OL : les 4 effets néfastes de l’absence de Fekir contre Montpellier (0-0)

Bruno Genesio avait raison de craindre l’absence de Nabil Fekir contre Montpellier. Sans son capitaine, suspendu, l’OL s’est montré inoffensif en attaque.

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Un homme de moins devant

Plutôt que de remplacer Fekir poste pour poste, Genesio avait décidé, au coup d’envoi du match, de sacrifier le 4-2-3-1 mis en place à Geoffroy-Guichard pour un 4-3-3 au sein duquel Houssem Aouar et Tanguy Ndombélé étaient associés à Lucas Tousart dans l’entrejeu. Mais face à la meilleure défense de Ligue 1, se priver d’un élément offensif supplémentaire positionné entre les lignes n’était pas forcément un bon calcul.

Un jeu offensif stéréotypé

Par son positionnement, son aisance technique et son instinct collectif, Fekir apporte une touche de créativité à l’attaque des Gones. Sans lui, son entraîneur ne peut s’appuyer que sur des joueurs unidimensionnels, à l’image d’un Memphis Depay s’obstinant à foncer tête baissée sur son adversaire direct. L’ailier néerlandais a poussé le vice jusqu’à garder le ballon au lieu de l’envoyer dans la boîte à la dernière seconde…

L’individualisme est de retour

Avec onze buts inscrits depuis le début de la saison, Fekir est tout simplement le meilleur buteur de l’OL en championnat. Mais cette stat ne doit pas faire oublier l’apport collectif de l’international tricolore, qui n’hésite jamais à servir un partenaire mieux placé et rappelle par la voix la nécessité de jouer en équipe. Sans lui, Cornet, Mariano et Depay ont trop souvent « oublié » de combiner. Un mal récurrent cette saison…

Cornet ne convainc toujours pas

Bertrand Traoré laissé sur le banc au coup d’envoi, le principal bénéficiaire de l’absence de Fekir n’était autre que Maxwel Cornet, titulaire pour la deuxième fois seulement en championnat. Hélas, on ne peut pas dire que le joueur de 21 ans ait saisi sa chance. Tout ne fut pas à jeter dans sa prestation. On retiendra par exemple cette belle ouverture vers Depay, gâchée par ce dernier. Mais cela fait peu en 60 minutes…

Sylvain Opair