ASSE : Bernard Caïazzo rouvre le chapitre d’un nouvel investisseur

ASSE : Bernard Caïazzo rouvre le chapitre d’un nouvel investisseur

Le co-président de l’ASSE Bernard Caïazzo a encore évoqué l’hypothèse de faire entrer un nouveau partenaire dans le giron du club ligérien. Ce n’est pas pour tout de suite.

Qu’il vente, qu’il neige ou qu’il tombe un soleil écrasant, un serpent de mer qui se respecte refait toujours surface. À l’ASSE, le bruit de couloirs le plus récurrent concerne la possible arrivée d’un troisième actionnaire minoritaire au sein du club. Roland Romeyer a dit plus tôt dans la semaine que le sujet n’était pas d’actualité. Chose confirmée par Bernard Caïazzo, avec quelques arguments à son corps défendant.

« Nous, à Saint-Etienne, on estime qu’on n’a pas besoin d’investisseur si c’est pour faire ce dont on est capable, a expliqué le co-président de l’ASSE dans Le Parisien. Sur les dix dernières années, on est dans les cinq meilleures équipes de Ligue 1, on n’a jamais perdu d’argent, et on est premiers en termes d’image. Si ce n’est pas pour construire une équipe de Ligue des champions, quel intérêt de vendre ? On ne peut pas se permettre de vendre Saint-Etienne pour faire une opération financière. Notre démarche, c’est de dire qu’il faut un investisseur ambitieux. En cas d’ouverture de notre capital, on aimerait d’abord accueillir un actionnaire minoritaire, apprendre à le connaître, et voir ensuite. »

Concernant le profil d’un éventuel actionnaire, le flou est automatiquement renforcé par la présence d’intermédiaires un peu trop envahissants. « Certains intermédiaires font croire qu’en investissant 200 millions d’euros, on est sûr d’être en Ligue des champions tous les ans. C’est complètement faux, poursuit Caïazzo. Les montants de certains transferts font tourner des têtes. À Saint-Etienne, un investisseur qui voit qu’on a vendu pour plus de 40 millions d’euros peut se frotter les mains, alors que ça nous permet simplement de payer une dette et les travaux du centre de formation. Il est très important de bien diagnostiquer les réels objectifs des investisseurs. Ce qui me fait peur, c’est que certains ne comprennent pas forcément la dimension sportive. »