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par Alexandre Corboz
DOSSIER

ASSE : investissements, stratégie... Comment se portent les clubs de Blitzer ? (1/2)

Présent dans sept clubs de football avec plus ou moins d'importance, David Blitzer est également très impliqué dans le sport américain. Voici, club par club, le fonctionnement de l'empire Blitzer et ses connexions. Premier volet avec ses trois clubs rachetés avant 2016.

Zapping But! Football Club ASSE : La stratégie de Batlles est-elle la bonne ?

Philadelphie 76ers (NBA)

Année de son arrivée : 2011 (octobre)

LE point de départ de l'histoire d'amour entre Blitzer et les acquisitions de clubs : son premier gros rachat en 2011 des 76ers de Philadelphie avec quatre de ses amis désireux d'investir dans le club de NBA de leur ville, l'ancien club des légendes Allen Iverson, Wilt Chamberlain ou encore Charles Barkley. A l'époque, David Blitzer et son cercle rapprochés avaient investi 260 M€. Aujourd'hui, la franchise est valorisé par Forbes à 2,3 milliards d'euros. Soit presque dix fois la mise initiale.

Même s'ils n'ont plus été champion NBA depuis 1983, les « Sixers » ont entamé depuis leur rachat par HB Sports & Entertainement une mue importante. Sportivement d'abord en se lançant dans un projet intitulé « The Process » en 2013 pour récupérer les meilleurs choix de draft. Acceptant d'abord de perdre des matchs pour le bien de cette stratégie (et battant même le record de défaites consécutives en NBA en 2015-16!), les 76ers sont revenus sur le devant de la scène ces dernières années, disputant à nouveau les play-offs en 2018, 2020 et 2021. En parallèle, les infrastructures de la franchise de Philadelphie se sont largement améliorées avec la construction du plus grand complexe d'entraînement de NBA en 2016 et l'obtention du label de la « compagnie la plus innovante » en 2018.

New Jersey Devils (NHL)

Année de son arrivée : 2013 (août)

Après leur réussite dans le projet des Philadelphie 76ers dans le basket NBA, les amis Harris et Blitzer ont retenté un coup similaire dans l'équipe de hockey de leur ville. Là aussi un investissement de départ important pour une franchise au bord de la banqueroute (230 M$) qui était amenée à gagner en valeurs (valorisée aujourd'hui aux alentours de 750 millions … d'euros par Forbes).

Comme en NBA avec « The Process » aux 76ers de Philadelphie, le manager général nommé Tom Fitzgerald et le coach Lindy Ruff ont accepté plusieurs saisons de résultats médiocres pour s'offrir les meilleurs choix de drafts. Une stratégie qui explique pourquoi les Devils (7e sur 8 en Division Métropolitaine cette saison) n'ont participé qu'une seule fois aux play-offs depuis huit ans et n'ont rien gagné depuis 2003.

Crystal Palace (Angleterre / D1)

Année de son arrivée : 2015 (septembre)

C'est le premier club européen dans lequel David Blitzer a investi, accompagné de son associé Josh Harris. Intrigué par l'idée première de s'offrir un club de NFL à Londres, les deux hommes ont été séduit en 2015 par le discours de Steve Parish, propriétaire des Eagles depuis 2010 et désireux de stabiliser financièrement son club pour lui permettre de ne plus faire le yo-yo entre Championship et Premier League. Dès le départ, il s'agit d'un investissement minoritaire (on parle de 18% pour Blitzer et 18% pour son binome Harris, le reste pour Parish). Crystal Palace a atteint son objectif en battant son record d'années consécutives de présence dans l'élite (9) mais tout n'est pas complètement rose pour le tandem Blitzer – Harris.

Eux s'étaient donnés pour objectifs de mieux valoriser le club en améliorant les hospitalités avec le réaménagement de la tribune principale du stade de Selhurst-Park. Un investissement à 100 M£ bloqué au stade du permis de construire. Par ailleurs, et c'est à noter, le duo US avait commencé à diluer ses parts quand l'opportunité de racheter Chelsea s'est présentée en mars 2022. Selon The Athletic, le tandem Blitzer – Harris ne pèserait plus aujourd'hui que 20% des parts de Crystal Palace.

FC Augsbourg (Allemagne / D1)

Année de son arrivée : 2015 (décembre)

Augsbourg est sans doute le club tenu par David Blitzer qui est le plus difficile à gérer. Il faut dire que l'Allemagne appliquant la règle du 50+1, aucun club de Bundesliga ne pouvant être tenu majoritairement par un étranger. L'Américain est donc rentré en rachetant des parts de la société Hofmann Investoren, laquelle détient un peu plus de 30% du club. Présent sans être le grand patron (le président s'appelle Thomas Müller), David Blitzer a voix au chapitre mais n'est pas le principal décisionnaire.

Entre 2015 et aujourd'hui, le FC Augsbourg n'a changé ni sa méthode ni ses résultats (toujours en milieu de tableau en D1). On notera quand même une action notable impulsée par David Blitzer, le recrutement du jeune attaquant Ricardo Pepi (19 ans), meilleur jeune de MLS avec Dallas et acheté pour 16,36 M€ (record du club) le 3 janvier dernier. Pas une franche réussite pour l'instant car le natif d'El Paso (Texas) n'a pas marqué le moindre but depuis son arrivée (11 apparitions).

Avec Blitzer, ça se passe comme ça !

Présent dans sept clubs de football avec plus ou moins d'importance, David Blitzer est également très impliqué dans le sport américain. Voici, club par club, le fonctionnement de l'empire Blitzer et ses connexions. Premier volet avec ses trois clubs rachetés avant 2016.

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