen.
Devant un Vélodrome à guichets fermés, les hommes de Bruno Genesio n’ont jamais réussi à inverser la tendance après l’ouverture du score d’Hezze à la 42e minute. Une nouvelle prestation inquiétante qui laisse l’OM à la 32e place sur 36 de la phase de ligue de la Ligue Europa.
Mais cette fois, au-delà du résultat, c’est surtout la réaction des supporters qui interpelle. À la sortie du stade, certains ont exprimé une colère rarement contenue, allant jusqu’à remettre en question leur présence lors des prochaines rencontres.
« Tout le monde nous chie à la figure » : les supporters craquent !
Interrogés par La Provence à la sortie du Vélodrome, plusieurs supporters marseillais ont livré des témoignages particulièrement virulents. Et Bruno Genesio en a pris pour son grade.
« Genesio, la transhumance, il est venu promener ses chèvres », a notamment lâché un fan, visiblement excédé par les prestations de son équipe.
Mais c’est surtout un autre témoignage qui résume le profond ras-le-bol d’une partie du peuple olympien : « Tout le monde nous chie à la figure, tout le monde rigole de nous. C’est jeudi soir, on est tous seuls à supporter Marseille. Demain, on travaille, on est tous fatigués. »
Des paroles fortes qui illustrent le fossé grandissant entre les attentes des supporters et ce que leur proposent les joueurs sur le terrain. Car à Marseille, la passion ne manque pas. Le Vélodrome continue de répondre présent, même en pleine semaine. Mais en retour, les supporters ont le sentiment de ne pas être récompensés de leurs efforts.
« Ils ont des niveaux de district » : les joueurs sévèrement pris pour cible
Et Bruno Genesio n’est pas le seul dans le viseur ! Plusieurs joueurs ont également été ciblés par les critiques, à commencer par Neal Maupay, Himad Abdelli et Angel Gomes, dont les prestations ne semblent plus convaincre une partie du public marseillais.
« C’est pas possible que Neal Maupay, Abdelli et Angel Gomes soient titulaires. Ils ont des niveaux de district », s’est emporté un supporter interrogé par La Provence.
Un autre a résumé la prestation de son équipe en quelques mots particulièrement durs : « On est des quilles, on touche pas un ballon. »
Des déclarations qui témoignent d’une frustration profonde. Pour les supporters, le problème dépasse désormais les simples résultats. C’est aussi le niveau affiché par certains joueurs, le manque de continuité et l’impression de revivre les mêmes désillusions qui deviennent insupportables.
D’autant que Bruno Genesio lui-même commence à perdre patience. Après cette défaite, le technicien a rappelé que son équipe n’avait remporté que deux de ses huit rencontres disputées, réclamant des progrès beaucoup plus rapides.
Le divorce entre l’OM et ses supporters est-il en marche ?
C’est peut-être le signal le plus inquiétant de cette soirée. Selon les témoignages recueillis par La Provence, certains supporters ont affirmé ne plus vouloir revenir au stade, tandis que d’autres réclamaient déjà le départ de Bruno Genesio.
Une situation particulièrement préoccupante pour un club dont la ferveur populaire constitue historiquement l’une des plus grandes forces. Car si le Vélodrome a traversé de nombreuses crises, le sentiment de lassitude exprimé jeudi soir traduit une véritable fracture entre une partie des supporters et leur équipe.
Pour autant, difficile d’imaginer une rupture totale entre l’OM et son public. Mais à force de décevoir, les Olympiens prennent le risque de transformer l’exigence de leurs supporters en une profonde défiance.
Avec seulement deux victoires en huit matchs et un parcours européen déjà sérieusement compromis, Marseille n’a plus beaucoup de temps pour inverser la tendance. Le déplacement à Angers pourrait déjà constituer un rendez-vous important pour Bruno Genesio et ses hommes.
Une chose est certaine : à Marseille, les supporters sont toujours là, mais leur patience semble avoir atteint ses limites. Et si les résultats ne suivent pas rapidement, la colère du Vélodrome pourrait bien devenir le problème numéro un de l’OM.



















