Girondins de Bordeaux : Giresse, Laslandes, Gillot… les anciens se lâchent !

Girondins : Alain Giresse dresse un bilan de la saison

Ce vendredi, L’Équipe a donné la parole à plusieurs figures des Girondins de Bordeaux. Qui n’hésitent à tacler la politique actuelle de leur club de coeur…

« Je souffre de voir ce que devient le club. » Alain Giresse ne passe pas par quatre chemins pour exprimer sa tristesse quand il s’agit d’évoquer les Girondins de Bordeaux. Ce dernier tente d’expliquer d’ailleurs ce qu’il ne comprend pas dans la situation actuelle d’un club qu’il a quand même fréquenté en tant que joueur entre 1970 et 1986. « La saison est très tourmentée, l’effectif a du mal à être renouvelé, poursuit l’ex-chouchou du parc Lescure. La jeunesse c’est bien, certes il y a un nouveau stade, mais ça ne suffit pas. Il faut avoir l’équipe qui va avec, et donc des moyens… Triaud correspond à la région, tout simplement. Je ne sais pas s’il est trop cool ou pas. Ce confort à la bordelaise, c’est une réalité, avec ses avantages et ses inconvénients, comme à Monaco. Nous, ça ne nous empêchait pas de gagner. »

Lilian Laslandes, qui avait proposé ses services à Willy Sagnol pour donner un coup de main aux attaquants, a été snobé et a lui aussi du mal à suivre le projet du FCGB, où il a évolué à deux reprises (1997-2001) puis (2004-2008). « Le discours n’est pas clair, assure l’ancien attaquant girondin. On joue avec des jeunes ou pas ? On prend des cadres expérimentés ou pas ? Au moins le public saurait à quoi s’attendre… »

« On peut rouler en Ferrari à 20 ans et en Twingo à 40, ça fout les glandes mais ça roule quand même »

Enfin, la parole est donnée à un certain Francis Gillot,  en poste de 2011 à 201 et accusé de tous les maux de la terre à l’époque. Sa métaphore de fin d’argumentation vaut le détour. « Je peux comprendre la colère des ultras mais vous pensez que Triaud et Tavernost font exprès que ça marche moins bien ? J’ai terminé 5e, 7e et encore 7e ; Sagnol, 6e la saison passée, on était dans les objectifs, je ne vois pas où est le problème. Les formateurs sont compétents, Bordeaux est tout simplement à sa place, avec des hauts et des bas. On peut rouler en Ferrari à vingt ans et en Twingo à quarante ans, ça fout un peu les glandes mais ça roule quand même », conclut-il. Pas de quoi se montrer très optimiste pour l’avenir…

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