OM : ses débuts ratés, la jalousie du vestiaire, le niveau de la L1… L’interview sans filtre de Kevin Strootman

L'instant OM : plaidoyer pour Kevin Strootman

Alors que l’OM joue ce soir au Vélodrome sa fin de saison face à l’AS Saint-Etienne, son milieu hollandais Kevin Strootman est revenu sur six mois très compliqués.

Il a débarqué le 28 août moyennant 25 M€ et un gros salaire avec l’étiquette de star dans le dos. Seulement, Kevin Strootman a eu besoin de six mois pour s’adapter à son nouvel environnement. Et pendant ce laps de temps, les critiques ont fusé à son sujet. Le milieu hollandais revient dans L’Equipe du jour sur ses déboires.

Ses débuts ratés

« C’est trop facile d’avancer que les joueurs ont besoin de temps pour s’adapter. J’ai eu quelques problèmes physiques, mais cela ne peut pas servir d’excuse. J’ai sans doute sous-estimé la Ligue 1, je pensais que cela serait plus simple, or le niveau est élevé. Différent par rapport à l’Italien, où c’est plus tactique. Ici, c’est très physique, il y a beaucoup de un contre un, beaucoup de joueurs de qualité. »

Il n’est venu contre son gré

« On peut t’obliger à rejoindre une équipe si tu ne veux pas t’en aller, mais cela ne s’est pas passé comme ça pour moi. L’entraîneur (Rudi Garcia) m’a appelé, il me voulait, m’a transmis un bon feeling avec son discours, la direction aussi, ils me voulaient vraiment. Bien sûr, la Roma a acheté d’autres joueurs pendant ce mercato. Mais il ne s’agit pas de regarder le passé, c’est une question de nouvelle expérience. Après cinq saisons à Rome, Marseille est venu, un grand club avec de sacrés supporters, qui reste sur une finale d’Europa League. La Roma ne m’a pas chassé. »

La jalousie de certains partenaires

« Tu es nouveau, tu lis dans certains articles qu’ils ne sont pas contentes à cause de ton salaire, ce genre de choses. Peut-être que certains joueurs pensent ainsi. Je sais comment ça marche dans le football. Si vous jouez bien, l’équipe vous accepte. Si vous ne jouez pas bien, tout le monde va essayer de trouver des problèmes, des raisons… A moi de m’appliquer. Mes coéquipiers, le coach, le club, la direction me soutiennent, et je veux le leur rendre. Il est important pour moi de parler le français, de le comprendre. Pour mon anniversaire (le 13 février), j’ai essayé de faire un discours en français, à la fin, ils m’ont dit : « Bon, maintenant, tu peux nous le faire réellement en français ? » Ils se sont bien moqués ! »

R.N.