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Flashback, il y a un an : OM-Rabiot : la réconciliation impossible, symbole d’une ère révolue

Par Wladimir DELCROS - 25 Août 2026, 10:08
Flashback, il y a un an : OM-Rabiot : la réconciliation impossible, symbole d’une ère révolue

Il y a tout juste un an, le feuilleton Rabiot enflammait Marseille, entre espoirs de réintégration et fermeté de la direction. Aujourd’hui, l’OM n’a plus le luxe du cas particulier : la réalité économique dicte sa loi à l’ensemble du vestiaire.

Quand l’OM rêvait encore d’imposer ses règles

À la même époque l’an dernier, la Commanderie vibrait au rythme d’un psychodrame XXL : la possible réintégration d’Adrien Rabiot, écarté pour une altercation avec Jonathan Rowe après une défaite à Rennes. Pablo Longoria et Medhi Benatia avaient affiché une fermeté absolue, insensibles aux excuses du milieu français et aux appels du pied de son clan pour une prolongation. De Zerbi, alors coach, laissait la porte entrouverte mais indiquait que la décision appartenait au club, pas au vestiaire. Le feuilleton avait tout du roman marseillais : un joueur au talent reconnu, des dirigeants intransigeants, un mercato sous tension et une mère omniprésente dans les négociations. Bref, l’OM pouvait encore se payer le luxe d’un bras de fer, triant sur le volet ceux qui avaient leur place dans le projet, quitte à s’asseoir sur une belle valeur marchande ou à voir filer des profils recherchés en Europe.

Un an plus tard : le temps des choix contraints

Douze mois plus tard, le décor a changé. L’OM n’a plus ni le temps ni la surface pour gérer les états d’âme individuels : le club doit vendre, partout, et vite. L’exigence n’est plus de préserver l’identité collective ou de trancher dans le cas par cas, mais de réduire une masse salariale devenue insoutenable. Les noms qui circulent – Igor Paixao, Amine Gouiri, Pierre-Emile Höjbjerg – ne sont plus des « cas » à gérer pour l’exemple, mais des « actifs » à monnayer pour rééquilibrer les comptes. Frank McCourt exige des départs, le staff n’a plus vraiment son mot à dire, même quand il s’oppose à la vente d’un cadre. L’urgence structurelle a remplacé la discipline de vestiaire. Le mercato marseillais se joue désormais à quitte ou double sur la dernière ligne droite, avec des pistes bloquées tant que les ventes ne sont pas actées. Le contraste est frappant : là où l’OM pouvait, il y a un an, tenir bon face à un Rabiot, il doit aujourd’hui s’adapter à la pression des acheteurs, qu’ils viennent d’Arabie saoudite ou d’ailleurs. Ce flashback révèle une bascule : l’OM n’est plus ce club qui maîtrise son destin, mais une équipe contrainte de faire des concessions douloureuses pour survivre sur le marché. La fermeté d’hier a cédé la place à la résignation d’aujourd’hui.

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