ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Pas de quoi être fiers »

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L’ASSE s’est hissée dans le dernier carré de la Coupe de France en battant Epinal (2-1) dans la douleur. Un succès en rien rassurant.

L’ASSE disputera donc dans trois semaines une demi-finale de Coupe de France à Geoffroy-Guichard contre le tenant du titre, le Stade Rennais. Elle le doit à sa victoire arrachée de haute lutte hier soir à Nancy face à Epinal. Accrocheurs, les amateurs, tombeurs de Lille (2-1) au tour précédent, ont inquiété Stéphane Ruffier jusqu’au bout alors qu’ils étaient menés 2-0 avant d’être remis en selle par un penalty bêtement concédé par William Saliba.

Un niveau technique affligeant

7e de son groupe de National 2, Epinal quitte la Coupe de France la tête haute. L’ASSE, elle, poursuit sa route, mais sa prestation à Marcel Picot montre qu’elle est encore bien malade. Denis Bouanga et Mahdi Camara ont inscrit les deux buts stéphanois sur les deux premières actions construites des hommes de Claude Puel.

En 4-3-3 avec le trio M’Vila-Camara-Diousse, les Verts étaient plus organisés pour contrer que pour jouer, et leur déficit technique a souvent fait mal aux yeux, leur jeu se résumant à de longs ballons au casse-pipe pour le pauvre Loïs Diony, isolé en pointe. Pour décanter la partie, il a fallu une superbe frappe enroulée en lucarne de Bouanga, sur le premier tir cadré stéphanois. Le geste du match. D’un pauvre match dont Epinal peut sortir avec des regrets.

Bouanga et Camara ont marqué, Fofana et Ruffier ont tenu la baraque

« Il faut féliciter les joueurs d’Epinal. Ils nous ont poussés dans nos derniers retranchements », a commenté Camara. Aux forceps, les Spinaliens ont balancé de longs ballons dans la surface dans le dernier quart d’heure et l’ASSE a su résister grâce à son courage, à un Wesley Fofana très précieux et un Ruffier qui a pris ses responsabilités en allant au feu dans les airs, pour assurer une qualification ô combien laborieuse.

Il faudra évidemment faire beaucoup mieux pour espérer battre Rennes en demi. Et pour ne pas rentrer bredouille de Brest, dimanche après-midi, dans un championnat où l’ASSE ne compte plus que 4 points d’avance sur le 18e, Nîmes. »

Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000