ASSE : Printant n’a pas passé l’automne, à qui la faute ?

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ASSE : Robert Herbin prend la défense de Printant contre les dirigeants

Quatre mois après sa 4e place en L1, l’ASSE a vécu un début de saison catastrophique. Ghislain Printant en a fait les frais mais il est loin d’être l’unique responsable de ce fiasco. But ! passe en revue ses principaux artisans.

Bernard CAIAZZO

En tant que président du conseil de surveillance, il n’intervient que rarement, depuis Paris et Cannes, où il vit, laissant la gouvernance du club à Roland Romeyer. Après avoir été à l’origine de l’arrivée de Jean-Louis Gasset il y a deux ans, il a validé le choix de son remplacement par Ghislain Printant. Et il a accepté que Romeyer soit seul aux commandes depuis le départ de Frédéric Paquet.

Roland ROMEYER

Le président du Directoire avait pris du recul il y a deux ans mais il est revenu aux affaires la saison dernière, reboosté par les bons résultats sportifs sous l’ère Gasset. En froid avec le Montpelliérain comme avec Paquet, c’est lui qui a nommé Printant au mois de juin. Et conforté David Wantier au recrutement, alors que Caiazzo avait fait part de certaines réserves suite aux échecs répétés avant l’arrivée de Gasset.

Frédéric PAQUET

L’ancien lillois ne sera resté qu’un an et demi à la direction générale du club. Son bilan est bon puisque l’équipe est passée de la 17e à la 4e place en sa présence. Mais son apport a été jugé insuffisant, en termes de recettes marketing notamment, et les présidents n’ont pas apprécié certains de ses choix en interne, notamment la promotion de Béatrice Salen, la responsable billetterie, dont il s’était rapproché et qui a quitté le club avec lui. Peu apprécié de Gasset, il se sera mis beaucoup de monde à dos au club, ce qui n’a pas contribué à assainir l’ambiance, à L’Etrat.

Jean-Louis GASSET

Coupable Gasset ? Oui, si l’on considère qu’il avait usé de son influence auprès des présidents pour recommander Printant. Ce que n’a pas manqué d’évoquer Romeyer lors de l’intronisation de Claude Puel…

Yann M’VILA

Lui aussi a recommandé Printant, menaçant même de quitter le club en cas d’autre choix. Avant d’entrer en conflit avec la direction pour une prolongation qui lui a été refusée, de chercher à partir, de briller par son absence entre les tournées aux Etats-Unis et en Angleterre. Puis de réaliser un début de saison très décevant, malgré la confiance de Printant.

Rémy CABELLA

Si Printant a pu se sentir trahi par certains cadres, RC7 doit en faire partie. Lors de la tournée américaine, l’Ajaccien a fait des pieds et des mains pour que les dirigeants accepent de le transférer à Krasnodar. A 29 ans, l’appel du gain a été plus fort que sa relation quasi filiale avec Printant. Et son départ a porté un préjudice certain à l’équipe.

Ghislain PRINTANT

C’est lui qui est allé chercher Ryad Boudebouz pour compenser le départ de Cabella. Il a piloté le Mercato, validé les choix. Et sa gestion a été catastrophique dès sa prise de fonctions. De nombreux choix ont interpellé : Trauco, Aholou et Khazri alignés d’entrée à Dijon (2-1) sans avoir effectué le moindre match de préparation avec l’équipe, Beric remplaçant à l’extérieur et titulaire à domicile, Vagner renvoyé à Nancy, etc… Résultat : l’ASSE s’est retrouvée lanterne rouge de L1 avant de gagner à Nîmes (1-0) grâce au match héroïque de Moulin et à un coup de tête de Debuchy. De quoi inciter la direction à vite arrêter les frais.

Les JOUEURS

Difficile de virer toute une équipe. Mais de Ruffier à Khazri, que ce soit les cadres, les recrues, les joueurs ont tous évolué très en dessous de leur niveau, à de rares exceptions près, enchaînant les contre-performances. Printant a payé l’addition, mais ce n’est pas lui qui était sur le terrain…

David WANTIER

Printant a choisi les joueurs, Wantier aussi. Le duo a piloté un Mercato qui interpelle, avec 12 joueurs recrutés, sans compter ceux censés renforcer la réserve, relégable en National 2 (Sanchez, Llort, Kouyaté, Porsan-Clémenté). En charge du dégraissage, l’ancien agent n’a pas réussi à trouver un point de chute à Diony, Diousse et Lacroix.

Dominique ROCHETEAU

Le directeur sportif a pris sa retraite fin mai. Niveau timing, à l’approche du Mercato, le moment aurait pu être mieux choisi…

Le STAFF

L’ASSE a déploré jusqu’à 11 blessés en septembre. Une hécatombe. Mais c’est surtout pour le manque de répondant des joueurs que le préparateur physique Thierry Cotte a pu être montré du doigt. Fabrice Grange, l’entraîneur des gardiens, s’est vu reprocher d’intervenir plus que le duo d’adjoints formé par Julien Sablé et Laurent Huard. Un staff fait de bric et de broc, qui n’a pas toujours donné l’impression de faire bloc derrière Printant.

Laurent HESS