OL – Stade de Reims (1-1) : 4 raisons de s’inquiéter à une semaine du derby

Si l’Olympique Lyonnais a évité de peu de concéder sa deuxième défaite de suite à domicile en 2019, les Gones n’ont pas rassuré face au Stade de Reims (1-1). Un nul qui confirme le marasme rhodanien de ce début d’année et qui inquiète franchement avant les deux déplacements à Toulouse et Saint-Etienne.

“Les zombies ont été repoussés à l’aller, maintenant finissez-les !” Du côté des Bad Gones, on avait déjà un peu la tête au derby face à l’ASSE dans neuf jours à Geoffroy-Guichard. Sur le pré, les hommes de Bruno Genesio n’ont pas franchement eu la réaction d’orgueil escomptée face à Reims (1-1). Opposé à d’autres Verts, les Gones ont évité la défaite de peu grâce à leur meilleure arme offensive du moment, Bertrand Traoré, dont la frappe contrée par Ghislain Konan a trompé Edouard Mendy. Malgré tout, il ressort de cette fraîche soirée de Décines quelques petits problèmes qui commencent sérieusement à en devenir de gros en ce début d’année. Analyse.

Nabil Fekir victime d’un gros bug de l’an 2019

Auteur d’un penalty raté face à Strasbourg mais également d’une prestation décevante qui l’avait remis sous le feu des critiques, Nabil Fekir n’était une nouvelle fois pas dans le coup lors de ses 45 minutes sur le pré face à Reims. Sans coup de rein ni imagination, le capitaine lyonnais a cédé sa place à Maxwell Cornet en deuxième période. Il n’a fallu qu’une minute à l’ancien Messin pour se montrer plus dangereux que le champion du Monde français…

Derrière, l’OL est trop facile à percer

Contre Strasbourg, l’OL était déjà rentré à 0-1 à la pause en ne concédant qu’une frappe (sur penalty). Bis répétita face à Reims où les Champenois n’ont pas eu besoin de 36 situations pour tromper Anthony Lopes. C’est simple, sur un dégagement du gardien Edouard Mendy et en seulement cinq touches de balle, Pablo Chavarria a, comme à l’aller, pris le meilleur sur ses chiens de garde pour tromper Anthony Lopes. Cette action, où les Rémois ont remporté successivement trois duels, traduit le manque d’agressivité coupable des Rhodaniens. La principale différence avec le match de Strasbourg, c’est que le portier lyonnais – qui fêtait sa 200e ce soir – a sauvé les meubles en remportant son duel avec Ojo à dix minutes du terme (81e).

Toujours les mêmes maux face aux blocs bas

On entend souvent le refrain. C’est aussi l’explication la plus souvent avancée pour expliquer l’incapacité de l’OL de faire respecter la hiérarchie face aux plus modestes à la maison : les Gones ont du mal face aux blocs bas. Or, Reims, cette saison, c’est LE bloc bas de Ligue 1. L’une des équipes à la possession la plus basse. L’une des quelques équipes capables de défendre à dix “dans la raquette” dès la 15e minute. Typiquement le genre d’équipe contre laquelle Lyon se plait à jouer “à la baballe”, à tourner autour sans trouver de solutions. Les hommes de Bruno Genesio n’écartent que rarement le jeu et ne se projettent que rarement vers l’avant à la récupération du ballon. Forcément à moins d’un éclair…

La VAR a changé de camp, l’OL dindon de la farce ?

A mi-saison, les premiers chiffres de la VAR révélaient que Lyon était l’équipe qui avait le plus bénéficié en sa faveur de cette nouvelle technologie. A croire que les arbitres se sont passés le mot pour rééquilibrer la balance. Contre Strasbourg, Benoît Bastien avait accordé un penalty très généreux à Jonas Martin. Là, Benoît Millot a fait encore plus fort en refusant un but à Bertrand Traoré pour un hors-jeu imaginaire puis en arbitrant en faveur de Yunis Abdelhamid qui a marché (involontairement) sur la cheville du Burkinabé dans la surface. Bien sûr, cela n’explique pas les poteaux de Strasbourg ou les duels ratés face à Edouard Mendy mais quand même…

Alexandre CORBOZ, au Groupama Stadium.