À LA UNE DU 18 MAI 2026

OL – VIDEO : le bilan de la première moitié de saison des Gones

Troisième de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais réalise une première moitié de saison de bonne facture. Mais le sentiment est mitigé tant les Gones auraient pu prétendre à mieux. Capables de se sublimer en Ligue des Champions, les hommes de Bruno Genesio bafouillent leur football contre les ‘petits’ de Ligue 1. Zoom sur le bilan à mi-parcours.

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Stéphane TAN

PSG – VIDEO : bilan d’une première moitié de saison quasi parfaite

Le Paris SG version Thomas Tuchel a impressionné l’Hexagone en cette première moitié de saison. Des records à la clé, une belle maà®trise collective, le club parisien a été un véritable rouleau compresseur. Zoom sur le bilan quasi parfait du PSG à l’aube de la tràªve hivernale.

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Stéphane TAN

OM – VIDEO : le bilan de la première moitié de saison

C’était le ressenti en début de saison, mais les hommes de Rudi Garcia ont rapidement déchanté. Retour sur une première partie de saison plutôt mitigé.

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Stéphane TAN

Juventus – VIDEO : Cristiano Ronaldo, le bilan de sa première moitié de saison

Des débuts délicats en raison d’une adaptation à un nouveau championnat, puis Cristiano Ronaldo a fait du Cristiano Ronaldo. A l’aube de la tràªve hivernale, la machine CR7 semble définitivement lancé. Déjà indispensable à la Vieille Dame, le Portugais aspire à de grandes ambitions. Zoom sur les statistiques de CR7 avec la Juventus à mi-parcours.

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Stéphane TAN

ASSE : les Tops – Flops de la première partie de saison

Un an après une fin d'année 2017 catastrophique, l'ASSE termine la première partie de la saison 2018-19 à la 5e place, avec 30 points. Entre satisfactions et déceptions, But! fait le bilan de la phase aller réalisée par les Verts.

Tops

 

Le parcours à domicile

Depuis l'arrivée de Gasset, l'ASSE n'a perdu qu'un seul match à domicile en 2018, contre Bordeaux. Cette saison, c'est quasi un carton plein qu'a réalisé l'équipe avec 8 victoires et 2 nuls. Seuls Amiens (0-0) et Rennes (1-1) ne sont pas rentrées bredouilles du Chaudron. Et sur ces deux matches, les Verts se sont vus refuser deux penaltys”¦

 

Khazri efficace

Recrue phare de l'intersaison, Khazri a inscrit 9 buts. Il est le meilleur buteur stéphanois de cette première partie de saison. Un apport que n'a pas manqué de saluer Gasset, très élogieux envers le Tunisien, meilleur joueur de L1 en novembre.

 

Diony à la relance

Derrière Khazri, Diony est le 2e meilleur buteur des Verts avec 5 réalisations. Après son zéro pointé de la saison passée et son pràªt à Bristol City, où il était également resté muet, l'ancien dijonnais s'est refait une santé.

 

L'apport de Kolo

Alors qu'il avait peu joué aux Tigres, Kolo s'est vite fait une place de choix chez les Verts. Dès son arrivée, le défenseur a joué et il n'a plus quitté l'équipe, enchaà®nant les bons matches. Une vraie satisfaction.

 

Le duo M'Vila-Selnaes toujours aussi performant

Dans la lignée de la fin de saison dernière, le duo M'Vila-Selnaes a à nouveau prouvé sa complémentarité depuis cet été. L'ancien rennais a mis un peu de temps à retrouver son niveau avant de finir fort. Le Norvégien, lui, a ajouté une touche plus offensive à sa panoplie en délivrant 5 passes décisives. Le meilleur passeur stéphanois de la première partie de saison, c'est lui !

 

Ruffier à son niveau

A 32 ans, Ruffier se maintient à un très bon niveau. Malheureux à Bordeaux (1-3), sur sa sortie qui a envoyé Subotic à l'hôpital, le Basque a encore rapporté quelques points précieux avec ses arràªts.

 

Les jeunes

Les jeunes font partie intégrante du projet et parmi eux, Camara, Saliba, Panos, Gueye et Abi ont vécu leur baptàªme du feu. Seuls Saliba et Nordin ont su vraiment s'installer dans la rotation pour l'instant, mais d'autres devraient suivre, à commencer par Gueye. Annoncé très prometteur, Benkhedim reste en salle d'attente.

Flops

 

Le parcours à l'extérieur

L'ASSE n'a remporté qu'un seul match à l'extérieur, à Toulouse (3-2). C'est loin de Geoffroy-Guichard que l'équipe a le plus déà§u cette première partie de saison, dès son premier déplacement à Strasbourg (1-1) avec un nul arraché sur la fin grâce à Gueye. Et comme en plus les arbitres s'en sont màªlés sur la fin”¦

 

Les confrontations directes

C'est à Paris (0-4), à Lille (1-3) et à Lyon (0-1), chez les trois premiers de la L1, que l'ASSE a concédé ses trois premières défaites de la saison. A Paris, sans Mbappé ni Neymar côté parisien, et à Lille, les Verts ont déà§u, surtout dans le Nord. Et à Lyon, un relâchement en début de seconde période leur a été fatal alors qu'ils dominaient les débats. Il faudra àªtre plus performant face aux gros bras en 2019 pour espérer aller plus haut.

 

La Coupe de la Ligue

à‡a devient une habitude : l'aventure en Coupe de la Ligue a tourné court pour l'ASSE, sortie dès son entrée en lice à Nà®mes (1-1, 2-4 tab). Beric avait pourtant fait le plus dur en ouvrant le score à dix minutes de la fin, mais Bouanga a égalisé à l'entame du temps additionnel. Et Khazri et M'Vila ont raté leurs penaltys.

 

Les blessés

L'ASSE n'a pas un effectif de première jeunesse et cela l'a peut-àªtre rattrapée”¦ Toujours est-il que Debuchy et Hamouma ont été parmi les plus assidus, du côté de l'infirmerie, tout comme Silva. Perrin a également manqué à l'appel sur la fin de l'année, tout comme Subotic. Pénalisant, forcément.

 

Une charnière en difficulté

La charnière Perrin-Subotic avait eu un peu de mal à terminer l'exercice 2017-18. Des soucis qu'elle a confirmés en début de saison, avec quelques ratés, comme à Lille (1-3) avant de resserrer les boulons. Mais le manque de vitesse du duo, en particulier chez le Serbe, a parfois fait mal aux yeux”¦

 

Cabella en dedans

Opéré d'un pied en mai, Cabella a eu du mal à remettre la machine en route. Le meneur de jeu a eu des hauts et des bas, mais il avait habitué à mieux. Sa montée en puissance est attendue à la rentrée.

 

Salibur décevant

1 but, 3 passes décisives et une expulsion pour finir, à Nice (1-1) : les premiers pas de Salibur dans le Forez ne sont pas très concluants. Pràªté par Guingamp, le milieu offensif peine à mettre ses qualités techniques au service du collectif. Il ne s'est pas encore imposé. Ce sera peut-àªtre pour 2019.

Laurent HESS

FC Barcelone : Messi affâmé, Clasico avalé… Les Blaugranas sont déjà voraces !

Lionel Messi a faim de Ligue des Champions. Les Blaugranas y font figure d’épouvantail.

Le bilan comptable :

1er de Liga, 37 points (+29)

1ere attaque (48 buts)

7e défense (19 buts encaissés)

Copa del Rey : qualifié pour les 8e de finale

Ligue des Champions : qualifié pour les 8e de finale

SuperCoupe d’Espagne : vainqueur face au FC Séville (2-1)

La note du début de saison : 15/20

En février prochain, l’OL fera face à une montagne en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Bien sûr, le FC Barcelone d’Ernesto Valverde ne révolutionne pas le football. Cette équipe peut dérailler. On l’a vu à Leganes en septembre (1-2) ou màªme sur sa pelouse face au Bétis (3-4). En C1, le Barà§a n’a pas toujours maà®trisé ses matches. La faute à une défense particulièrement friable où Samuel Umtiti, gàªné par un souci récurrent au genou manque cruellement.

Maintenant, cela reste l’équipe de Lionel Messi. L’Argentin veut avaler sa 5e Ligue des Champions cette année et rattraper Cristiano Ronaldo. Le Barà§a est au rendez-vous des 8e de finale. Il a également pris les devants en Liga et remporté un premier trophée avec la SuperCoupe d’Espagne. Le géant catalan s’est aussi renforcé dans toutes les lignes et son ailier franà§ais Ousmane Dembélé semble enfin en cours d’intégration après un an et demi en Catalogne. La MSN a vécu, la MSD est tranquillement en train de naà®tre…

Le Top : Lionel Messi

15 buts en Liga (meilleur buteur), 6 buts en Ligue des Champions (meilleur buteur), Soulier d’Or 2018, 12 passes décisives lors de ses 20 matches joués… A 31 ans, Leo a certes quitté le podium du Ballon d’Or France Football pour la première fois depuis plus d’une décennie mais la Pulga n’a pas changé. Tout juste s’économise-t-il davantage et prend-t-il plus de temps pour revenir de blessure.

En ce début de saison, Messi a pu s’offrir le luxe de manquer le Clasico, de se mettre en réserve de son équipe nationale… Mais il est aussi et surtout resté aussi performant qu’à son habitude. Aussi influent dans le jeu que tueur face aux buts et sur coups de pied arràªtés. Non, l’ère du Messi n’est pas finie.

Le Flop : Malcom

Cet été, le Barà§a avait créé la surprise en détournant la route de Malcom (Girondins de Bordeaux), attendu à l’AS Roma et qui avait finalement rejoint la Catalogne contre un chèque de 41 M€. Un pari surprenant de la part des Blaugranas dans la mesure où le nom du Brésilien n’avait jamais vraiment circulé en Catalogne jusqu’à 48 heures de sa signature. A se demander si Ernesto Valverde voulait réellement le petit Brésilien…

Durant la préparation, lors du stage aux Etats-Unis, Malcom a fait deux ou trois choses intéressantes mais il a surtout rapidement déchanté en voyant son utilisation la saison lancée. Avec seulement neuf petites apparitions pour 296 minutes jouées et deux buts, l’ancien Bordelais n’a pas encore pris la dimension de l’institution Barà§a.

Le moment fort : le 28 octobre, un Clasico à sens unique

L’histoire du premier Clasico 2018-2019, c’est avant tout celle d’une mise à mort. Celle de Julen Lopetegui, éphémère coach du Real, viré sans ménagement après avoir concédé un cinglant 5-1 au Camp Nou. Ultra réaliste, le Barà§a – qui est pourtant privé de Lionel Messi (blessé) – mène rapidement 2-0 grâce à Philippe Coutinho (11e) et Luis Suarez (30e, sp.). Marcelo entretient l’espoir (50e) mais le Pistolero, intenable, s’offre un triplé (75e et 83e) avant qu’Arturo Vidal (87e) ne clôture la manita. « La manita est une tradition », rappelera Gérard Piqué, chambreur après la rencontre.

Le chiffre : 15

Comme le nombre de buts inscrits en ce début de saison par Lionel Messi en Liga. Soulier d’Or 2018, la Pulga est bien parti pour conserver son titre màªme si trois joueurs de Ligue 1 (Mbappé, Sala, Pépé) le marquent de près et qu’en Italie, Piatek (Genoa) et Cristiano Ronaldo (Juventus de Turin) n’ont pas dit leur dernier mot. En Espagne, seuls Christian Stuani, Luis Saurez et Iago Aspas (tous à 10-11 buts) semblent en mesure de l’empàªcher de décrocher un nouveau trophée de Pichichi.

Alexandre CORBOZ

RC Lens : entame de feu, queue de poisson finale… Les Sang et Or à pile ou face

Le bilan comptable :

3e de Ligue 2, 32 points (+11)

3e attaque (27 buts)

4e défense (16 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : éliminé au 2e tour par le FC Metz aux penaltys

Coupe de France : qualifié pour les 32e de finale

La note du début de saison : 12/20

Actuellement 3e de Ligue 2 à six points du Stade Brestois (2e), le RC Lens est en course pour les barrages à l’accession dans l’élite. Les hommes de Philippe Montanier sont donc dans les clous des objectifs. Sportivement, le pari était osé puisque les Sang et Or ont quasiment refait 100% de leur effectif à l’été 2018.

Si la greffe a pris de suite et de manière presque inespérée avec une défense de fer (Radovanovic – Tahrat), un gardien en feu (Leca) et une attaque efficace symbolisée par le tandem Mesloub – Gomis, les Lensois ont cependant fini l’année en queue de poisson. Une petite crise de résultat en novembre, un derby perdu à Valenciennes avec quelques incidents et pour finir cette défaite cruelle samedi dernier contre l’AC Ajaccio (1-2)… Le bilan est est certes honnàªte mais pas non plus folichon.

Le Top : Walid Mesloub

On aurait pu choisir la révélation offensive arrivée en provenance d’Orléans Yannick Gomis (9 buts depuis le début de saison), le solide Jean-Louis Leca ou encore le prometteur Cheick Doucouré que les grands clubs observent déjà avec insistance mais, à notre sens, le « capi » Mesloub symbolise le mieux ce début de saison du Racing.

Arrivé il y a un an, l’Algérien a connu les galères de la saison 2017-2018. Il a survécu au grand ménage. C’est imposé, fort de son vécu, comme le patron de l’un des vestiaires les plus jeunes et inexpérimenté de Ligue 2 et sa présence fut déterminante malgré des statistiques relativement modestes (2 buts, 4 passes en 17 matches). Si le RC Lens parvient à valider l’objectif monté, il tiendra à n’en pas douter un rôle prépondérant.

Le Flop : Guillaume Gillet

On attendait beaucoup de l’international belge à son arrivée l’été dernier, laissé libre par l’Olympiakos Le Pirée. On restait sur l’image de ce grand combattant qui s’était fait une place à Bastia puis au FC Nantes. On ne peut donc àªtre aujourd’hui que déà§u de ses premiers mois dans l’Artois.

Entre début août et le 1er septembre, Gillet n’a disputé que quatre bouts de matches avant de se blesser. Il n’a pas rejoué depuis. Malgré tout, Philippe Montanier garde une confiance inébranlable à sa sentinelle qu’il voit comme un véritable renfort sur la deuxième partie de saison. En espérant qu’il ne se trompe pas …

Le moment fort : le 22 octobre, plein Gaz avant la chute

La victoire probante du RC Lens sur le Gazélec Ajaccio (5-0) le 22 octobre dernier marque un véritable basculement dans la saison des Sang et Or. Alors deuxième de Ligue 2 à ce moment de la saison, les hommes de Philippe Montanier font preuve d’un réalisme froid pour cartonner les Corses en 30 minutes (buts de Camara en CSC, doublé de Gomis et but d’Ambrose). Si les Lensois ajoutent un cinquième but sur un CSC à la 69e minute, la deuxième période est beaucoup moins bonne. Excès de confiance ? Gestion du tableau d’affichage ? Prémices d’un début de glissade ? Difficile à dire mais cette mi-temps marque un basculement.

Le chiffre : 27 217

Comme l’affluence moyenne des matches du RC Lens à Bollaert-Delelis cette saison. Après avoir déserté les tribunes nordistes face aux mauvais résultats de la saison 2017-2018 (23 746), les supporters des Sang et Or sont revenus en masse en cette première partie d’exercice. Preuve du renouveau dans l’état d’esprit apporté par l’arrivée de Philippe Montanier. Bien évidemment en tàªte des influences de Ligue 2, le Racing relègue le leader messin à presque trois fois mois (11 050).

 

Alexandre CORBOZ

OL : Aouar au Top, Dembélé déçoit ”¦ Focus sur des Gones à deux visages

Malgré tout, les hommes de Bruno Genesio sont bien placés à l’orée de 2019.

Le bilan comptable :

3e de Ligue 1 avec un match en moins, 32 points (+9)

2e attaque ex-aequo (30 buts)

7e défense (21 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : qualifié pour les quarts de finale

Ligue des Champions : qualifié pour les 8e de finale

La note du début de saison : 13/20

Si l’on devait résumer le début de saison de Nabil Fekir et de ses coéquipiers, on dirait tout simplement d’eux que ce sont de « sympathiques tàªtes à claque ». L’OL a été agaà§ant souvent, sublime parfois et dans l’inconstance quasiment tout le temps. Le genre d’équipe à rendre fou les parieurs sportifs mais pour qui il est impossible de ne pas éprouver un minimum de sympathie (sauf à àªtre supporter des Verts).

Màªme s’il y a eu de gros incidents de parcours (Reims, Nice, Caen, Paris, Rennes) ou des « remontadas » à s’arracher les cheveux contre Hoffenheim, le bilan sportif demeure satisfaisant. Lyon est encore en Coupe d’Europe et les Gones sont placés dans la course à la 2e place. Tout va donc pour le mieux dans le petit monde de Jean-Michel Aulas.

Le Top : Houssem Aouar

Dans une équipe qui a brillé par son inconstance, l’international Espoir a sans doute été l’un des plus régulier avec Jason Denayer. En difficulté en début de saison, Aouar a repris ses esprits à compter du mois de septembre avant d’enchaà®ner les solides prestations. Meilleur buteur lyonnais en Ligue 1 (6 réalisations), le milieu de 20 ans a réellement pris un malin plaisir à lancer les gros matches (auteur six fois du premier but lyonnais).

Le Flop : Moussa Dembélé

Le retrouver en flop après seulement quatre mois dans la Capitale des Gaules est sévère mais c’est surtout parce que l’Espoir tricolore peut tellement mieux faire. Dembélé est arrivé du Celtic Glasgow pour très cher (22 M€) et avec une étiquette de promesse du foot franà§ais. Sur sa première titularisation à Dijon, il nous en a mis plein les yeux (doublé) mais derrière il n’y a pas eu de continuité dans les performances et une vraie perte de confiance dans le dernier geste.

Le moment fort : l’exploit de l’Etihad

Le mercredi 19 septembre, on n’attend pas grand chose de Lyon pour son entrée en lice en C1. En face, c’est le Manchester City de Pep Guardiola, champion d’Angleterre en titre et réellement impressionnant depuis le début de saison. Les Gones débarquent sans complexe à l’Etihad, fort d’une tactique audacieuse avec la titularisation surprise de Maxwell Cornet. L’Ivoirien ouvre le score, Nabil Fekir « recup the ball » et double la mise et les Lyonnais s’imposent logiquement à City (2-1). Un exploit retentissant.

Le chiffre : 7

Cela faisait sept ans que l’Olympique Lyonnais n’avait plus vu les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Grâce à son succès inaugural à Manchester City (2-1) et à cinq matches nuls consécutifs, les Gones de Bruno Genesio se sont offerts le droit de jouer un 8e de finale face au grand FC Barcelone. Match aller au Groupama Stadium le 19 février, retour au Camp Nou le 13 mars.

Alexandre CORBOZ

OM : défense passoire, recrutement raté, humiliations en série ”¦ Autopsie d’un géant en crise

Le bilan comptable :

5e de Ligue 1 avec deux matches en moins, 27 points (+4)

2e attaque ex-aequo (30 buts)

14e défense (26 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : éliminé en 8e de finale par Strasbourg (1-1, 2-4 aux tab)

Europa League : éliminé en phase de poule (4e du groupe)

La note du début de saison : 06/20

Jacques-Henri Eyraud a beau dédramatiser en rappelant que l’OM reste bel et bien en course pour le podium de Ligue 1, la tisane a vraiment du mal à passer. Ce n’est pas de camomille dont le club phocéen a besoin mais plutôt d’une grosse dose de biafine pour soigner les brûlures d’un début de saison raté. Avec 10 défaites en 22 matches joués, Marseille a déà§u ses fans, quelques semaines seulement après avoir failli les emmener vers un 7e ciel européen.

L’équipe olympienne n’a pas beaucoup changé sur le papier. En revanche, sa mentalité est à pointé du doigt. Rudi Garcia a essayé diverses tactiques, relancé des joueurs ”¦ Rien ne semble marcher avec ce vestiaire qui regarde le voisin avec jalousie plutôt que de tirer vers un but collectif. L’OM a l’une des pires défenses de son histoire, l’OM n’a pas d’attaquant, l’OM n’a pas de fierté européenne, l’OM a un gardien dans le doute. Bref, l’OM ne peut s’en remettre qu’au Mercato pour sauver une saison partie pour àªtre dramatique.

Le Top : on cherche encore…

Quand on en vient à se creuser la tàªte pour désigner le meilleur joueur de la première partie de saison, c’est forcément mauvais signe. Florian Thauvin ? Certes le Champion du Monde a des statistiques pour lui (13 buts, 5 passes décisives en 19 apparitions) mais l’intéressé n’a pas été régulier en ce début de saison. Dimitri Payet ? Màªme problème. Le « capi » a eu ses trous d’airs. Finalement, le plus régulier a été Hiroki Sakai. Ni bon (ou plutôt nippon), ni mauvais. On sait ce qu’on peut attendre de lui. Il n’y a jamais de dépassement de fonction mais il fait le boulot. Reste qu’élire l’ancien joueur d’Hannovre sur ce début de saison aurait quand màªme été bizarre…

Le Flop : Kevin Strootman

Dans cette catégorie, on aurait pu mettre les trois quarts de l’équipe, autant dans une défense qui a pris l’eau (41 buts encaissés en 22 matches) qu’en attaque où les postes sont tenus par des fantômes. Le recrutement n’est pas non plus épargné par les ratés et c’est finalement le Néerlandais qui symbolise le mieux tout à§a. Acheté 25 M€ à l’AS Roma, auréolé d’une étiquette de star, « Stroot » n’est que l’ombre du joueur qu’il a été avant ses multiples blessures. Lent, souvent en retard, maladroit mais malgré tout conforté par Rudi Garcia qui le voit avec les yeux de l’amour, la sentinelle batave ne peut que faire mieux en seconde partie de saison.

Le moment marquant : le naufrage de Francfort

En ce début de saison, difficile de tirer un match « positif » pour contraster le tableau. Dans le négatif en revanche, il y en a eu plusieurs. Le plus humiliant ? Celui du 29 novembre dernier à Francfort pour la 5e journée de la phase de groupe d’Europa League. Dans une ambiance de folie, Marseille, déjà éliminé et démobilisé, passe à côté de l’évènement (0-4). Surpris dès la première minute, coupable de deux CSC casquette (Luiz Gustavo, Bouna Sarr), l’OM aurait pu, sans quelques maladresses allemandes devant Yohan Pelé, encaisser la plus lourde des pire fessée européenne de son histoire. Pour reprendre une phrase chère à l’ex-olympien Patrice Evra, c’était « des hommes contre des enfants ». A côté, le match de Limassol joué pendant 83 minutes à dix contre onze ferait presque figure de bonne prestation…

Le chiffre : 1

Comme le nombre de points pris par les Phocéens face à l’Eintracht Francfort, la Lazio de Rome et l’Apollon Limassol en phase de poule de l’Europa League. Il s’agit tout simplement du pire total jamais réalisé par un club franà§ais dans la compétition. C’est également le pire total de la saison, ex-aequo avec des formations aussi prestigieuses que Rosenborg, Akhisarspor et les luxembourgeois de Dudelange. La honte.

Alexandre CORBOZ

FC Nantes : faux départ mais vrais espoirs pour les Canaris en 2019 ?

Suffisant pour retrouver le Top 10 en 2019 ?

Le bilan comptable :

14e de Ligue 1 avec deux matches en moins, 20 points (-1)

10e attaque (24 buts)

11e défense (25 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : éliminé en 8e de finale à Rennes (1-2)

La note du début de saison : 11/20

Le projet des Canaris a d’abord viré au fiasco avec Miguel Cardoso. L’été dernier, il y avait pourtant de vraies ambitions de jeu avec l’arrivée du Portugais mais, à l’exception de quelques coups d’éclats (victoire à Strasbourg, match nul à Lyon), la greffe n’a pas pris. Le FCN avait la possession mais n’était pas suffisamment tueur dans la surface, trop facile à contrer pour une Ligue 1 qui n’attendait que à§a.

Un virage à 180° a donc été pris au tout début du mois d’octobre avec le limogeage de Cardoso, coupé d’une partie du vestiaire, et l’arrivée du rigoureux Vahid Halilhodzic. Changement de méthode, de contexte, de cap aussi (avec davantage d’exigence dans l’intensité des efforts)… Et a fortiori de résultats. De 19e de Ligue 1, le FCN est remonté pour finalement boucler l’année civile à la 14e place avec deux matches en moins par rapport à la concurrence. Les Canaris ont peu de marge sur le 18e (4 pts) mais ne sont pas loin du septième (6 pts). A la croisée des chemins.

Le Top : Emiliano Sala

L’Argentin aura été le symbole de ce FC Nantes en début de saison. Son baromètre aussi. Auteur de trois buts assez vite mais dans le doute à la fin du Mercato d’été quand le club lui a refusé un départ à Galasatasaray, Sala s’est relancé d’un coup d’un seul avec l’arrivée de Vahid Halilhodzic. Aujourd’hui à 12 buts en 16 titularisations, il compte tout simplement parmi les buteurs les plus efficaces d’Europe. A une unité de Kylian Mbappé en Ligue 1. Des chiffres qui font de lui une cible de choix pour les clubs anglais en mal de buteurs cet hiver.

Le Flop : Anthony Limbombé

Recrue la plus onéreuse de l’ère Kita (entre 8 et 10 M€), le Belge tarde vraiment à s’imposer dans la Cité des Ducs. Que ce soit sous Miguel Cardoso puis sous Vahid Halilhodzic, l’ancien du FC Bruges n’est jamais parvenu à convaincre ses coachs de le titulariser durablement (5 fois en 12 apparitions). Il faut dire que Limbombé n’a jamais été décisif (0 but, 0 passe). Pas franchement heureux à Nantes, l’ailier ne dirait pas forcément non à un départ en janvier si un club lui offre l’opportunité. Ce serait quand màªme un sacré flop…

Le moment fort : le 20 octobre, le double déclic pour les Canaris

Avant de recevoir le Toulouse FC le 20 octobre, le FCN est au fond du trou. Le public en veut à Waldemar Kita d’avoir manqué de patience à l’égard de Miguel Cardoso. L’électrochoc Vahid a fait un flop pour son premier match à Bordeaux (0-3) et le Bosnien s’était alors montré alarmiste sur le niveau de son équipe. Face aux Violets d’Alain Casanova, les Canaris livrent alors un récital offensif (4-0) marquant le début de la remontée de l’équipe alors 19e du classement. C’est aussi ce jour-là qu’Emiliano Sala choisit pour planter son premier triplé en Ligue 1 et entamer sa série de buts.

Le chiffre : 50%

Comme le poids d’Emiliano Sala dans les buts inscrits par le FCN cette saison en Ligue 1. Auteur de 12 réalisations sur les 24 de l’équipe, l’ancien Bordelais porte quasiment sur ses seules épaules la remontée au classement des Canaris. Derrière lui, seul Gabriel Boschilia redresse un peu la barre (4 réalisations, 4 passes décisives).

Alexandre CORBOZ

Juventus : Cristiano Ronaldo, 2018 n’était pas l’année du déclin

Focus.

Le bilan chiffré :

51 matches disputés, 40 buts, 13 passes décisives*

Real Madrid

22 apparitions, 28 buts, 5 passes décisives toutes compétitions confondues

Portugal

7 capes, 6 buts (dont 4 en Coupe du Monde)

Juventus de Turin

22 apparitions, 12 buts, 8 passes décisives toutes compétitions confondues

Récompenses individuelles :

2e au trophée FIFA « The Best »

2e au Ballon d’Or France Football

2e meilleur joueur de l’UEFA Champion’s League

Le Top : sa troisième C1 consécutive

Dans la lutte qu’il mène face à Lionel Messi, Cristiano Ronaldo sait que ce qui fera la différence pour lui s’écrit sur la palmarès. En 2017, le Portugais avait égalé l’Argentin en terme de Ballon d’Or (5) et de Ligue des Champions (4). Le 26 mai dernier, à l’occasion de la finale face à Liverpool (3-1) marquant la 3e C1 consécutive du Real Madrid, il l’a dépassé sur la plus prestigieuse récompense collective en Europe.

Le Flop : sa Coupe du Monde avec le Portugal

Auteur d’un triplé retentissant face à l’Espagne en ouverture de son Mondial (3-3), Cristiano Ronaldo était parti sur des bases folles. Egalement buteur face au Maroc (1-0), le quintuple Ballon d’Or s’est ensuite éteint face à l’Iran (1-1) et sur le huitième de finale face à l’Uruguay (défaite 2-1). Un Mondial russe finalement mitigé qui lui a sans doute coûté son 6e Ballon d’Or face à Luka Modric…

Le moment fort : un retourné qui a changé sa destinée

3 avril 2018. Le Real Madrid se déplace sur la pelouse du Juventus Stadium pour son quart de finale aller de Ligue des Champions. Auteur de deux buts et une passe décisive, CR7 réalise ce jour-là une prestation quasiment parfaite. Mais ce qui restera dans l’histoire, c’est son retourné acrobatique sublime pour tromper Gianluigi Buffon. Un geste qui lui vaudra les applaudissements nourris du public italien. Une manifestation d’amour spontanée qui a énormément touché le natif de Madère et qui sera décisive dans son choix de quitter le Real pour la Juve.

Le chiffre : 117M€

Comme le prix de son transfert du Real Madrid à la Juventus de Turin. Transfert conclu le 10 juillet dernier sur la base d’un contrat de quatre saisons (2022) à un salaire estimé de 30 M€ net par an. Plus gros salaire de l’histoire de la Série A, troisième plus gros salaire d’Europe derriès Messi (40 M€) et Neymar Jr (36,8 M€).

* Le championnat italien ne faisant pas relâche, CR7 disputera un Boxing day le 26 décembre et un autre match le 29. Son année n’est donc pas encore achevée.

Alexandre CORBOZ

Girondins : Poyet – Ricardo, M6 – GACP… Cinq mois de chassés-croisés bordelais

Auteur d’un début de saison anonyme sur le pré, Bordeaux n’a pas justifié sa réputation de « belle endormie » en coulisses. Il s’est passé beaucoup de choses ces derniers mois chez les Girondins.

Le bilan comptable :

12e de Ligue 1 avec deux matches en moins, 22 points (0)

11e attaque (20 buts)

6e défense (20 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : qualifié pour les quarts de finale

Europa League : éliminé lors de la phase de groupe

La note du début de saison : 10/20

Démarrée sous Gustavo Poyet avant qu’un pétage de plomb ne vale à l’Uruguayen de se faire limoger et remplacer par le tandem Bedouet – Ricardo, la saison bordelaise est forcément spéciale. Le changement d’actionnaire, lancé en juin et finalisé en novembre, a parasité l’été et provoqué un Mercato de transition cet été avec tous les risques inhérents aux (nombreuses) incertitudes autour des tàªtes gouvernantes.

Forcément, sportivement, le bilan de Bordeaux n’est pas folichon. Passables en Ligue 1 mais avec la possibilité de remonter dans la première moitié du classement grâce aux matches en retard, les Girondins ont aussi été moyens en Coupe d’Europe malgré une poule abordable (Zenith, Slavia Prague, Copenhague). Au niveau du jeu, on est revenu avec Ricardo à une forme épurée et minimaliste de la gestion des matches : le résultat avant tout. Une équipe capable d’embàªter Paris (2-2) et de roupiller face à Amiens, Reims, Dijon ou Caen.

Le Top : Franà§ois Kamano

Malcom parti au FC Barcelone, la place de leader attaque de Bordeaux était vacante. Si les dirigeants aquitains ont beaucoup recruté cet été aux avant-postes (Kalu, Briand, Cornelius, Karamoh), c’est un « ancien » qui a pris le relai du Brésilien. Branché sur courant alternatif comme son prédécesseur, le Guinéen de 22 ans affiche néanmoins des statistiques intéressantes avec 11 buts et 2 passes décisives en 28 matches toutes compétitions confondues. En espérant qu’il ne plie pas bagage cet hiver…

Le Flop : Youssouf Sabaly

Révélation du Mondial russe avec le Sénégal d’Aliou Cissé, le latéral aquitain peine à revenir à son meilleur niveau. Revenu de la compétition avec une blessure au genou, l’ancien Parisien a vu son transfert à Naples acchoper suite à ce pépin. Cette saison, il n’est apparu qu’à 13 reprises toutes compétitions confondues. A des années-lumières de son meilleur niveau. Heureusement pour Ricardo, Sergi Palencia (pràªté par le FC Barcelone) fait mieux que tenir la route à droite de la défense…

Le moment fort : le 6 novembre, M6 la fin d’une ère

L’ère M6 aura duré presque 20 ans aux Girondins de Bordeaux. Arrivée l’année du 5e titre aquitain, la petite chaà®ne qui monte aura été un partenaire fidèle du début du siècle en Aquitaine avec des hauts (le titre de 2009) et des bas. Le 6 novembre, Nicolas De Tavernost a officiellement passé la main à Joe DaGrosa, PDG du fonds d’investissement GACP, associé à King Street pour financer le rachat. L’histoire retiendra que les Américains ont commencé leur règne par un match nul face au Zenith Saint-Pétersbourg (1-1) en Coupe d’Europe. Depuis son arrivée à la présidence provisoire (avant de nommer Frédéric Longuépée en janvier 2019), Joe DaGrosa n’a jamais connu la défaite.

Le chiffre : 31

Comme le nombre de matches déjà joués par les Girondins de Bordeaux cette saison toutes compétitions confondues. C’est plus que n’importe quel autre club franà§ais sur l’exercice 2018-2019. Il faut dire que le club aquitain est parti de loin en Coupe d’Europe, démarrant sa campagne en Lithuanie à Ventspils le 26 juillet (victoire 1-0). Sur la deuxième partie de saison, Bordeaux peut espérer une accalmie avec son élimination en phase de groupe d’UEFA Europa League.

Alexandre CORBOZ

LOSC : Pépé – Bamba en feu… Lille, l’équipe surprise du début de saison

Deuxième de Ligue 1 à la tràªve, le LOSC de Christophe Galtier pourrait bien àªtre la bonne surprise de la saison. Sur la voie royale pour la Ligue des Champions 2019-2020 ?

Le bilan comptable :

2e de Ligue 1, 34 points (+10)

5e attaque (29 buts)

5e défense (19 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : éliminé en 16e de finale à Strasbourg

La note du début de saison : 16/20

Après le difficile exercice 2017-2018 et le maintien arraché in-extrémis, on n’imaginait pas voir les Dogues de Christophe Galtier à pareille fàªte cette saison. L’alchimie a pris grâce à un recrutement malin, mix d’anciens et de jeunes prometteurs. Les Dogues ont repris la main à stade Pierre-Mauroy (une seule défaite face à Toulouse juste avant la tràªve) et ont globalement su répondre aux difficultés après un mois de novembre compliqué (2 défaites, 1 nul).

L’entame de saison aurait màªme pu àªtre excellente si les Dogues n’étaient pas sortis piteusement de la Coupe de la Ligue dès leur entrée en lice à Strasbourg (défaite 2-0). A fond sur le championnat, Lille n’a pas l’air trop intéressé par les autres échéances nationales. On espère qu’ils nous feront mentir avec la Coupe de France début janvier …

Le Top : Nicolas Pépé

Avec 12 réalisations et cinq passes décisives, l’ancien Angevin est tout simplement le joueur le plus décisif de Ligue 1 cette saison. Màªme Kylian Mbappé (PSG, 13 buts, 3 passes) ne fait pas aussi bien. C’est dire l’envergure prise par Pépé, désormais suivi par tous les cadors européens, le Barà§a et Arsenal en tàªte. Indispensable dans le jeu, le natif de Poitiers l’est aussi sur les penaltys. Auteur d’un six sur six dans l’exercice depuis le début de saison, l’Ivoirien a rarement les jambes qui tremblent.

Le Flop : Loà¯c Rémy

Arrivé cet été en provenance de Getafe, le natif de Rillieux-la-Pape était attendu comme le leader d’attaque des Dogues. S’il sortait d’une saison mitigée en Espagne, l’attaquant de 31 ans avait quand màªme inscrit 8 buts en Liga sur ses 23 apparitions la saison passée. Pour ses retrouvailles avec la France, presque six ans après l’avoir quitté, Loà¯c Rémy a beaucoup de mal à enchaà®ner, souvent victime de pépins physiques : 13 apparitions toutes compétitions confondues, 1 seul et unique but (certes sublime) face à Lyon. C’est bien trop peu pour un ex international tricolore…

Le moment fort : 30 septembre, les Dogues terrassent l’OM

Ce choc du 30 septembre dernier au stade Pierre-Mauroy s’affiche comme un symbole de la transformation lilloise. Ce jour-là , les Dogues – qui sont au coude à coude avec les Phocéens au pied du podium – vont beaucoup trop vite pour la défense de l’OM. Celle-ci cède en seconde période sur trois coups de butoir des supersoniques nordistes. Inarràªtable, Nicolas Pépé se fait d’abord justice sur penalty (65e). Puis il en offre un à Jonathan Bamba (86e) avant que l’ex-Stéphanois ne s’offre un doublé sur une action d’école Rafael Leao – Fodé Ballo-Touré. Du grand art !

Le chiffre : 79,3%

Comme le pourcentage de buts sur lesquels sont directement impliqués le duo Bamba – Pépé depuis le début de saison en Ligue 1. Aucune autre équipe en Ligue 1 ne peut se targuer d’avoir un duo qui pèse autant au sein du collectif. Respectivement à 8 et 12 buts au compteur, les deux complices phagocytent quasiment toutes les actions collectives du LOSC, laissant simplement les miettes au troisième membre de la BIP-BIP Jonathan Ikoné (18 apparitions, 1 but, 2 passes) ou à l’avant-centre désigné de l’équipe (Rémy affiche un but, Rafael Leà£o trois, Rui Fonte zéro).

Alexandre CORBOZ

ASSE : Khazri au top, Salibur déçoit”¦ Focus sur des Verts qui sont à leur place

5e de L1 après la phase aller, l'ASSE a réalisé une première partie de saison conforme aux attentes, màªme si certains joueurs ont déà§u et qu'il lui faudra prendre plus de points à l'extérieur, en 2019.

Le bilan comptable :

5e de L1 avec 30 points (un match en retard face à Marseille)

6e attaque (28 buts marqués)

8e défense (22 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : éliminé en 16e de finale à Nà®mes aux tirs au but

La note du début de saison : 13/20

Les Verts sont dans les temps pour atteindre leur objectif européen. Ils le doivent en grande partie à leur parcours à Geoffroy-Guichard où ils sont toujours invaincus (8 victoires, 2 nuls). En revanche, les Verts ne se sont imposés qu'une fois à l'extérieur, à Toulouse (3-2). Ils n'ont pas bien négocié les matches face aux trois premiers, s'inclinant à Paris (0-4), à Lille (1-3) et à Lyon (0-1). à‰galement battus à Bordeaux (2-3), ils devront se montrer plus performants en déplacements pour espérer viser plus haut.

Le Top : Wahbi Khazri

Recrue phare de l'intersaison, Khazri a inscrit 9 buts. Il est le meilleur buteur stéphanois de cette première partie de saison. Un apport que n'a pas manqué de saluer Gasset, très élogieux envers le Tunisien, meilleur joueur de L1 en novembre. « Pour moi, c'est un grand joueur, estime le Montpelliérain. Il montre l'exemple. Il se bat, il est courageux. Il est technique, malin, adroit. C'est le joueur qu'il nous fallait. »

Le Flop : Yannis Salibur

1 but, 3 passes décisives et une expulsion pour finir, à Nice (1-1) : les premiers pas de Salibur dans le Forez ne sont pas très concluants. Pràªté par Guingamp, le milieu offensif peine à mettre ses qualités techniques au service du collectif. Il ne s'est pas encore imposé, chauffant souvent le banc.

Le moment fort : le derby à Lyon (0-1)

Malgré la défaite, l'ASSE a livré un bon derby à Lyon. Un relâchement en début de seconde période a été fatal aux Verts alors qu'ils dominaient les débats. Mais leur prestation a marqué les esprits, notamment leur première mi-temps. Il n'a manqué qu'un but, mais l'équipe de Gasset a montré ce soir-là qu'elle pouvait regarder les cadors du championnat les yeux dans les yeux.

Le chiffre : 4 ou 5

Les dirigeants stéphanois ont crié à l'injustice après leurs deux derniers matches à Bordeaux 2-3) et à Nice (1-1). D'après leurs calculs, les erreurs d'arbitrage ont coûté 4 ou 5 points lors de la première partie de saison. « Cela fait quinze ans que je suis président et jamais notre club n'a autant subi d'erreurs d'arbitrage alors màªme que l'assistance vidéo a été mise en place, a expliqué Bernard Caiazzo. Au total, nous estimons que nous avons perdu 4 ou 5 points, au minimum, malgré la VAR. C'est beaucoup, surtout lorsque l'on vise l'Europe et que l'assistance vidéo a pour objectif de réduire ce type d'erreurs. »

Laurent HESS

Stade Rennais : Sarr décisif, Niang décevant…Des Rouge et Noir portés par la magie européenne

Le bilan comptable :

8e de Ligue 1 avec un match en moins, 26 points (+2)

7e attaque (27 buts)

11e défense (25 buts encaissés)

Coupe de la Ligue : qualifié pour les quarts de finale

Europa League : qualifié pour les 16e de finale

La note du début de saison : 12/20

Le bilan des Rouge et Noir sur la première partie de saison s’est franchement embelli d’un coup en décembre après la nomination sur le banc de Julien Stephan à la place de Sabri Lamouchi. Jusqu’à là , Rennes brillait surtout pas son inconstance. Déception en Ligue 1 englué dans la deuxième partie de classement. Déception européenne battu trois fois de suite par Astana puis Kiev (deux fois) dans un groupe largement à portée.

Depuis l’arrivée du fils de Guy Stephan en coach numéro 1 et le retour d’Hatem Ben Arfa au premier plan, on est sur un sans-faute (5 matches, 5 victoires). Les Bretons se sont màªme offerts le luxe d’aller taper l’OL à Lyon (2-0) et de remporter le derby breton en Coupe de la Ligue après avoir retourné le Nantes de « coach Vahid » (2-1). Une série prometteuse qui demande confirmation en 2019 avec le retour de la Coupe d’Europe au Roazhon Park et l’affrontement compliqué face au Bétis Séville.

Le Top : Ismaà¯la Sarr

A l’image de son club et de certains de ses coéquipiers (Ben Arfa, Grenier en tàªte), le Sénégalais est irrégulier dans ses performances. Mais quand il est en confiance, l’ancien Messin est un joueur d’exception. En Coupe d’Europe, il l’a montré à plusieurs reprises, notamment face à Astana lors du match décisif (doublé). En Ligue 1, il est tout simplement le meilleur buteur du club (5 réalisations). Désigné dans l’équipe-type des révélations de l’UEFA Europa League, le feu-follet rennais fait déjà fantasmer les Anglais. Rennes, qui avait cassé sa tirelire pour l’accueillir il y a un an et demi (17 M€), devrait réaliser une belle plus-value.

Le Flop : Mbaye Niang

Son arrivée en pràªt avec option d’achat en provenance du Torino donnait l’impression que les Rennais avaient cédé à un mouvement de panique le dernier jour du Mercato d’été. Ses performances et son temps de jeu – que ce soit sous Sabri Lamouchi ou Julien Stephan – ne le démentent malheureusement pas. Sur les premiers mois de la saison, l’ancien Milanais est apparu 18 fois pour seulement 808 minutes, 1 buts et 2 passes décisives. Selon certaines indiscrétions, la direction rennaise songerait màªme à le renvoyer à l’expéditeur dès janvier, c’est dire…

Le moment fort : le 13 décembre, le Roazhon a rugi pour l’Europe

Qui aurait pu imaginer un tel dénouement après la défaite rennais (3-1) à Kiev le 8 novembre ? Ce soir-là , Rennes était aux portes de l’élimination en Europa League. Puis l’impensable s’est produit le 29 novembre avec la victoire des Ukrainiens contre Astana au Kazakhstan et le succès dans le màªme temps de Rennes en République Tchèque.

Le 13 décembre, le Stade jouait donc une finale européenne chez lui face à Astana. Généralement, dès qu’on parle de « finale », les jambes bretonnes tremblent mais ce jour-là , ce ne fut pas le cas. La décision se fait en deuxième période grâce au talent d’Ismaà¯la Sarr. Le Sénégalais obtient d’abord un penalty et est à l’affût pour reprendre après l’échec de Benjamin Bourigeaud (68e) puis il décoche une frappe sublime pour délivrer le Roazhon Park (73e). Une communion incroyable.

Le chiffre : 1

Pour la première fois de son histoire, le Stade Rennais a remporté un match de phase de groupe d’Europa League. C’était le 20 septembre dernier face au FK Jablonec (2-1). Cet exploit, les Bretons l’ont màªme renouvelé trois fois pour aller chercher, pour la première fois également, une qualification pour les 16e de finale de la compétition. Certes, il faudra se défaire d’une montagne avec le Bétis Séville mais qui sait…

Alexandre CORBOZ

Real Madrid : manita, changement de coachs et après-CR7… Chroniques d’un fiasco merengue

Autopsie d’un gros raté.

Le bilan comptable :

4e de Liga avec un match en moins, 29 points (+5)

6e attaque (24 buts)

7e défense (19 buts encaissés)

Copa del Rey : qualifié pour les 8e de finale

Ligue des Champions : qualifié pour les 8e de finale

SuperCoupe d’Europe : battu par l’Atletico Madrid (2-4 ap.)

Mondial des Clubs : vainqueur face à Al-Ain (4-1)

La note du début de saison : 08/20

Tout dépend de l’angle duquel on prend les choses. En cette fin d’année, le Real Madrid a conservé son titre de Champion du Monde des Clubs pour la 3e année consécutive et est encore en vie dans trois compétitions dont sa C1 chérie. Si la Maison blanche gagne son match en retard, elle ne sera qu’à cinq points du leader barcelonais avec un Clasico retour à jouer à Santiago Bernabeu.

Maintenant, si on sort de l’aspect purement comptable, le début d’exercice 2018-2019 est chaotique pour Madrid. Florentino Perez a déjà éconduit l’entraà®neur qu’il avait choisi pour l’après-Zidane (Julen Lopetegui remplacé par Santiago Solari). Son recrutement estival est un désastre. Le Real s’est pris une nouvelle manita (5-1) au Camp Nou et a été humilié deux fois en Coupe d’Europe par le CSKA Moscou, pourtant dernier de sa poule (0-1 là -bas, 0-3 à Bernabeu). Sans Cristiano Ronaldo, il n’y a plus de tàªte qui dépasse devant et le Real joue désormais très mal. Le risque d’une saison blanche n’a jamais paru aussi grand depuis longtemps…

Le Top : Luka Modric

On s’est beaucoup creusé la tàªte pour trouver une satisfaction dans le début de saison du Real Madrid. Sur le terrain, on ne l’a pas trouvé. Màªme si le Croate a réalisé une première partie d’exercice très anonyme, il tire néanmoins son épingle du jeu par les récompenses individuelles qu’il aura subtilisé au nez et à la barbe de Cristiano Ronaldo cette saison. Modric a été élu « Meilleur joueur de la Ligue des Champions 2018 » devant CR7, trophée « The Best » du meilleur joueur de l’année décerné par la FIFA devant CR7 et Ballon d’Or 2018 ”¦ Devant CR7.

Ces titres, Luka Modric les doit surtout à sa belle première partie de saison, à ses titres collectifs remportés et à son Mondial russe abouti mais cela permet à un Real Madrid, qui tourne désormais à l’ordinaire, de règner pour encore quelques mois sur la planète football.

Le Flop : Mariano Diaz

Le retour de Mariano en provenance de l’OL donnait l’impression d’un « panic buy » des Merengue face à l’incapacité de Florentino Perez à faire venir une star et devant l’insistance de Julen Lopetegui à disposer d’une solution en plus devant. Malgré lui, le serial buteur passé par Lyon a payé le fait de n’àªtre qu’un choix par défaut.

Si l’image de son coup de pétard face à l’AS Roma (3-0) a fait le tour du monde, c’est le seul fait d’armes du Dominicain, apparu à seulement 13 reprises pour 502 minutes joués depuis son retour à Madrid. Récupéré pour un peu plus de 22 M€ après avoir été vendu pour 8, l’attaquant – actuellement freiné par des soucis musculaires – a tout d’un flop désigné.

Le moment marquant : le 28 octobre, la claque fatale à Julen Lopetegui

Arrivé à quelques jours du Mondial après avoir lâché la Roja (ou plutôt en avoir été viré par la Fédération après l’annonce de sa signature au Real…), Julen Lopetegui devait incarner le Real Madrid post-Zidane. Celui de la reconstruction. L’ancien coach du FC Porto est surtout devenir le pire bilan d’un entraà®neur sous Florentino Perez. Un désastre sportif symbolisé par cette défaite humiliante sur la pelouse du FC Barcelone (1-5) dans un stade où il jouait sa peau. Son Real aura fait illusion quelques minutes après la réduction du score de Marcelo (50e) avant de se faire détruire.

Le chiffre : 6

Le chiffre est assez parlant car il situe les difficultés des Merengues à faire face à l’après-Cristiano Ronaldo. Après 16 matches joués cette saison en Liga, le meilleur buteur du Real, Karim Benzema, n’affiche que six petites réalisations. C’est déjà huit de moins que Lionel Messi roi désormais sans rival d’un championnat d’Espagne où l’attaque merengue fait de la figuration (deux fois moins de buts inscrits que le Barà§a)…

Alexandre CORBOZ

OM : en 1949 aussi, le 25 décembre était déprimant !

Sauf que contrairement à Rudi Garcia et ses hommes, les Olympiens de l'époque n'ont pas pu faire de break à Noël !

Dimitri Payet, Steve Mandanda, Adil Rami et tous les autres doivent àªtre bien contents de couper avec le football pendant dix jours, vu leur première moitié de saison. Ils ont au moins l'espoir de se dire qu'ils pourront relancer la machine après avoir reposé les tàªtes.

Leurs prédécesseurs sous le maillot blanc n'ont pas tous eu ce luxe. Notamment ceux de la saison 1949-50. Cette saison-là , en effet, l'ancàªtre de la Ligue décida de faire jouer une journée de championnat le dimanche 25 décembre ! C'était une occasion de jauger le potentiel public pendant un jour férié.

Le résultat fut catastrophique puisque seulement 7.500 spectateurs se rendirent en moyenne dans les stades de l'élite. Notons que la médiane habituelle n'était pas beaucoup plus élevée. A Montpellier, qui était à l'époque le SOM et non le MHSC, ils furent 6.474 pour voir leurs protégés se payer le scalp de Marseillais dans le dur.

En effet, depuis le surprenant titre de 1948, que personne n'avait vu venir, l'OM était en chute libre. En cette 16e journée, il était 12e sur 16. A Montpellier, il trouva le moyen de s'incliner après avoir marqué le seul but de la partie”¦ « Rencontre très acharnée, peut-on lire dans France Football. Montpellier domina en première mi-temps et marqua grâce à ”¦ Rodriguez. Marseille réagit bien après le repos, sans résultat positif. »

R.N.

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PSG – La chronique de Denis Balbir : « La victoire face à Nantes, un beau symbole de ce Paris »

Retour sur le dernier match de l’année du PSG face au FC Nantes (1-0).

« Le PSG a fini l’année sur un court succès face au FC Nantes (1-0). Paris a assuré le service minimum en pensant déjà à la tràªve. Mais Paris a surtout gagné et c’est toute la force du PSG : se passer volontairement de joueurs comme Neymar, concerner les remplaà§ants et les jeunes mais parvenir malgré tout à faire tourner le compteur points. Ce but de Kylian Mbappé, qui s’arrache pour tacler un ballon dans le but de Tatarusanu est symbolique de ce Paris qui ne veut rien lâcher. Cela valide un début de saison extraordinaire.

« Quand on voit le bilan, on ne peut que les couvrir de louanges »

Le club a trouvé, en la personne de Thomas Tuchel, un entraà®neur qui a amené une osmose et un état d’esprit nouveau. Il arrive à gérer les egos des uns et des autres, fait des cadeaux à certaines de ses stars comme Neymar tout en gardant une équipe compétitive sur tous les tableaux. Il y a une vraie gestion intelligente des cas particuliers. C’est l’année du coach et cela peut aussi àªtre l’année de ce club en Ligue des Champions. Je trouve ce Paris très séduisant à tout point de vue.

Il y a beaucoup d’efficacité, de réalisme et d’abnégation. Le PSG écrase la Ligue 1, le PSG est en huitièmes de finale de la Ligue des Champions et on attend avec impatience qu’il élimine Manchester United. Quand on voit le bilan, on ne peut que les couvrir de louanges. Bravo au PSG d’avoir su se remettre en questions, notamment en Ligue des Champions où c’était pourtant mal parti.

« Je ne vois que deux bémols »

Pour l’instant, je ne vois que deux bémols. Un bémol sur le présent avec la gestion du cas Rabiot, un gros échec pour la direction du club, et un bémol à venir entre Areola et Buffon si le club ne clarifie pas rapidement le statut de l’un par rapport à l’autre. Concernant Rabiot, c’est un gâchi, LA tâche du début de saison. Je pense pas que la responsabilité soit uniquement celle du PSG. Le joueur et son entourage n’ont pas aidé. En tout cas, Paris a perdu un joueur important. Mais ce ne sont que deux petites ombres sur un tableau idyllique. »

Recueilli par Alexandre CORBOZ

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OM – La chronique de Denis Balbir : « Je ne pense pas qu’une cabale contre Garcia soit justifiée »

Notre consultant prend la défense de Rudi Garcia, malmené par les supporters de l’OM qui aimeraient le voir partir.

« Cette semaine, l’Olympique de Marseille a eu beaucoup de mal, que ce soit avec l’élimination en Coupe de la Ligue au Vélodrome face au RC Strasbourg et avec le nul à Angers (1-1). On va dire que ce point pris à l’extérieur est à moindre mal. Tout le monde sait l’affection que j’ai pour Marseille mais c’est difficile pour eux.

On sent bien qu’il y a un malaise. Cette mauvaise période est la responsabilité de tous. Personne ne les fuit mais personne ne trouve non plus les solutions.

On sait d’ores et déjà que le Mercato a été l’un des plus gros ratés de l’histoire du club. C’est quand màªme assez incroyable d’avoir mis autant sur certains joueurs (Strootman, Caleta-Car). On savait qu’avec la saison énorme faite par Florian Thauvin, Dimitri Payet et Luiz Gustavo, l’OM avait tiré le maximum du maximum de son groupe. Màªme des joueurs comme Adil Rami pouvaient difficilement rééditer leurs performances. Marseille a mal anticipé. L’OM a màªme été plus loin en faisant resigner Rudi Garcia jusqu’en juin 2021. Maintenant on parle de son limogeage qui coûterait au club 12 M€…

Ce qui se passe en ce moment, c’est dommageable pour tout le club. Une vraie réflexion à mener avec sang froid et lucidité. Est-ce que limoger l’entraà®neur peut àªtre la solution ? Les supporters le croient. On voit qu’ils lui en veulent beaucoup.

« Rudi Garcia a eu le tort de ne pas faire son mea culpa assez souvent »

Pour moi, il faut faire preuve de hauteur. C’est Rudi Garcia qui a amené cet effectif au sommet de l’Europe. Il a déjà été malmené à l’automne 2017 mais là on atteint des proportions dans la critique… Je ne pense pas qu’une cabale contre un entraà®neur soit justifiée. Pourquoi cette colère ? Je pense surtout que Rudi Garcia a eu le tort de ne pas faire son mea culpa assez souvent. Au lieu de critiquer l’arbitrage systématiquement, peut-àªtre aurait-il dû faire amende honorable sur ses choix, sa manière de motiver ses joueurs ou ses décisions au Mercato. Aujourd’hui, c’est un peu tard pour corriger le tir.

Oui, il a manqué de discernement mais à§a ne justifie pas certains retournements de veste. Les màªmes qui veulent le voir partir aujourd’hui considéraient que c’était le meilleur coach du monde il y a six mois. Bien sûr, on est à Marseille avec tout ce que à§a comporte comme excès mais il faut réfléchir froidement aux choses.

A mes yeux, la priorité est surtout de faire un Mercato d’hiver judicieux pour enfin rattraper les erreurs du passé. Ce sera difficile à rattraper mais il faudra corriger le tir. La chance de l’OM, c’est de ne pas àªtre non plus largué en Ligue 1 avec deux matches à jouer contre Bordeaux et Saint-Etienne. Màªme s’ils ont été sorti piteusement de deux compétitions, les Marseillais ont encore un vrai coup à jouer. A condition de se remobiliser dès le début de l’année 2019. »

Recueilli par Alexandre CORBOZ

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LOSC : départs, cas Pépé… Les ultimes vérités Mercato de Gérard Lopez

Dans un entretien à l’AFP ce lundi, Gérard Lopez a fait le point sur le Mercato à venir du LOSC. Il y aura bien des départs mais pas celui de Nicolas Pépé.

Alors que le LOSC attend de savoir si la DNCG va desserrer son étreinte sur ses finances (encadrement de recrutement et de masse salariale) et que les Dogues ne seront pas fixés sur ce point avant début janvier, Gérard Lopez est déjà en plein travail sur le Mercato.

Trois types de joueurs concernés par des départs

Dans un entretien à l’AFP, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a joué franc jeu, annonà§ant deux départs au minimum : « On va vendre pour trois raisons : on va d’abord essayer de vendre ou pràªter des joueurs qui ont moins de temps de jeu. La deuxième, c’est que des joueurs sont sollicités et qu’on aura du mal à les retenir. Et enfin, il y a deux joueurs, que je ne citerai pas, à qui on avait promis un bon de sortie il y a un an et on respectera notre parole. Mais si des cadres devaient partir, on essaiera de les remplacer et on travaille là -dessus depuis cet été donc je suis serein », a-t-il glissé.

« Pépé ? Je ne pousserai pas pour le vendre »

Quant au cas Nicolas Pépé, Gérard Lopez va tout faire pour le garder mais ne s’opposera pas à la volonté du joueur si celle-ci venait à changer subitement.

Je ne souhaite pas (qu’il quitte le LOSC en janvier) et il a déjà dit plusieurs fois qu’il voulait terminer la saison à Lille. Je ne pousserai pas pour le vendre. S’il part, c’est que le joueur aura exigé de partir et que le club aura reà§u une offre satisfaisante. Mais on ne se dirige pas vers cette issue ».

Arnaud Carond

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