À LA UNE DU 26 AOûT 2026

Flashback, il y a un an : L’OL rêvait de vendre cher, aujourd’hui c’est la propriétaire qui sort le chéquier

Par Wladimir DELCROS - 26 Août 2026, 10:08
Flashback, il y a un an : L’OL rêvait de vendre cher, aujourd’hui c’est la propriétaire qui sort le chéquier

Il y a un an, l’OL ouvrait la porte à un départ à 40 M€ pour Mikautadze, symbole d’un mercato où tout semblait possible. Douze mois plus tard, le club se bat pour équilibrer ses comptes et compte sur l’aide directe de Michele Kang, sa propriétaire.

Il y a un an : Lyon espérait le jackpot avec Mikautadze

Retour en août 2025, à la veille de la clôture du mercato. L’OL, alors en quête d’équilibre financier mais encore dans une dynamique de marché actif, n’hésitait pas à placer Georges Mikautadze sur la liste des transferts. Fraîchement arrivé, l’attaquant géorgien n’avait pas fermé la porte à un départ, et le club l’affichait à 40 millions d’euros, convaincu de pouvoir attirer une grosse offre venue d’Allemagne ou d’Italie. À l’époque, la direction lyonnaise misait sur la vente de joueurs à forte valeur marchande pour financer son recrutement et alléger son effectif bien fourni en attaque. L’impression générale était celle d’un club qui, malgré la nécessité de vendre, maîtrisait son agenda et pouvait encore dicter les conditions du marché, quitte à prendre le risque d’un départ tardif à compenser en urgence.

Ce moment cristallisait les espoirs des supporters : vendre cher, réinvestir intelligemment, continuer à jouer les premiers rôles en Ligue 1 et retrouver l’Europe. Le mercato semblait une opportunité plus qu’une contrainte, et l’OL affichait encore des ambitions à la hauteur de son standing traditionnel.

Un an plus tard : le mercato sous perfusion, Kang à la rescousse

Douze mois ont passé, et la réalité lyonnaise a radicalement changé. Cette année, l’OL aborde la dernière ligne droite du mercato dans un contexte nettement plus tendu. Si le club cherche toujours à vendre pour équilibrer ses comptes, il n’est plus question de ventes records ou de coups de bluff à 40 M€. Les contraintes financières sont omniprésentes, et l’incertitude plane jusque sur la stratégie de la direction. Michele Kang, la nouvelle propriétaire, n’a pas encore tranché : doit-elle injecter ses propres fonds ou espérer des ventes suffisantes ? L’ombre d’un déficit plane au-dessus du Groupama Stadium, et la perspective d’un apport direct rappelle les épisodes récents de McCourt à l’OM, signe d’un club qui n’a plus la main sur son destin économique.

Le contraste est saisissant : l’OL, qui pouvait encore compter vendre ses joueurs à prix d’or il y a un an, se retrouve aujourd’hui à jongler entre nécessité de céder, espoir de qualification européenne et dépendance à la surface financière de sa propriétaire. Le mercato n’est plus un terrain de jeu, mais un exercice d’équilibriste où chaque départ pèse lourd et chaque arrivée est conditionnée à la trésorerie. Le rêve de ventes XXL s’est effacé devant la réalité d’une gestion à flux tendu. C’est tout le paradoxe lyonnais : d’un été où tout semblait possible, à une saison où tout dépend d’un coup de pouce venu d’en haut.

Actu foot OL : les infos les plus chaudes

À lire aussi
Vidéos OL : toutes les infos foot