À LA UNE DU 18 AOûT 2026

OM – Mercato : les négociations avec Pickeu ne seraient qu’un écran de fumée

Depuis que la révélation des premiers contacts entre Basile Boli et Olivier Pickeu ont fuité, on ne parle que de l’arrivée de l’ancien dirigeant du SCO d’Angers à l’OM. Il deviendrait le fameux ‘Head of Football’ voulu par Jacques-Henri Eyraud pour prendre la suite d’Andoni Zubizarreta, vendre pour cher et recruter à moindre coût.

Mais et si toute cette agitation, relayée par des médias comme L’Equipe ou La Provence, a priori plutôt bien informés sur la question, n’était qu’un écran de fumée ? C’est la théorie partie hier soir des réseaux sociaux, via un commentaire du plutôt fiable compte Twitter omunitedom : ‘Si c’est Pickeu, je ferme me compte”¦ à‡a voudrait dire que mes sources ne sont pas fiables’.

Les supporters de l’OM l’ont harcelé de questions pour savoir ce que cachait ce commentaire mais rien à faire, le propriétaire du compte a refusé d’en dire plus. Tout ce que l’on comprend, c’est qu’Olivier Pickeu ne serait donc pas la seule piste des dirigeants marseillais. Et peut-àªtre màªme pas la mieux placée sur la short list de ‘JHE’”¦

PSG : le capo des ultras le confesse, Neymar continue de diviser le Parc

On se souvient que le 14 septembre dernier, pour la réception de Strasbourg (1-0), le Parc des Princes avait préparé un accueil des plus houleux à Neymar. Le Brésilien avait passé son été à multiplier les provocations afin de forcer son départ du PSG pour rejoindre le FC Barcelone. Mais le deal ayant capoté, il avait dû faire amende honorable et affronter la colère des tribunes.

Face aux Alsaciens, le Ney avait eu droit à des banderoles assassines et à des sifflets à chaque fois qu’il touchait le ballon. Ce qui ne l’avait pas empêché de marquer le but de la victoire dans les dernières secondes. Des exploits, il en a réalisés bien d’autres durant la saison. Mais comme l’a expliqué le capo du Collectif Ultras Paris, Romain Mabille, à France Football, Neymar continue de diviser”¦

‘Tu ne peux pas lancer n’importe quoi n’importe quand. La tribune pourrait ne pas réagir et ça ferait un flop. Prenons l’exemple de Neymar qui met un but. C’est impossible de lancer le chant pour lui. Même si la moitié lui a pardonné, il y a le risque qu’une autre partie le siffle ou ne comprenne pas. Un capo doit être le reflet de sa tribune, et pour ça, il doit la connaître, savoir comment elle va réagir.’

Girondins : quand Alain Giresse encense les supporters de l’OM

On connaà®t la forte rivalité opposant supporters de l’Olympique de Marseille et des Girondins de Bordeaux. Du coup, les joueurs ou légendes de chaque club évitent de complimenter le camp d’en face. Màªme Alain Giresse, qui a passé deux décennies dans le club de son cÅ“ur avant de finir sa carrière à l’OM de 1986 à 1988, évite de se montrer trop laudatif. Sauf pour ce qui concerne le public phocéen”¦

‘France-Portugal (demi-finale de l’Euro 84, 3-2 a.p., le 23 juin 1984), à§a dépasse largement, au baromètre de l’intensité, tout ce que j’ai pu connaà®tre, a-t-il expliqué dans le France Football du jour. On était dans un cratère. La ferveur marseillaise était une réalité qui reste difficile à traduire. Màªme à 2-1 pour le Portugal, on s’est toujours senti soutenus. Dans ces moments-là , à§a compte énormément.’

‘La foule a été un levier psychologique. A Marseille, le public est capable de créer cet environnement, de mettre l’équipe en position de gagner. Toi, tu prépares le match. Eux t’apportent le dernier élément.’ Avant de hurler à la trahison, les supporters girondins doivent savoir que leur ancien meneur de jeu cite aussi FCGB-Juventus (2-0) parmi ses plus belles ambiances.

FC Nantes – Mercato : un protégé de Gourcuff prolonge jusqu’en 2024 (officiel)

Arrivé au FC Nantes à l’été 2018, Kader Bamba n’a pas mis beaucoup de temps pour mettre tout le monde d’accord. Lors de sa première saison, il a permis à la réserve de remporter le titre en National 2. Et lors de sa deuxième, il a explosé sous les ordres de Christian Gourcuff, étant un artisan majeur du beau parcours des Canaris, qui ont certes terminé à la 13e place en L1 mais à seulement quatre longueurs de l’Europe.

Sous contrat jusqu’en 2022, l’ailier de 26 ans vient de prolonger son bail de deux ans. Devenu un élément clef du FCN, celui qui a joué 30 matches toutes compétitions confondues, marqué son premier but en L1 au Vélodrome et délivré trois passes décisives s’inscrit donc sur la durée en Loire-Atlantique.

‘Je suis évidemment ravi de prolonger mon contrat avec le FC Nantes !, a-t-il déclaré sur le site officiel. Je tiens à remercier la direction et le staff pour la confiance accordée. J’ai pu faire mes grands débuts en Ligue 1 cette saison et j’ai désormais hâte de retrouver mes coéquipiers et les supporters pour la saison prochaine. Allez Nantes !’

ASSE – Mercato : comment les Verts ont géré le dossier Aouchiche

Disposant de faibles moyens sur le marché des transferts, l’ASSE tient sa première recrue depuis jeudi dernier avec Jean-Philippe Krasso. Révélation de la dernière édition de la Coupe de France avec à‰pinal, l’attaquant de 22 ans, auteur de 4 buts dans la compétition, avait tapé dans l’oeil de Claude Puel lors du quart de finale opposant les Verts à l’équipe de National 2. Le joueur avait réduit le score pour les Spinaliens, sur penalty.

Passé par Lorient où il a connu Denis Bouanga, et Schiltigheim, Krasso avait aussi inscrit un doublé, au tour précédent, face à Lille (2-1). En fin de contrat fédéral avec le club vosgien au 30 juin, il a choisi l’ASSE plutôt que Nancy, qui le convoitait également, et s’est engagé pour trois ans. L’ASSE n’a rien eu à débourser pour son arrivée.

Le joueur est séduit par le projet

Ce ne sera pas le cas pour Adil Aouchiche, et ce màªme si le jeune milieu du PSG est en fin de contrat. But Sainté révélait il y a deux semaines que la pépite était au cÅ“ur du projet de Puel, et qu’elle avait fait marche arrière alors que son contrat était en cours de rédaction. Depuis, Aouchiche, suivi depuis de longs mois par les Verts, est venu à L’Etrat. C’était vendredi dernier, afin de visiter les installations du club forézien, en compagnie de son père et de son agent.

Après avoir passé sa visite médicale à l’Hôpital Nord de Saint-Etienne, le joueur de 17 ans, auteur d’une belle campagne de Youth League (1 but, 2 passes décisives) et buteur en Coupe de France avec le PSG cette saison, est reparti sans s’engager avec l’ASSE, mais il a pu mesurer de plus près ce qui l’attendrait chez les Verts, où Puel le désire fortement.

Les Verts étudient le financiement de l’opération

Le Castrais souhaite faire du joueur le symbole de sa nouvelle politique, tournée vers la jeunesse, mais le club doit trouver des solutions financières pour finaliser l’opération, alors qu’Aouchiche demande une prime à la signature commise entre 3 et 4 millions d’euros. Les dirigeants stéphanois doivent composer avec une forte concurrence puisque Rennes, Bordeaux, la Fiorentina, Leicester, Arsenal, le Real Madrid et le Barà§a seraient également sur les rangs, le LOSC s’étant pour sa part retiré.

Dernier effort en date pour l’ASSE : trouver avec le clan Aouchiche un accord sur l’éventuel pourcentage du joueur à la revente. Les discussions se poursuivent….

Laurent HESS

FC Nantes : un flop monumental inspire le Stade de Reims

Il y a un an, le FC Nantes avait suscité un vent de controverse chez ses propres supporters en repensant le logo du club comme un projet marketing. Résultat : les Canaris s’étaient retrouvés avec un logo ressemblant curieusement à celui de la Juventus de Turin. Loin de l’identité des Jaune et Vert.

Un an plus tard, c’est au tour du Stade de Reims de revoir son blason… Et, si l’on en croit ‘EcoFoot’, il est aussi question de retravailler la marque champenoise autour d’un logo modernisé, avec le risque d’un flop aussi retentissant que celui du FCN.

Du côté des fans, l’idée est bien évidemment assez loin de faire l’unanimité et beaucoup redoutent de voir le résultat final…

OM : Dugarry vole dans les plumes de Payet

Dans un entretien au ‘Journal de l’Ile de la Réunion’, le milieu offensif de l’OM Dimitri Payet est revenu sur la question sensible des baisses de salaire dans le football franà§ais. Sollicité par son président Jacques-Henri Eyraud pour faire un effort de guerre face à la crise du coronavirus, Dimitri Payet a refusé et il s’est justifié : « Ma position était claire et nette. Le joueur que je suis est aussi père de famille. Comme toute personne, j’ai des crédits importants à honorer, des engagements à tenir. Mon rôle est de défendre mes intéràªts et ceux de ma famille, sans pour autant mettre en péril le club pour qui tout le monde connaà®t mon attachement ».

Des propos qui ont suscité un vent d’indignation chez beaucoup d’observateurs du fait du salaire important de l’ex-international tricolore (500 000€ brut par mois), que Christophe Dugarry a taclé ce lundi sur RMC.

‘Qu’il n’ait pas envie de baisser son salaire, je peux le comprendre. Mais ce qui me dérange le plus, c’est la forme, a déploré l'ancien Marseillais. Nous expliquer qu’il a des crédits à rembourser, dans la situation actuelle et màªme en temps normal, tu ne peux pas dire à§a. Comment tu peux àªtre aussi détaché du monde dans lequel tu vis ? Les gens qui viennent te voir dans les tribunes, tu te rends compte de ce qu’ils vont penser de toi, de ce qu’ils vont penser sur ton caractère et ta personnalité ? C’est ahurissant d’avoir un tel raisonnement et de le dire. C’est ahurissant de se regarder autant le nombril et de n’en avoir autant rien à foutre du monde qui t’entoure et des difficultés de la vie au quotidien’…

ASSE : Pierre Ménès a de gros doutes sur Puel

Avec la présence dans l’organigramme de Xavier Thuilot et désormais de Jean-Luc Buisine, Claude Puel s’est entouré de deux hommes de confiance de son époque au LOSC, lui qui fait aussi partie du CA de l’ASSE depuis son arrivée chez les Verts à l’automne dernier, tout comme Thuilot.

Le Castrais jouit d’un salaire sans précédent dans le Forez, et des pleins pouvoirs, ce qui a fait l’objet d’un débat dimanche soir sur le plateau du Canal Football Club. « Puel a une mission, il va partir sur ses idées, sa stratégie, et on le jugera sur ses résultats, comme tous les coachs. L’ASSE va démarrer un nouveau cycle avec lui », a d’abord commenté Jocelyn Gourvennec.

Et Pierre Ménès s’est voulu plus circonspect… « Puel a mis tous les cadres au placard à son arrivée. Ce n’était plus le Club Med mais à§a n’a marché que deux mois, a commenté le consultant. Après, on s’est demandé si les Verts n’allaient pas descendre. Je trouve risqué de donner les pleins pouvoirs à un mec qui sort d’une saison comme à§a. »

ASSE, PSG, OL : les finales de Coupes avec des spectateurs, pourquoi on peut y croire

La finale de Coupe de France entre l’ASSE et le PSG et celle de la Coupe de la Ligue entre le PSG et l’OL pourraient se jouer avec des spectateurs. Avec les dernières déclarations du premier ministre Edouard Philippe, jeudi dernier, l’espoir d’assister à ces finales au Stade de France en présence de supporters renaà®t, en tout cas. Edouard Philippe l’a annoncé : les événements de sports collectifs et de contacts sont interdits jusqu’au 21 juin et les stades restent fermés au public jusqu’à cette màªme date. Mais il est possible, suivant l’évolution de la situation sanitaire, que les spectateurs soient autorisés à assister de nouveau aux matches dès cet été. « J'espère que le début de la saison prochaine se fera bientôt dans des conditions normales », a en effet expliqué le Premier Ministre.

Maracineanu : « On fera tout pour que à§a puisse se faire »

Dans la foulée, Roxana Maracineanu, la Ministre des Sports, a elle aussi donné des nouvelles assez rassurantes concernant le retour des spectateurs dans les stades. « Il va falloir voir comment ce nombre va pouvoir évoluer en fonction de la circulation du virus en France, a-t-elle expliqué. Et essayer de voir si, dans le monde professionnel, il y aura la possibilité d'organiser des matches fin juillet, peut-àªtre màªme avant, et si des diffuseurs seront intéressés. On fera tout pour que à§a puisse se faire. Avec le public qui pourra àªtre autorisé à rentrer dans ces stades. Aujourd'hui, c'est moins de 5000 personnes, peut-àªtre que ce nombre sera amené à évoluer. ”˜’

ASSE (Débat) : les premières infos Mercato sont-elles inquiétantes ?

Un peu, mais j’ai confiance en Puel

« C’est sûr que les premières infos ne sont pas vraiment réjouissantes… Mais qu’y a-t-il de surprenant à ce que les joueurs les plus performants soient sollicités, à commencer par Fofana et Bouanga ? Ce qui m’inquiète, c’est avant tout l’état des finances, qui va sans doute contraindre les dirigeants à se séparer d’un ou deux de leurs meilleurs éléments, comme ils l’ont déjà fait ces derniers mois avec Saliba, Cabella ou Selnaes. Le prix à payer pour avoir dépensé sans compter, sous l’ère Gasset, en faisant flamber la masse salariale comme jamais, et pour avoir investi, avant, sur des flops retentissants (12 M€ investis à l’été 2017 sur le duo Diousse-Diony!).

De bons joueurs, il y en a aussi dans les divisions inférieures

J’espère que l’ASSE ne s’affaiblira pas trop, et qu’elle pourra se délester d’un ou deux éléments encombrants, màªme si je ne me fais pas trop d’illusions pour certains. Le cas Ruffier me paraà®t àªtre le plus préoccupant, et de loin. Pour Perrin, je pense qu’une solution sera trouvée, avec un salaire revu à la baisse pour Loà¯c. Côté arrivées, ce Mercato démarre avec l’achat de Kolo, facturé 4,5 M€, un montant bien au-delà du marché post confinement, surtout vu les états de service du défenseur en 2019-20. Dur, très dur. Krasso (Epinal), lui, est un pari. Si son nom ne fait pas ràªver, Puel a déjà prouvé son savoir-faire pour offrir une deuxième chance à des joueurs recalés de centre de formation, à l’image de Bauthéac, que l’on connait bien à « Sainté ». Des bons joueurs, il y en a à tous les niveaux. Il y en a màªme quelques uns, aussi, dans l’effectif stéphanois…

Laurent HESS

Comment pouvait-il en àªtre autrement ?

« Déjà , avant la crise du coronavirus, il y avait matière à s’inquiéter pour l’économie pas franchement pérenne des Verts. Un club qui était dans l’obligation de dégraisser ses sénateurs du vestiaire pour partir sur un nouveau cycle. Le Covid-19 n’a fait qu’accentuer le souci. Pour payer les salaires et combler le manque à gagner des droits TV, l’ASSE a pris un crédit bancaire garanti par l’Etat en plus du crédit bancaire qu’il avait déjà . Creusant une dette désormais supérieure à 30 M€, remboursable… sur les futurs droits TV ainsi que sur ses transferts. Le serpent se mord la queue et creuse déjà ses soucis pour le futur.

Les Verts vont àªtre obligés de vendre et de faire des paris

Mais cette crise économique mondiale va avoir un effet sur les prix pratiqués au Mercato et on peut d’ores et déjà prédire un éclatement de bulle dans lequel vivait le football professionnel. Si Bernard Caà¯azzo en est réduit à prier pour que les autres championnats se terminent, c’est aussi et surtout parce qu’il espère que les Anglais, Allemands, Espagnols ou Italiens iront acheter ses joueurs… En maintenant des prix élevés. Ce qui ne sera pas forcément le cas. Dès lors pas étonnant que Stéphane Ruffier, Wahbi Khazri ou Yann M’Vila deviennent difficiles à vendre aux tarifs souhaités…

Sous Jean-Louis Gasset, l’ASSE a vécu son bonheur dans l’instant sans penser aux lendemains. Sans valoriser suffisamment de jeunes talents pour rentrer dans un cercle vertueux. Désormais, vient le temps des paris : des Jean-Philippe Krasso, des Saà¯d Arab… Ces joueurs à qui le monde professionnel avait choisi de tourner le dos il y a quelques années et qui se voient offrir une seconde chance d’exploser. Pas impossible que à§a fonctionne : Franck Ribéry, Mathieu Valbuena ou Wissam Ben Yedder sont issus de ce monde-là . Mais on est quand màªme sur du pari ultra-risqué. La vie que le Sainté de Claude Puel a choisi de mener. »

Alexandre CORBOZ