À LA UNE DU 17 AOûT 2026

OL : pourquoi les Lyonnais ne pouvaient pas battre Dijon

Mais pouvait-il en àªtre autrement ? Pas vraiment….

Les temps sont durs et les statistiques affluent. Qui tentent, bien entendu, de prouver dans quel état se situe aujourd’hui l’OL, incapable de battre Dijon, samedi, pour les grands débuts de Rudi Garcia. On sait qu’avec ce match nul, 0-0, les Lyonnais ont égalé un triste record et poussé leurs plus fanatiques soutiens à un sacré travail de mémoire.

Car pour retrouver trace de 8 matches de Ligue 1 consécutifs sans victoire, il faut remonter, tenez-vous bien, à la saison 1977-1978. Cela laisse donc espérer un succès, enfin, le week-end prochain avec la venue du FC Metz au Groupama Stadium. En attendant, et la statistique est également donnée par l’incontournable compte twitter Opta, il ne fallait pas espérer grand-chose du premier match de Rudi Garcia à la tàªte de l’équipe première.

Jamais de succès lors du premier match

Ce ne sont que des chiffres, certes, mais ce dernier n’a jamais remporté son premier match sous ses nouvelles couleurs en France. 0-0 à Nancy, lorsqu’il dirigeait le LOSC. 0-0 au Parc des Princes, face au PSG, lorsqu’il avait pris, en cours de saison, les ràªnes de l’Olympique de Marseille. Score similaire, et presque sans surprise, samedi dernier face au DFCO avec l’OL…

L.T.

 

OM : ces deux joueurs qui ont frappé fort face à Strasbourg (2-0)

Pas un grand match, certes, mais l’occasion pour deux éléments d’André Villas-Boas, de marquer des points.

C’est certes jeune, mais déjà productif. Et à§a laisse espérer des lendemains qui chantent à un entraà®neur en mal de solutions défensives. On parle ici de la charnière centrale de l’OM, Kamara-Caleta-Car, qui hier soir, face au RC Strasbourg a été déterminante. Quant au résultat (2-0), bien entendu, et dans l’esprit, également, d’André Villas-Boas, le coach phocéen, qui pourrait décider de la maintenir en place tout au long de la saison.

Au-delà de son but, en tout début de match, Boubacar Kamara a joué 56 ballons, pour en gagner 14, en perdre 9, et afficher un pourcentage de 90% de passes réussies. Des chiffres similaires pour le Croate, Duje Caleta-Car qui, si il ne fait pas toujours preuve de régularité, a été précieux 90 minutes durant face aux Alsaciens. 50 ballons joués, 13 gagnés, 3 perdus (seulement) et 94% de passes réussies.

Reste désormais à savoir si cette charnière peut résister à une autre opposition que celle proposée par le RCSA. Ca tombe bien, le Clasico face aux stars offensives du PSG, c’est le week-end prochain.

L.T.

Stade Rennais : le coup de moins bien des Rennais en trois noms

Un revers qui plonge la formation de Julien Stéphan dans le seconde partie du classement.

Le constat est récurrent cette saison : le Stade Rennais propose du jeu, les joueurs de Julien Stéphan se procurent des occasions, mais le résultat n’est jamais celui espéré. Confirmation, hier en fin d’après-midi, avec cette défaite concédée en toute fin de match sur la pelouse de l’AS Monaco (2-3), alors que les Rennais avaient les moyens de ramener, au moins, un point.

Bourigeaud et Grenier sont moins bien

Résultat, le doute s’installe peu à peu et les regards, voir màªme les critiques, s’attardent sur trois éléments clés du dispositif de Julien Stéphan. Deux d’entre-eux évoluent au milieu de terrain : Benjamin Bourigeaud et Clément Grenier. Au stade Louis-II, le premier a gagné 5 ballons pour en perdre…17. Quant à Grenier, lui, il en gagné 3 et en a perdu 14…

Un autre joueur n’échappe pas, ou plus, à ce constat : Mbaye Niang. Rarement trouvé, et encore moins de bonnes conditions, l’attaquant a hier exposé son mal-àªtre actuel avec 31 ballons joués, seulement, pour 5 gagnés et 15 perdus.

L.T.

 

Real Madrid – Mercato : Zidane a une monnaie d’échange possible pour Pogba

Alors que Toni Kroos, lui, jouirait d’une grosse côte du côté de MU…

Zinédine Zidane, qui aimerait attirer Paul Pogba au Real Madrid, a rencontré le joueur de MU à Dubaà¯. Un cliché où l’on peut voir les deux franà§ais discuter au bord d'une piscine a été publiée par le Daily Mirror vendredi. Selon The Sun, le club mancunien se résigne à perdre Pogba et il ciblerait son successeur au sein du Real Madrid, avec Toni Kroos.

Kroos toujours ciblé par MU

« L’Allemand plait beaucoup à Old Trafford, depuis qu’il était au Bayern Munich. Et cet intéràªt est toujours d’actualité », indique le tabloà¯d, qui pense que MU, déjà intéressé l’été dernier, reviendra à la charge en fin de saison. En mai dernier, le Real avait prolongé le contrat de l’Allemand jusqu’en juin 2023.

Laurent HESS

 

ASSE : Pierre Ménès a déjà listé 3 vertus amenées aux Verts par Claude Puel

Pierre Ménès a été le premier à fustiger la manière dont l'ASSE a négocié le départ de Ghislain Printant. Le consultant de Canal+ a trouvé odieux le comportement des dirigeants stéphanois à l'endroit d'un entraà®neur qui ne méritait une telle sortie par le bas.

Depuis, il faut avancer et ce màªme Ménès est aussi le premier à reconnaà®tre que le remplacement de Printant par Claude Puel est un joli coup réussi par les Verts. Cette bonne affaire se confirme avec un deuxième succès de rang à Bordeaux (1-0), où les Stéphanois ont affiché des qualités propres à leur nouveau coach.

« Les Girondins ont dominé la rencontre mais se sont heurtés à un très bon Ruffier. C'est un peu rageant pour Bordeaux de perdre dans les arràªts de jeu avec ce pénalty un peu idiot concédé par Pablo, analyse Ménès sur son blog. Brillants, les Verts ne l'ont pas été dans le jeu mais ils se sont en revanche montrés beaucoup plus compacts, déterminés et agressifs depuis que Puel est arrivé. Cela s'est traduit par six points arrachés dans les arràªts de jeu en deux matchs. Tout sauf une coà¯ncidence. »

Bastien Aubert

LOSC : le duo Bamba – Ikoné fait grincer des dents en interne

Les supporters du LOSC ont dressé un constat qui saute aux yeux cette saison : la paire Jonathan Bamba – Jonathan Ikoné n'est plus aussi flamboyante sans son troisième larron Nicolas Pépé. Parti à Arsenal cet été, l'attaquant ivoirien a laissé ses deux acolytes en difficulté.

« Ikoné est plus performant en sélection car il est utilisé sur le côté droit, là où on ne l’exploite pas trop chez nous », explique Christophe Galtier. Et Bamba, qui n’est plus sélectionnable avec les Espoirs et a donc allégé son calendrier ? « Il est un élément important dans ma ligne de quatre et il ne faut pas tout remettre en question parce que l’un et l’autre sont moins performants. Et puis, c’est surtout que les attentes sont très élevées autour d’eux », analyse le coach du LOSC.

Bamba et Ikoné n'ont pas qu'un problème sur le plan offensif. Dans le registre défensif, aussi, L'à‰quipe explique qu'il y aurait eu quelques mises au point en interne. « Depuis la tribune, Victor Osimhen semble courir plus que les deux autres et cela n’a pas échappé au staff, peut-on ainsi lire dans le quotidien sportif. En début de saison, Bamba et Ikoné s’étaient d’ailleurs fait gentiment recadrer sur ce sujet. Galtier a continué de les protéger et de leur faire confiance. » Jusqu'à quand ?

Bastien Aubert

FC Barcelone : Ernesto Valverde n'offre aucun répit à Lionel Messi

Le FC Barcelone est le nouveau leader de Liga. Grâce à son éclatant succès à Eibar samedi (3-0), le club catalan a doublé le Real Madrid et occupe seul la tête du classement pour un petit point (19 contre 18).

Le report du Clasico, programmé samedi mais décalé en décembre, a fait revoir ses plans à Ernesto Valverde. AS, ce lundi, explique que l’entraîneur blaugrana avait prévu d’aligner une équipe bis mercredi en Ligue des champions à Prague (21h) en raison de l’imminence du choc contre le Real Madrid.

Le fait que ce match au sommet soit reporté va lui imposer de changer ses plans et de titulariser sa triplette Lionel Messi – Luis Suarez – Antoine Griezmann en C1. Le retour mardi prochain contre ce même Slavia devrait aussi obliger Valverde à sortir son armada offensive. Messi, qui a récemment repris le chemin de la compétition, ne soufflera donc pas une seconde. Cela ne devrait pas lui déplaire.

Bastien Aubert

OM : le PSG a déjà fait capituler un chouchou du club

Il est encore bien trop tôt pour parler de tournant de la saison. Dimanche, le premier Classique de l'exercice 2019-2020 aura pourtant lieu entre le PSG et l'OM au Parc des Princes. Il marquera la fin de la 11e journée de Ligue 1 (21h).

André Villas-Boas a déjà déminé le terrain en enlevant de la pression aux joueurs marseillais pour placer le PSG comme le favori absolu de cette rencontre. Et de loin. Boubacar Kamara est-il de l'avis de son entraà®neur ?

« Ce match contre Paris ? Il ne faut pas calculer, surtout face à tous ces joueurs que tout le monde connaà®t et que tout le monde prend à FIFA (sourire.) Ce sera un match à enjeu, un “Clasico” où il faudra montrer nos valeurs », a-t-il déclaré à L'à‰quipe après la rencontre.

Bastien Aubert

ASSE, FC Nantes – Mercato : un prétendant va relancer Hatem Ben Arfa !

Le Havre continue de penser à lui avant le mercato hivernal !

L'avenir d'Hatem Ben Arfa est toujours aussi flou. L'ancien milieu offensif du PSG a quitté le Stade Rennais libre en fin de saison dernière et n'a toujours pas trouvé de nouveau challenge à sa hauteur. Plusieurs clubs franà§ais étaient pourtant intéressés (ASSE, FC Nantes, OGC Nice), mais aucun n'a réussi à trouver les arguments pour le faire sortir de sa réserve.

Paul Le Guen a bien tenté une approche mais Ben Arfa est resté sourd et insensible aux avances de l'entraà®neur du Havre. L'histoire n'est peut-àªtre pas terminée. Vincent Volpe, le président du HAC, a en effet relancé publiquement un dossier qui suscitera encore pas mal de convoitises au mercato hivernal.

« Hatem Ben Arfa est libre. Nous avons pensé à lui. J'ai eu des contacts avec lui. J'ai trouvé le garà§on charmant. Quoi que pensent les gens, j'ai trouvé quelqu'un de réfléchi. Il s'est montré ouvert, honnàªte, transparent et gentil. Il avait envie de quitter la France. Je ne partage pas son opinion, explique-t-il au site MaLigue2.fr. Je crois que ce n'est pas impossible qu'il joue encore en France, et màªme en Ligue 2 avec nous. Il adore Paul Le Guen et c'est réciproque. Le courant passe très bien. Reste que c'est plus compliqué, car la saison passe. »

Bastien Aubert

FC Nantes : Christian Gourcuff sait déjà comment remobiliser les Canaris

La réception de l'AS Monaco a déjà tout d'un défi pour les Canaris.

Cette saison est particulièrement folle en Ligue 1. Le PSG peut perdre au Parc des Princes contre le Stade de Reims (0-2) quand son dauphin peut chuter sur le terrain du FC Metz (0-1). Cela est arrivé pas plus tard que samedi soir, sur un but de l'insatiable Habib Diallo.

Christian Gourcuff a reconnu la supériorité des Grenats sur cette rencontre et a invité ses joueurs à se projeter sur leur prochaine sortie. Celle-ci est programmée vendredi soir à la Beaujoire en ouverture de la 11e journée de Ligue 1 (20h45).

À cette occasion, le FC Nantes accueillera l'AS Monaco, qui reste sur un récent succès contre le Stade Rennais à Louis II (3-2). Le site officiel des Canaris rappelle que l'objectif est déjà tout trouvé pour Gourcuff : rester invaincu à domicile cette saison.

Bastien Aubert

ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Elle est déjà là , la patte Claude Puel !»

« Claude Puel est né à Castres mais au vu de ses deux premiers matches sur le banc de l’ASSE, on peut se demander s’il n’est pas plutôt de Lourdes ! Après le succès dans le derby contre Lyon (1-0) sur un but de Robert Beric à la 90e, les Verts sont allés s’imposer dimanche à Bordeaux (1-0) grâce à un penalty de Denis Bouanga à la 93e.

Un bon petit hold up, vu leur petite prestation. Au Matmut Atlantique, Loà¯c Perrin (sorti à la mi-temps après avoir frôlé l’expulsion) et les siens ont réalisé dix bonnes premières minutes avant de subir, incapables de tenir le ballon et d’aller inquiéter Benoà®t Costil, hormis sur ce dernier contre d’Arnaud Nordin, fraichement entré en jeu, et cette incursion qui provoqua le penalty de Bouanga. A croire que Puel est béni des dieux du foot, donc.

Il a encore du pain sur la planche…

Comme lors du derby, le successeur de Printant a surpris dans ses choix, en Gironde, où il a renouvelé sa confiance à Charles Abi mais aussi lancé un autre vainqueur de la Gambardella, Wesley Fofana. Le jeune défenseur peut s’estimer heureux d’avoir fini le match tant il a multiplié les fautes, mais il a répondu présent, au sein d’un collectif qui n’a pas maitrisé grand-chose à Bordeaux mais qui a eu le mérite de rester soudé, de s’accrocher jusqu’au bout avec la volonté d’aller de l’avant.

Une volonté symbolisée par Bouanga, plein de sang-froid pour transformer le penalty et meilleur joueur stéphanois de la rencontre avec Stéphane Ruffier, Zaydou Youssouf et le toujours aussi épatant William Saliba. S’il peut se poser des questions par rapport à la prestation de certains cadres, on pense notamment à Wahbi Khazri, Puel peut constater qu’il y a de bons jeunes à l’ASSE, ce que son prédécesseur avait semblé oublier en recrutant une douzaine de joueurs au Mercato, dans la foulée de la victoire en Gambardella, puis en les laissant de côté…

”¦ mais avec lui, les jeunes sont sur le terrain, à§a bosse et à§a gagne

Des jeunes qu’il n’hésite pas à faire jouer, ce qui montre bien qu’il est dans la construction, sur du long terme, lui qui répète à l’envi qu’il essaye de « définir un cadre » dans lequel il compte « faire entrer le plus de monde possible ». Dès les deux premiers matches, les actes se sont joints aux paroles et le message est clair : avec lui, il n’y a plus de passe droits. Les joueurs et les supporters présents à L’Etrat ont également pu constater pendant la tràªve internationale que les séances d’entraà®nement étaient bien plus intenses que ces derniers mois. Puel a remis tout le monde au travail et l’ASSE en recueille déjà les fruits : en deux matches, elle est revenue à trois points du 3e, Reims, en passant de la 20e à la 10e place. Et màªme si la qualité de jeu a fait défaut à Bordeaux, on ne voit pas pourquoi sa remontée au classement s’arràªterait là . »

Laurent HESS

OM : Pierre Ménès donne raison à André Villas-Boas pour le PSG

L'OM a repris sa marche en avant. Sevrés de victoires depuis la 5e journée, les Marseillais se sont imposés hier à domicile devant une équipe du RC Strasbourg venue en victime à l'Orange Vélodrome (2-0).

La victoire permet à l'OM de se rapprocher de nouveau du podium. Le prochain match de dimanche contre le PSG pourrait toutefois compter pour du beurre tant les champions de France semblent au-dessus du lot cette saison. André Villas-Boas a dressé ce constat lucide sur les chances de l'OM de s'imposer au Parc des Princes, avant d'àªtre imité par Pierre Ménès.

« L'OM a battu Strasbourg à l'issue d'un très pauvre match. Alors visiblement, si j'en juge aux réactions sur Twitter, cela n'a pas plu que je dise cela. Eh bien je vais vous décevoir, mais je persiste et signe, a commenté Ménès sur son blog. Ce succès permet à l'OM de remonter à la 4e place du classement, après n'avoir gagné aucun de ses quatre derniers matchs, ce qui en dit long sur la qualité de notre Ligue 1 (…) En parlant d'interview d'après-match, j'ai beaucoup aimé celle de Villas-Boas, qui a fait preuve de lucidité dans ses propos, en particulier sur le Classico de dimanche. Bien sûr, Marseille n'ira pas au Parc pour perdre, mais le technicien portugais est suffisamment intelligent pour savoir que ce sont les deux matchs suivants au Vélodrome, contre Lille puis face à Lyon, qui sont les plus importants. »

Bastien Aubert

Girondins – ASSE (0-1) : 3 bonnes nouvelles pour Claude Puel

Cet après-midi, l’ASSE a décroché trois points inespérés sur la pelouse des Girondins de Bordeaux (1-0). Les Verts ont été dominés mais il y a tout de màªme de bonnes choses à retenir pour Claude Puel.

Stéphane Ruffier est bien revenu

Touché aux doigts d’une main, Stéphane Ruffier avait tout de màªme joué à Angers. Pour la rouste que l’on sait (1-4). Ensuite, à Nà®mes (1-0), contre Wolfsburg (1-1) et face à Lyon (1-0), c’est Jessy Moulin qui avait admirablement tenu la baraque, alors que lui aussi était blessé à un poignet. De quoi remettre en question le statut de Ruffier ? Pas du tout ! A nouveau opérationnel, l’ancien international a été titularisé cet après-midi à Bordeaux. Et il a sorti le grand jeu en première période, quand son équipe prenait l’eau. Avec ce genre de performances, il n’y a plus de place pour la polémique au poste de gardien de but.

Virevoltant Denis Bouanga

L’ailier gabonais n’a pas toujours joué à son meilleur niveau depuis qu’il a rejoint le Forez cet été. Il faut dire qu’il a été un peu trimballé par Ghislain Printant dont l’équipe, en outre, manquait d’identité. Mais depuis l’arrivée de Claude Puel, à§a va beaucoup mieux. Cet après-midi, il a été dans tous les bons coups stéphanois, jusqu’à transformer le pénalty obtenu par Arnaud Nordin d’une magnifique frappe en lucarne. Avec un Bouanga au top, le compartiment offensif stéphanois peut espérer des jours plus ensoleillés, lui qui n’a quand màªme pas trop brillé en Gironde.

Une équipe qui sait souffrir

On l’avait vu contre Lyon lors du derby, les Verts à la sauce Puel savent plier sans rompre alors que ceux de Printant semblaient prendre l’eau à la première vague. Cet après-midi à Bordeaux, les locaux ont largement dominé les débats tout au long des 90 minutes. Ils auraient largement mérité de l’emporter mais voilà , les Verts se sont montrés d’un réalisme implacable. On pourrait dire qu’ils ressemblent déjà à leur entraà®neur”¦

R.N.

OL : l’accueil réservé à Rudi Garcia a peiné le coach du Dijon FCO

Il réclame du temps.

Ancien adjoint de l’Olympique de Marseille sous Rudi Garcia, désormais entraà®neur numéro 1 à Dijon, Stéphane Jobard a été très surpris par l’accueil réservé à son ami du côté de l’OL et notamment la banderole lapidaire des Bad Gones à son égard (« Garcia, notre patience sera égale au respect que tu as montré au club : nulle »).

Pour Stéphane Jobard, qui s’est exprimé après le match en faisant fi du passif OL – OM, Garcia ne méritait clairement pas cela : « Je connais les qualités de Rudi Garcia mais les entraà®neurs ne sont pas des magiciens. On ne change pas une équipe en cinq jours ».

Laissez (lui) un peu de temps, vous verrez la quintessence qu’il peut tirer de son groupe

Le coach du DFCO a échangé brièvement avec Rudi Garcia avant et après la rencontre et réclame du temps avant de juger : « Les projets de jeu s’installent sur la durée. Laissez (lui) un peu de temps, vous verrez la quintessence qu’il peut tirer de son groupe, parce qu’il y a de la qualité. On était concentrés sur notre match, on se retrouvera après pour boire une mousse avec un bol de cacahuètes, mais, là , ce n’était pas le moment ».

Arnaud Carond

FC Barcelone : Griezmann s’est enfin invité à la table de Messi et Suarez

Objet de nombreuses critiques ces dernières semaines, Antoine Griezmann a pleinement lancé son aventure au FC Barcelone à l’occasion du match d’Eibar (victoire 3-0). Pour la première fois, le Franà§ais, auteur du premier but du match, a démontré une vraie connexion avec Lionel Messi (passeur) et Luis Suarez (à l’origine de son but).

Longtemps considéré comme le « vilain petit canard » dont Messi ne voulait pas, Griezi a démontré hier que la MSG pouvait marcher… Et rassuré les médias locaux. Editorialiste de ‘SPORT’, Lluis Mascaro a pris la plume pour applaudir le Champion du Monde.

« Griezmann avait besoin d’un match comme celui-ci pour s’asseoir à la table de Messi et de Luis Suarez. Jusqu’à présent, il errait sur le champ comme un invité timide et sans intelligence. Il n’était pas un partenaire à la hauteur des deux cracks.

Son arrivée controversée au camp Nou avait eu des conséquences néfastes. Màªme dans le vestiaire, il avait été interrogé. Mais à Eibar, il trouva son espace, s’installa et devint la star du triomphe des Blaugrana », écrit le journaliste catalan, qui n’a jamais douté de la qualité de Griezmann mais plutôt de s’adapter au jeu particulier du Barà§a. L’équilibre étant fragile, tâche à l’ancien joueur de l’Atletico de confirmer ”¦ Et de nouer, enfin, un lien avec Messi, la clé pour finaliser son adaptation.

Arnaud Carond

ASSE : début de saison ratée, Printant, Puel… Les réponses sans tabou de Kolodziejczak

Dans les colonnes de L’Equipe, Timothée Kolodziejczak est revenu sur l’entame de saison ratée de l’ASSE, le limogeage de Ghislain Printant et la nomination de Claude Puel. Sans langue de bois.

Sur le début de saison raté

« Des joueurs comme Wahbi (Khazri) ou moi n’ont pas eu de préparation physique. Tu peux àªtre le meilleur joueur du monde, si tu n’en as pas fait, tu ne peux pas y arriver. Récupérer des joueurs, à§a aide aussi. Il y a plus de concurrence et tout le monde se bouge. Avec le nouveau coach, le niveau de concentration et d’application est plus élevé, ce qui n’est pas normal. On doit àªtre conscient de la responsabilité que l’on porte. »

Sur le limogeage de Ghislain Printant

« J’ai une pensée pour Ghislain Printant car c’est en partie de notre faute. Chacun doit se regarder dans une glace, faire son autocritique et se demander si ce n’est pas de sa faute. C’est la vérité, c’est nous qui jouons. »

Sur Claude Puel

« Je l’ai connu à 16 ans et j’ai joué cinq ans sous ses ordres (à Lyon et Nice). J’ai un respect et une estime pour son travail. Sa méthode ? Rigueur, abnégation, performance. Il a une vision audacieuse du football. Son ambition, c’est le jeu. Il fait répéter les gammes jusqu’à ce que la partition lui convienne. A force, ce b.a.-ba devient naturel et plus facile. »

Sur la possibilité de jouer à gauche

« J’ai débuté ma carrière à gauche et depuis Séville, je joue dans l’axe. J’y ai pris goût et à§a a toujours été ma préférence. Je suis revenu pour jouer dans l’axe mais je suis un joueur d’équipe. S’il y a un problème à gauche, je joue à gauche pour elle. »

Arnaud Carond

OL – DFCO (0-0) : Pierre Ménès revient sur la première délicate de Rudi Garcia

Il est plutôt inquiet.

Sur son blog, Pierre Ménès s’est intéressé de près au premier match de Rudi Garcia sur le banc de l’Olympique Lyonnais (0-0 face à Dijon). Le consultant du CFC en veut aux supporters pour leur accueil froid à l’égard du nouveau coach.

Ménès ne comprend pas les supporters

« Màªme remarque que lorsque le public du Parc avait sifflé Neymar : il faut savoir ce qu'on veut. C'est d'autant plus bàªte qu'avant, Garcia était un adversaire de l'OL, je ne vois pas pourquoi il aurait envoyé des bisous et fait des papouilles aux supporters lyonnais. Aujourd'hui, il est l'entraà®neur de l'Olympique Lyonnais, que cela leur plaise ou non, il est dans l'intéràªt de tous que cela fonctionne », a-t-il écrit, déplorant que la première n’a pas fonctionné.

Des Lyonnais « presque déboussolés de devoir rejouer au foot »

Pour Ménès, l’OL a réalisé un premier acte « absolument horrible », pointant du doigt des joueurs lyonnais « qui avaient l'air presque déboussolés de devoir rejouer au football, avec un dispositif plus offensif que sous Sylvinho ». « C'était bien mieux en seconde période, les Rhodaniens se sont créés pas mal d'occasions mais sont tombés sur une équipe dijonnaise valeureuse et un Gomis en feu dans les buts. L'OL en est donc à plus de 300 minutes sans marquer (en Ligue 1, NDLR), huit matchs sans victoire, il occupe la 16e place du classement et pourrait màªme àªtre relégable selon les résultats de dimanche. Des débuts compliqués pour Garcia”¦ », conclut l’ancien journaliste de L’Equipe.

Arnaud Carond

FC Nantes – L’analyse de Charles Guyard : « Une claque à Metz, et ça repart ? »

Qui aurait pu imaginer, il y a quelques mois seulement, qu'un présentateur d'une radio nationale puisse déclarer que, ce samedi soir, « Nantes a laissé filer le PSG en tàªte du classement » ? En fait, on était aussi loin de le penser au printemps dernier (ou màªme bien avant) que ce week-end-là , mais pour deux raisons totalement opposées. De fait, si cette considération relevait du fantasme avant l'été, elle était plutôt saugrenue quelques heures plus tôt.

Que le FC Nantes soit deuxième de l'élite derrière le club de la capitale, on avait presque fini par s'y habituer, la tràªve internationale ayant laissé deux semaines pour s'accoutumer à une telle jubilation. Et puis, comme le faisait judicieusement remarquer Dennis Appiah après la victoire face à Nice (1-0) ayant propulsé le FCN au pied des Parisiens au début du mois : « Si les autres ne veulent pas prendre de points, nous, on va les prendre ».

Cette défaite à Metz, pas vraiment une surprise en fait !

Sauf qu'on ne s'attendait pas à ce que la lanterne rouge se décide, justement, à « prendre des points » face aux dauphins ! Mais est-ce une vraie surprise ? Pas tout à fait, en réalité.

D'abord parce que personne n'est infaillible cette saison. Exemples avec la formation de Thomas Tuchel, défaite à Rennes (1-2) et surtout contre Reims (0-2), et l'OL qui, face à Dijon (0-0), vient d'aligner un huitième match de suite sans victoire en championnat, une première dans l'histoire du fanion de J-M. Aulas ! Ensuite parce que les Canaris se sont envolés à Metz sans quelques éléments clé, à commencer par Nicolas Pallois et Fabio, suspendus.

Or c'est précisément sur ces deux absences que les Grenats ont fait la différence en fin de rencontre (86e minute). Trop passif, Moutoussamy, reconverti latéral gauche, n'a pas réussi à éviter le centre de Boulaya, et Diallo s'est retrouvé bien seul pour convertir l'offrande aux six mètres, plein axe, dans une zone désertée par Wagué et pour cause : le défenseur central, aligné aux côtés de Girotto, avait écopé d'un carton rouge sévère après l'heure de jeu. Malgré l'entrée de Basila pour combler l'espace vacant, Nantes a donc craqué.

Monaco pour gommer le coach lorrain

Mais réduire cette contre-performance à cette seule péripétie serait éclipser la prestation globale des Jaune et Vert, largement décevante. « On avait les moyens de faire beaucoup mieux », grimaà§ait Christian Gourcuff au coup de sifflet final. C'est peu de le dire puisque de cette excursion dans l'Est, où le FCN n'a plus gagné depuis 13 ans en L1, on retiendra que les Nantais ont bouclé la première période avec un seul tir cadré (signé Blas) et n'ont que trop rarement fait frissonner Saint-Symphorien après l'entracte.

En définitive, si la défaite demeure logique, les partenaires d'Abdoulaye Touré peuvent néanmoins se consoler : ils finiront quand màªme le week-end sur leur deuxième place au classement puisque ni Angers ni Lille (battus respectivement par Brest et Toulouse) n'ont été en mesure de rattraper leur retard. Et màªme en cas de succès face à Saint-Etienne ce dimanche (15h), Bordeaux ne reviendrait qu'à une seule petite longueur”¦

Surtout, les protégés de Gourcuff ont aussi montré cette saison qu'ils avaient de la ressource après les revers comme ce fut le cas après les déplacements à Lille et Strasbourg . Donc rendez-vous dès vendredi pour la réception de Monaco dans un stade de la Beaujoire pour l'instant imprenable et où aucun adversaire n'a encore réussi à faire trembler les filets”¦

Charles GUYARD, correspondant à Nantes.

Juventus : Cristiano Ronaldo célébré à Turin… et toujours aussi décisif

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles Cristiano Ronaldo se sent bien dans sa famille de la Juventus de Turin. En effet, alors que Florentino Perez mettait parfois du temps à réagir et à célébrer sa star au Real Madrid, son nouveau boss Andrea Agnelli est attentif à toutes les marques d’affection qu’il peut porter à CR7.

Durant la tràªve internationale, le président de la Juve a bien noté que Cristiano Ronaldo avait atteint la barre symbolique des 700 buts en carrière en marquant avec le Portugal en Ukraine (défaite 2-1). Une barre seulement atteinte officiellement par cinq autres joueurs avant lui (Bican, Pelé, Romario, Puskas, Müller).

Avant la rencontre face à Bologne au Juventus Stadium, le quintuple Ballon d’Or a fait l’objet d’une petite célébration face aux supporters, avec remise d’un maillot floqué « 700 » des mains d’Andrea Agnelli. Un geste apprécié par Cristiano Ronaldo qui a rendu la pareille en inscrivant son 701e but pour la victoire de la Vieille dame (2-1) samedi soir.

Arnaud Carond

OM : Villas-Boas met l’un de ses offensifs sous pression avant Strasbourg

Au màªme titre que Duje Caleta-Car et Kevin Strootman, Nemanja Radonjic symbolise le Mercato 2018 catastrophique de l’OM, sous la houlette du duo Garcia-Zubizarreta. Le milieu serbe ne s’est toujours pas imposé et la patiente de son coach, André Villas-Boas, semble déjà entamée.

« Le club attend plus de lui »

Recruté pour10 M€, Radonjic n’a pas profité de son temps de jeu depuis le début de l’été et le Portugais l’a mis devant ses responsabilités vendredi après-midi en conférence de presse. « Le club attend plus de lui, a-t-il soutenu. Il a toujours cette irrégularité dans ses performances. On cherche pour trouver la meilleure solution. Quand il est au max, il peut donner quelque chose d'extra. On va continuer à travailler avec lui. » Le message paraà®t clair màªme si, du fait des absences dans l’effectif, le Serbe devrait avoir une nouvelle chance de se montrer ce dimanche (21 heures) face au RC Strasbourg.

Laurent HESS