ASSE - Exclu BUT ! : Son début de saison, ses objectifs... Zaydou Youssouf se confie (2e partie)
Zaydou YoussoufCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
CONFIDENCES

ASSE - Exclu BUT ! : Son début de saison, ses objectifs... Zaydou Youssouf se confie (2e partie)

Opéré du genou en début d'année et de retour d'une longue indisponibilité, Zaydou Youssouf s'est confié à « But ! Saint-Etienne » sur le début de saison des Verts, le nouveau cycle impulsé par Claude Puel, sa convalescence et son changement de statut.

But ! : Zaydou, comment va votre genou aujourd'hui ?

Zaydou YOUSSOUF : Il va bien. Je suis content. Cela va bientôt faire sept mois que j'ai été opéré. Mon genou répond bien. Je fais ce qu'il faut pour le renforcer, qu'il ne me gène vraiment plus. Je pense que ça va continuer...

Vous vous étiez blessé en fin d'année 2019 à Strasbourg mais vous n'avez été opéré qu'un mois et demi plus tard. Que s'est-il réellement passé avec vous ?

Face à Strasbourg, j'ai ressenti un craquement. Craquement qui s'est suivi d'une gêne. Avec le doc, on a fait le point. D'abord on a essayé d'éviter l'opération en passant par une plage de repos. Cela n'avait pas fonctionné. Même si j'avais repris la course et les entraînements, la gêne était toujours présente. En concertation avec le staff médical, on avait pris la décision de me faire opérer. Mon genou était trop instable. Je ne pouvais pas continuer avec les ligaments touchés. J'avais quand même le croisé postérieur qui était rompu...

C'était la première fois de votre carrière que vous restiez sur le flanc aussi longtemps. Comment avez-vous abordé cette convalescence alors que la France entière était confinée à la maison ?

C'était très particulier à vivre. Le confinement, c'était quelque chose qu'on ne pouvait pas contrôler. Je me suis vite retrouvé isolé, à devoir m'adapter pour poursuivre le travail. J'avais le doc tous les jours au téléphone. Je voyais le staff médical deux à trois fois par semaine pour faire le point. Je ne me suis jamais senti abandonné. Au contrairement, ça s'est même passé super bien.

Mais comment passe-t-on des soins et d'une réathlétisation classique au système D du travail à domicile ?

Déjà j'avais récupéré un peu de matériel au centre d'entraînement pour pouvoir travailler chez moi. J'avais un programme d'exercice très clair à tenir. Assez vite, j'ai pu revenir à l'Etrat pour accélérer ma réathlétisation. J'ai pu alterner le travail dans les installations du club et à la maison. Cela m'a plutôt bien réussi. On m'avait dit qu'il y avait un délai de six à sept mois pour reprendre la compétition. Je suis revenu au mois d'août. Je suis toujours resté parfaitement dans les temps.

Comment avez-vous abordé cette période mentalement ?

Au début, j'ai pris un coup de massue sur la tête. Après j'ai appris à relativiser. Les blessures font partie de la vie d'un footballeur. Pour moi, c'est arrivé en décembre dernier et cela m'a forgé un mental. Aujourd'hui, j'ai gagné en maturité et je n'ai plus qu'une envie : jouer au foot.

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« J'ai conscience de l'attente des gens »

On dit qu'il fait généralement six mois pour revenir d'une blessure de six mois. Est-ce qu'on reverra le meilleur Zaydou Youssouf en 2020 ?

J'avais déjà entendu cette phrase des docteurs concernant les longues blessures. Aujourd'hui, je me sens bien mais je ne suis pas encore à 100%. Je fais tout pour revenir vite à mon niveau. J'espère que vous pourrez voir le vrai Zaydou Youssouf le plus vite possible. Je me donne les moyens. On verra match après match comment je me ressens.

En un an vous êtes passé de jeune en devenir au statut de milieu le plus expérimenté de l'effectif. Comment vivez-vous ce changement ?

Je ne me prend pas la tête avec ça. C'est vrai que je compte plus de 50 matches en professionnel et c'est plus que mes coéquipiers au milieu. Ce n'est pas pour ça que je vais être différent. J'essaie d'apporter ce que je sais faire, sans trop en faire justement. Même s'il peut m'arriver de donner quelques conseils aux plus jeunes, je ne suis pas quelqu'un de très expansif. Je ne parle pas beaucoup, je ne vais pas me mettre à motiver les joueurs. J'essaie surtout de me donner à fond sur le terrain. C'est le plus important.

L'an passé, votre arrivée à l'ASSE s'est faite sans pression ou presque. Avez-vous conscience que cette année sera très différent du fait de ce que vous avez pu montrer en fin d'année 2019 ? Les gens vous attendront comme l'un des leaders du milieu...

Est-ce que j'ai conscience de ça ? Oui. Maintenant je ne vais pas me mettre de pression excessive. Je vais donner le maximum, jouer avec mes qualités tout simplement. Je ne prends pas ça comme une excuse mais j'ai été blessé six mois et j'ai encore beaucoup de travail pour revenir à mon meilleur niveau.

A titre personnel, l'objectif est de revenir en équipe de France Espoirs ?

A plus long terme sur la saison oui. Comme je ne suis pas à 100%, je pense que ce sera compliqué d'être appelé sur les prochaines sélections. Je n'ai pas renoncé aux Espoirs. Le maillot bleu, c'est quelque chose qui me tient à cœur. Cela passera par mes performances en club. D'abord il faut que je sois le plus performant possible. La suite, on verra...

Vous êtes bi-national, avec la possibilité de rejoindre la sélection des Comores qui vous a sollicité en fin d'année dernière. Comptez-vous donner une réponse rapide aux Cœlacanthes ?

Ce n'est pas une question que je me pose aujourd'hui. Pour l'instant, je suis focalisé sur les Espoirs. Dans le foot, il est difficile de se projeter dans l'avenir. Il se passera ce qu'il se passera. Pour l'instant, ce sont les Bleuets. Il y a des qualifications pour l'Euro 2022 et mon esprit est sur ç