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par Alexandre Corboz
DOSSIER

ASSE : investissements, stratégie... Comment se portent les clubs de Blitzer ? (2/2)

Présent dans sept clubs de football avec plus ou moins d'importance, David Blitzer est également très impliqué dans le sport américain. Voici, club par club, le fonctionnement de l'empire Blitzer et ses connexions. Second volet sur ses ultimes acquisitions.

Zapping But! Football Club ASSE : le palmarès complet des Verts

AD Alcorcon (Espagne / D2)

Année de son arrivée : 2019

C'est LE projet raté qui peut faire peur aux supporters des Verts. Arrivé en 2019 dans l'actionnariat accompagné de l'ancien joueur du Real Madrid Ivan Bravo à qui il a choisi de faire confiance et avec qui il monte le Globalon Football Holdings Group en novembre 2021, David Blitzer est aujourd'hui propriétaire à 99,5% du club. Club dans lequel il aurait déjà réinjecté près de 15 M€.

Sportivement, Bravo président, ce n'est pas malheureusement pas la panacée et l'AD Alcorcon est tombé en 2022 en 3e division espagnole en finissant lanterne rouge. Ces derniers mois, Alcorcon s'est associé à Estoril (un autre club de Blitzer) et au club turc d'Antalyaspor dont Nuri Sahin (l'ancien coéquipier de Bravo au Real) est le coach. Objectif selon Alcorcon Hoy : trouver des synergies sur des échanges de joueurs.

Estoril Praia (Portugal / D1)

Année de son arrivée : 2019

Sans doute l'investissement le plus méconnu de David Blitzer en Europe et pourtant l'une de ses plus belles réussites. Le 15 mai 2019, le club d'Estoril SAD, alors en deuxième division, a annoncé sa vente pour 6 M€ à l'Américain. Remonté en D1 portugaise l'année suivante, l'ancien club du défenseur brésilien Diego Carlos (ex-FC Nantes et FC Séville, aujourd'hui à Aston Villa) s'est assuré d'un maintien très confortable cette saison (9e place). On notera également que David Blitzer a pris la présidence mais a laissé les pleins pouvoirs à Pedro Alves (39 ans), jeune directeur sportif en place à son arrivée. De quoi donner de l'espoir à Loïc Perrin ?

Waasland-Bereven (Belgique / D2)

Année de son arrivée : 2020 (septembre)

En Belgique, David Blitzer n'est pas venu seul. Via la Bolt Football Holding (pressentie pour investir à l'ASSE), il s'est associé à Jahm Najafi et Jeff Moorad pour tenter de stabiliser le modeste Waasland-Bereven en Jupiler League. Sortant d'une saison où son club est repêché en première division, il ne parvient pas, avec ses équipes, à éviter la relégation l'année suivante. Cette saison, le club a fini 3e de D2, ratant la montée de peu.

Point quand même intéressant de son investissement au Waasland-Bereven, le club s'est largement sécurisé économiquement. D'après le journaliste d'investigation Romain Molina, la DNCG locale a notamment loué la transparence et le sérieux des nouveaux actionnaires, en opposition totale avec l'ancienne direction. Un projet en cours de restructuration... avec beaucoup de changements dans l'organigramme (nouveau président, directeur sportif – entraîneur, etc.) sur les derniers mois.

ADO Den Haag (Pays-Bas / D2)

Année de son arrivée : 2022 (27 février)

C'est le club le plus récent de la galaxie Blitzer. Via sa société Globalon Football Holdings, l'Américain est arrivé il y a quelques semaines seulement pour sauver le club de la Haye de la banqueroute, réinjectant les liquidités pour permettre au ADO Den Haag de finir de négocier ses primes avec les joueurs et de se focaliser sur la bataille pour remonter en Eredivisie (D1 néerlandaise). Malheureusement, les Jaune et Vert – qui ont changé d'entraîneur après l'arrivée de Blitzer - ont terminé quatrièmes avant d'échouer en finale des barrages face à l'Excelsior (1-1, 4-4 et 7-8 aux tab). Au niveau de l'ambition, l'arrivée sur le banc pour la saison prochaine de la légende Dirk Kuyt (ex-Feyenoord, Liverpool) tend à prouver que l'Américain a envie de faire des choses...

Real Salt Lake City (MLS)

Année de son arrivée : 2022 (6 janvier)

Pour la première fois depuis qu'il a commencé à investir dans le « soccer », David Blitzer s'est mis en avant sur un projet d'envergure en rachetant à son président fondateur Dave Checketts, la franchise de MLS du Real Salt Lake City, un investissement de 400 M$ (373 M€).

« Il ne veut pas dépenser de l'argent inutilement juste pour dépenser de l'argent (…) Je ne pense pas qu'ils dépenseront comme Toronto ou Miami », affirme d'ailleurs à The Athletic une source qui pense que le RSL va, avec Blitzer à sa tête, rejoindre le groupe de propriétaires agressifs de MLS, lesquels militent justement pour un assouplissement du salary cap et l'augmentation du nombre de designated-players. Aux USA, on voit d'ailleurs ce lourd investissement comme la volonté de David Blitzer de faire de Salt Lake City la pierre angulaire d'un écosystème à la Red Bull ou sur le modèle du City Football Group. A confirmer malgré tout car le rachat demeure très récent...

Le premier volet de notre enquête sur les clubs de Blitzer, c'est ici  !

La galaxie Blitzer, club par club (2/2)

Présent dans sept clubs de football avec plus ou moins d'importance, David Blitzer est également très impliqué dans le sport américain. Voici, club par club, le fonctionnement de l'empire Blitzer et ses connexions. Second volet sur ses ultimes acquisitions.

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