ASSE – Exclu But : son parcours, son intégration, ses objectifs… Miguel Trauco s’est confié

true

A 27 ans, Miguel Trauco se réjouit d’avoir choisi l’ASSE pour sa première expérience en Europe. Il s’est confié sur son parcours et ses débuts.

But : Miguel, dans quel contexte avez-vous grandi ?

A lire aussi : Tous les articles sur l'ASSE

Miguel TRAUCO : J’ai grandi à Tarapoto. J’ai une petite sœur, elle à 18 ans. Mais je suis parti jeune à Lima, la capitale, pour tenter ma chance dans le foot. J’avais 10 ans.

Lima est loin de Tarapoto ?

(il sourit) ça dépend si vous y allez en avion ou pas. C’est de l’autre côté des Andes. En avion, c’est à une heure. Mais en voiture ou en bus, c’est plus de 30 heures !

Dans quel club avez-vous signé ?

A Lima, j’ai fait plusieurs essais et j’ai signé à Bolognesi. Il y avait le papa de Claudio Pizzaro là-bas. Claudio, c’est une grande star au Pérou. Il joue encore, à 40 ans, au Werder de Brême. C’est une légende ! Son papa m’a beaucoup aidé.

Et vous étiez logé au centre de formation ?

Non non. J’étais hébergé dans une famille d’accueil. Je changeais chaque année de famille.

Vous étiez très jeune pour quitter votre famille !

Oui. Mais je jouais au foot. Il fallait faire ce sacrifice-là pour devenir professionnel. Et j’ai eu cette chance de réaliser mon rêve.

Vous jouiez au milieu chez les jeunes ?

Oui, en n°10. Mais à Union Comercio, où j’ai débuté chez les pros, on m’a fait reculer en latéral. Il y avait un meneur de jeu expérimenté. Moi, j’avais 18 ans. Quand le latéral s’est blessé, le coach m’a demandé de jouer à ce poste. J’y suis allé. C’est comme ça que je suis devenu défenseur.

Vous n’étiez pas réticent ?

Si, un peu. Mais je n’avais pas trop le choix ! Et je voulais jouer. C’est ce qui comptait le plus, peu importe le poste. Il faut croire que c’était une bonne chose pour moi puisque j’ai pu rejoindre Universitario de Deportes, le plus grand club du Pérou.

En 2016, vous avez rejoint Flamengo après avoir été élu meilleur joueur du championnat péruvien. Aviez-vous d’autres propositions ?

Oui. J’aurais pu venir en Europe, en Belgique, à Bruges. Et il y avait aussi l’Inter Porto Alegre. Mais j’ai choisi Flamengo. C’était magnifique de signer là-bas, de porter ce maillot. C’est le club le plus populaire du Brésil, l’un des clubs les plus suivis au monde. Je crois qu’il y a quatre millions de supporters.

 

Vous êtes resté trois ans à Flamengo. Vous avez beaucoup joué la première année, moins les deux suivantes. Pourquoi ?

Parce que j’avais perdu ma place. La deuxième année, je me suis blessé à la cuisse. J’ai été absent trois mois. Et en mon absence, le joueur qui m’a remplacé s’est imposé. L’équipe marchait bien et lui faisait de bons matches. C’est comme ça.

Vous gardez tout de même un bon souvenir de Flamengo ?

Bien sûr ! On a gagné la Coupe du Brésil et j’ai participé à la victoire en Copa Libertadores. J’avais joué le premier match, du coup, j’ai la médaille. Après mon départ, j’ai suivi le parcours de l’équipe. C’était magnifique. En plus, la finale contre River Plate, c’était au stade Monumental, à Lima, le stade d’Universitario de Deportes.

« L’ambiance du stade m’avait plu. J’avais dit à mon agent que j’avais envie de venir ici »

C’était votre volonté de venir en Europe cet été ?

Oui. Avec mon agent, on avait projeté ça. C’était mon plan de carrière. J’aurais pu venir en Europe un an plus tôt. Il y avait Bordeaux, Amiens. Mais j’avais préféré rester à Flamengo.

Cet été, vous aviez d’autres propositions ?

Il y avait Brest, Besiktas, Schalke et Majorque.

Pourquoi avoir choisi Saint-Etienne ?

Pour le projet sportif. Mon agent a eu de très bons échos sur le club par un ami d’Oswaldo Piazza. Il lui avait dit que je serais bien, que c’était un club populaire, avec de bonnes installations et un très bon public.

Il n’avait pas menti…

Non ! J’avais regardé des vidéos. L’ambiance du stade m’avait plu. J’avais dit à mon agent que j’avais envie de venir ici. On était d’accord là dessus. Il est venu me voir. Il est ici en ce moment. Je lui ai dit hier qu’on avait bien fait de choisir Saint-Etienne (ndlr : l’entretien a été réalisé mercredi dernier à L’Etrat). Je n’avais pas envie d’aller en Turquie. L’Allemagne, je ne savais pas trop. Par rapport à la langue, j’avais plus d’appréhension.

Justement, comment va votre français ?

Ça va. Je progresse. Je comprends de mieux en mieux et je commence à parler un petit peu.

Votre famille est venue vous voir depuis que vous êtes à Saint-Etienne ?

Non. Pour mon père, c’est compliqué car il travaille. Mais ma sœur va essayer de venir. C’est prévu.

La fin de l’entretien est à retrouver dans But Saint-Etienne

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000