ASSE – Mercato : Ole Selnaes vide son sac après son transfert en Chine

ASSE : l'ombre d'Ole Selnaes plane toujours dans le vestiaire des Verts

Transféré par l’ASSE au FC Shenzhen au mercato hivernal, Ole Selnaes n’est absolument pas d’accord avec la version donnée par le club ligérien pour justifier son départ.

« Casse-toi traître. » La banderole affichée par les supporters de l’ASSE peu avant le départ d’Ole Selnaes au FC Shenzhen résonne encore dans la tête du jeune milieu norvégien. Après avoir laissé un peu de temps pour apaiser leur colère, Selnaes a ouvert la boîte de Pandore et expliqué sa position, éloignée de la version officielle.

« Une histoire a toujours plusieurs versions, et j’ai légèrement une version différente de celle du club, a-t-il soufflé au média TV2 lors du rassemblement de la Norvège. J’ai senti qu’ils m’avaient jeté dans la fosse aux lions pour se sauver et pour que tout le monde se concentre sur moi. C’est bon, je sais que le football est comme ça. Je pensais que le football était cynique, mais je n’avais pas grand-chose à gagner à entrer dans une bataille médiatique avec eux. Je suis juste amer, et ce sentiment est encore plus grand. Je pensais que je devais faire le moins de bruit possible, fermer ma bouche et laisser passer tout ça en silence. »

Accusé d’avoir imaginé des blessures diplomatiques et laissé un rassemblement des Verts pour pouvoir conclure son transfert en Chine, Selnaes n’est là non plus pas d’accord avec cette version même s’il n’en dira pas vraiment plus sur sa réalité.

« Ce que Saint Étienne a dit n’est pas vrai. Oui, il y a eu un désaccord entre moi et le club, mais ce n’était pas aussi énorme que ce qui a été écrit, a-t-il poursuivi. Je sais que nos supporters sont incroyablement impliqués. J’ai été un peu surpris, mais j’ai considéré que c’était un compliment. S’ils avaient su la vérité, cette banderole (« Casse-toi traître », ndlr) n’aurait pas existé. Ensuite, ils n’auraient pas réagi aussi fortement avec moi. Le football est incroyablement cynique, mais si j’avais été à la place des dirigeants, j’aurais peut-être fait de même. Ils doivent penser à eux-mêmes. Pour eux, je ne suis qu’un joueur qui va et vient. »

JP