ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Des Verts indignes mais toujours vivants »

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Notre correspondant à Saint-Etienne revient sur la match nul concédé par l’ASSE à Oleksandria (2-2) hier en Ligue Europa… en s’indignant du niveau affiché par les protégés de Claude Puel.

« L’ASSE tenait sa première victoire en Ligue Europa hier soir en Ukraine, à Lviv. Mais à 2-0 à cinq minutes du coup de sifflet final, elle a trouvé le moyen de se faire rejoindre. Un match nul au goût très amer, concédé face à une équipe d’Oleksandria tellement limitée qu’elle aurait sans doute du mal à bien figurer dans notre pauvre Ligue 1.

Mais cette équipe, l’ASSE ne l’aura battue ni à l’aller ni au retour. Et sa situation se complique. Avec 2 points de retard sur Wolfsburg et 5 sur La Gantoise, il faudra sans doute deux victoires face aux Belges et en Allemagne pour que Loïc Perrin et les siens accèdent aux 16es de finale. Pas gagné donc, surtout s’ils jouent comme ils l’ont fait en Ukraine…

Un coaching défensif, et à trop subir…

Dans le froid de Lviv, à la frontière polonaise, les Verts ont été d’une pauvreté technique affligeante après une bonne entame. Au final, ils n’ont eu que deux éclairs, sur leurs deux buts (en deux tirs cadrés, quelle efficacité !), avec une belle ouverture de Robert Beric sur le premier (penalty de Wahbi Khazri), et une percée de Denis Bouanga conclue par un pointu du jeune Mahdi Camara sur le second, au milieu d’une deuxième mi-temps où l’équipe de Claude Puel a beaucoup trop subi.

Avec les remplacements de Beric et Khazri par Camara et Silva, le coach stéphanois avait choisi de solidifier son bloc et de contrer l’adversaire, mais l’ASSE n’a fait que reculer, incapable de desserrer l’étreinte. Et elle a été sanctionnée, sur deux buts qui illustrent les flottements de sa défense, aux abois sous la pression ukrainienne.

Saliba a brillé par son absence

Le dernier quart d’heure a ressemblé à un attaque-défense où les Verts n’arrivaient pas à se dégager. Et après la réduction du score, il y a eu ce deuxième « craquage », fatal, sur la dernière action, une énième chandelle avec une sortie mal maîtrisée de Stéphane Ruffier que l’ASSE a payée cash. Difficile pour autant d’accabler le Basque, qui avait dû s’employer d’entrée pour palier les errements d’une défense-gruyère. La faillite a été collective. Orphelins de William Saliba, dont on mesure encore mieux l’importance après pareille déconfiture, les Verts ont donné le bâton pour se faire battre, et ce jusqu’au dernier changement avec l’entrée en jeu catastrophique de Ryad Boudebouz peu avant le temps additionnel.

Avec aucune victoire en quatre matches, leur aventure européenne a maintenant du plomb dans l’aile. Le plus fou, c’est que malgré ce parcours très décevant, la qualification reste possible à deux journées de la fin. C’est là dessus que Puel a insisté dans sa conférence d’après-match. Mais impossible de trouver d’autres motifs de satisfactions après une telle prestation. »

Laurent HESS