RC Lens : les 5 flops les plus retentissants de l’histoire du club

Sans faire de mauvais jeux de mots, le RC Lens est une mine d’or quand il s’agit d’évoquer les recrutements un peu foireux. La rédaction de « But ! Football Club » a livré son classement des cinq pires coups de l’histoire.

1. Sauveur Agostini (1980-1982)

Pour les fans lensois, il restera dans l’histoire comme l’ailier qui ne marquait jamais. Formé au Sporting de Bastia, l’attaquant corse est remarqué par les dirigeants alors qu’il évolue au Montpellier Paillade SC, en deuxième division. Héroïque lors du parcours du club en Coupe de France où il fut l’un des grands artisans de l’élimination lensoise, Sauveur débarque dans l’Artois avec trois ans de contrat et auréolé d’une flatteuse réputation qu’il ne confirmera jamais. En 73 apparitions sous le maillot « Sang et or », il ne score que deux fois. Ses deux uniques buts en première division. Jamais prénom n’aura été aussi mal porté…

2. Nenad Grozdic (2000-2001)

De Zidane, Grozdic partage la calvitie précoce… Et c’est à peu près tout ! Alors international yougoslave (11 capes) lorsqu’il débarque dans le Nord de la France, le milieu de terrain est le symbole de cette « gueule de bois » d’après le titre 1998 qui a touché le recrutement du RCL. Acheté 35 millions de francs à l’époque au Vitesse Arnhem, l’intéressé ne joue que dix matches sous les ordres de Rolland Courbis ava       nt de filer libre à Ferrol, en D2 espagnole. La suite de sa carrière ne sera qu’une vaste série de choix foireux qui l’enverront en Serbie (RAD Belgrade), en Turquie (Bursaspor) et dans les bas-fonds du championnat autrichien.

3. Radek Bejbl (2000-2002)

Finaliste de l’Euro 1996 avec la République Tchèque, star au pays sous les couleurs du Slavia Prague et évoluant avant de rejoindre Lens à l’Atlético Madrid. Pour lui, Gervais Martel déboursa 22 millions de francs. A cette époque, le milieu de terrain – actuellement sélectionneur des U18 tchèques – sort d’une relégation avec le club ibérique. Aligné à 25 reprises en L1 avec Lens, il sera tout proche de réaliser la passe de deux. La saison suivante, sous la coupe de Joël Muller, il disparait du onze (1 apparition) avant de rentrer dans son club formateur et de s’y relancer.

4. Dagui Bakari (2002-2005)

Révélé au Mans et découvert par le grand public sous les couleurs du LOSC, le longiligne attaquant ivoirien (1m93) passe à l’ennemi à l’été 2002. Il est alors présenté comme « la grande recrue » du Mercato lensois. Rapidement raillé par les supporters pour son inefficacité devant le but et tout proche de décrocher le « Ballon de plomb » dans la foulée, Bakari connait trois saisons compliquées sportivement… Et voit même son prêt au Real Valladolid capoter au bout de dix jours en mars 2014. Lâché à l’AS Nancy-Lorraine quelques semaines plus tard, il sera contraint d’arrêter sa carrière quelques jours plus tard pour une anomalie cardiaque à 31 ans. Quand ça ne veut pas…

5. Dejan Milovanovic (2008- janvier 2013)

Arrivé en 2008 en provenance de la grande école de l’Etoile Rouge de Belgrade, le Serbe est l’erreur de casting par excellence. Alors que le Racing pensait avoir fait signer pour cinq ans un meneur de jeu dans la grande lignée des artistes yougoslaves, c’est un joueur d’une lenteur incroyable – seulement bon sur coup de pieds arrêtés – qui a débarqué à la Gaillette. Pourtant, « Milo » avait réussi ses débuts en marquant d’une frappe des 30 mètres pour son premier match en L2 mais la suite s’avère un long chemin de croix de quatre ans entre le banc et des prêts peu fructueux à Belgrade ou Panionios (D1 grecque). Aujourd’hui, le milieu de terrain a 30 ans et évolue dans le modeste club de Vozdovac (D1 serbe).

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