ASSE : Printant promet de la sueur et des progrès

Déçu du match nul contre Toulouse (2-2) mais réconforté par la réaction de son équipe, le coach des Verts estime que l‘ASSE s’en sortira par le travail.

But : Ghislain, que retenez-vous de ce match contre Toulouse ?

Ghislain PRINTANT : En terme d’émotion, le public a été servi. Il y a eu des buts. Mais il y a de la frustration car nous avions préparé ce match pour l’emporter. Nous avons commis des erreurs qui nous ont donné un lourd handicap. Après, l’équipe a eu la force de ne pas lâcher pour revenir au score alors que nous sommes passés proches du 3-0. C’est ce que l’on va retenir.

Votre regard sur la VAR, les buts refusés etc…

Elle a eu une grande importance sur trois buts refusés, un de Toulouse et deux de nous. J’ai du mal à comprendre la faute sur Cabaye non sifflée, qui aurait pu nous attribuer un penalty, plus flagrante que celle de Kolodziejczak sur le penalty sifflé. C’est la seule décision que je peux discuter.

Vous avez ressenti la pression avant ce match ?

La pression, on l’a à chaque match. Quand on gagne il ne faut pas se relâcher et quand on perd il faut corriger le tir. On sait où on est. On sait ce qu’on n’a pas bien fait, et on va faire en sorte de corriger le tir par le travail.

Sur quoi avez-vous insisté pendant la trêve ?

On a beaucoup travaillé devant le but. A Marseille, on avait mis en place un dispositif avec Robert Beric. Il fallait apporter des centres par Sergi (Palencia) et Miguel (Trauco), et on a été imprécis dans ce domaine. On a fait une séance vidéo avec Miguel pour corriger ça. Il y avait eu de bonnes intentions mais on avait péché dans ce domaine là. On a travaillé pour trouver plus d’automatismes sur le plan offensif.

Physiquement, vous avez beaucoup travaillé aussi ?

Oui. On a des joueurs qui retrouvent leur niveau, à l’image de Wahbi (Khazri). C’est de mieux en mieux. Ces quinze jours ont permis de remettre tout le monde à niveau.

«Il y aura des rotations mais les joueurs doivent être capables d’enchaîner. »

Pourquoi avoir instauré autant de huis clos ces derniers jours?

Parce que c’était important de se refermer, pour pouvoir travailler dans la tranquillité. On a mis en place des animations. On recherche plus de fluidité dans notre jeu.

Avec la Ligue Europa, vous allez changer de rythme…

On va jouer tous les trois jours mais il ne faut pas se tromper d’objectif : le match le plus important, c’est celui qui arrive. On mettra l’équipe la plus compétitive à chaque match. Il y aura des rotations mais les joueurs doivent être capables d’enchaîner. On a envie de bien figurer en Ligue Europa mais le pain quotidien c’est le championnat. On va essayer d’enclencher une dynamique positive.

Vous avez opté pour une défense à trois à Marseille. Pourrait-on bientôt la revoir ?

On a mis ce système parce qu’on a les joueurs pour le faire. Au stade Vélodrome, on avait pu tenir le ballon et être très haut dans les couloirs. On avait réussi à déséquilibrer cette équipe marseillaise. C’est un schéma intéressant mais ce n’est pas vraiment une question de système. C’est surtout une question d’animation.

Laurent HESS