ASSE – SM Caen (2-1) : les 5 choses à retenir de la victoire face aux Normands

Surprise en première période sur une erreur de Stéphane Ruffier, l’ASSE a parfaitement su réagir pour finalement battre le SM Caen à Geoffroy-Guichard (2-1, buts de Khazri et Kolodziejczak). Analyse.

Débuts mitigés de la nouvelle formule offensive

Jean-Louis Gasset se devait d’apporter quelques changements après la lourde défaite de Paris. La réponse est intervenue dans l’animation offensive où, soutenu par le trio Hamouma – Cabella – Salibur, Wahbi Khazri a pris place en pointe en remplacement de Loïs Diony. Pendant 45 minutes, le plan n’a pas marché. Il faut dire que Romain Hamouma n’était pas dans le coup et que Rémy Cabella a multiplié les mauvais choix. Il aura fallu une accélération de Yannis Salibur (élément offensif le plus inspiré) pour obtenir un penalty au retour du vestiaire et permettre à Wahbi Khazri de retrouver le chemin des filets. En pointe, le Tunisien a quand même eu quelques difficultés à être trouvé.

Ruffier, une boulette sans conséquences

Ces dernières semaines, on a beaucoup critiqué (et à juste titre) l’axe central Perrin – Subotic. Souvent, Stéphane Ruffier a rattrapé les coups. Contre Caen, le Bayonnais était un peu moins inspiré et sa faute de main coupable, sur une frappe anodine de Fayçal Fajr, aurait pu coûter cher à l’ASSE. A l’instar des supporters ligériens, qui l’ont vite remis dans le match en l’encourageant, on en voudra pas au gardien des Verts, lequel a tellement rapporté de points à son équipe ces dernières années qu’il peut se permettre un jour sans … sans conséquences pour son équipe.

Kolodziejczak s’est vengé d’Amiens

Contre Amiens, Timothée Kolodziejczak avait vu son premier but dans le Chaudron invalidé par la VAR suite à une poussette dans la surface. Cette fois-ci, le défenseur prêté par Tigres n’est pas fait prier au moment de donner l’avantage aux siens d’un but de raccroc. Qu’importe la note artistique, ce but est capital pour les Verts puisqu’il valide la réaction orgueil intervenue en seconde période…

Debuchy, ça fait du bien

De retour de blessure, Mathieu Debuchy a une nouvelle montré combien il était fondamental dans le jeu des Verts. Le danger est principalement venu de son couloir où, associé à Yannis Salibur, l’international tricolore a enquillé les courses et les bons centres. Dommage que Wahbi Khazri ne soit pas davantage un finisseur dans les six mètres…

Nordin – Diony, le banc a apporté

Jean-Louis Gasset l’avait dit : il comptait lancer les jeunes. Remplaçant d’un Yannis Salibur excellent mais qui a fini sur les rotules, Arnaud Nordin a redynamisé le couloir droit sur la fin. Sur le banc au coup d’envoi, Loïs Diony n’a pas non plus pris ombrage de la décision de son coach, effectuant une entrée intéressante et se créant deux énormes situations coup sur coup (83e et 86e). Ses appels ont été intéressants. Avec plus de confiance, ce genre d’actions finira au fond…

Arnaud Carond