Lazio – OM (2-1) : les 3 paris perdus de Garcia ayant abouti à l’élimination de l’Europa League

La défaite de ce soir à Rome a précipité l’élimination de l’OM de l’Europa League après seulement quatre journées. Pour le coup, Rudi Garcia avait tenté trois paris. Tous perdus.

Duje Caleta-Car

On se souvient que lors de la présentation du Croate à la presse, Andoni Zubizarreta avait beaucoup insisté sur sa qualité de relance. Et c’est vrai que ses transversales avec le Red Bull Salzbourg étaient pas mal. Seulement, depuis qu’il est arrivé à l’OM, on n’a rien vu de ses qualités. Ses défauts, en revanche… Lourd, lent, à la peine dans les duels, souvent mal placé, Caleta-Car a assurément besoin de temps avant d’exprimer la totalité de son potentiel. Le problème, c’est qu’à Marseille, il n’y en a pas. Chaque match doit donner lieu à une victoire. Et comme c’est loin d’être le cas en ce moment, les recrues comme Caleta-Car sont montrées du doigt. Surtout quand, comme le Croate, elles se sont bousculer dans le domaine aérien, pourtant l’un de ses points forts, sur l’ouverture du score. Rudi Garcia a tenté de le relancer ce soir, c’est raté. Rolando bientôt apte à jouer, l’ancien du Red Bull va passer de longs mois sur le banc.

Clinton Njie

On ne peut pas dire que ce soit une surprise. La surprise, c’est quand le Camerounais marque un but. Avec lui, toujours les mêmes remarques : il va très vite, mais trop pour sa tête. Entre ce que ses jambes veulent faire et ce que son cerveau comprend, il y a visiblement un décalage qui se traduit, par exemple, par un extérieur du pied gauche en touche en finale d’Europa League. Les dirigeants marseillais ont voulu s’en débarrasser cet été mais le Sporting Portugal a flairé la supercherie. Njie est donc resté et doit se contenter des miettes, comme ce soir. Mais le titulariser dans un tel match, un tel contexte, ce n’était pas un cadeau. Et ça n’a pas manqué : le Camerounais n’a rien fait de bon. Aligné en pointe, il a manqué de tout, sauf de vitesse bien sûr. Mais face à l’expérimentée arrière-garde de la Lazio, ça ne servait à rien…

Hiroki Sakai

Le Japonais a été fidèle à lui-même : appliqué, combattif et… à la peine offensivement. L’aligner dans un 3-5-2, ce n’est pas lui rendre service. Dès la 7e minute, il aurait pu devenir le héros de la partie mais, face au but grand ouvert, il a trouvé le moyen de manquer la cible. Dans une défense à quatre classique, Sakai fait largement le match avec son concurrent, Bouna Sarr. Mais dans un 3-5-2, le Guinéen est plus utile car plus percutant, plus vif, meilleur centreur et un peu plus efficace devant le but. S’il prend l’envie à Rudi Garcia de reconduire ce schéma, on ne saurait trop lui conseiller de faire glisser Sakai dans l’axe et d’aligner Sarr dans le couloir.

R.N.