Daniel Riolo continue de rester sceptique au sujet de la vente du FC Nantes à Paulo Tavares.
Si le processus de vente du FC Nantes semble bien engagé, Daniel Riolo continue de douter sur le profil de Paulo Tavares… et le prix annoncé pour le rachat. Le FC Nantes est-il réellement sur le point de tourner la page Waldemar Kita ? Tout semble l’indiquer. Un protocole d’accord de vente aurait été signé entre la famille Kita et Phenix Sports Invest, le groupe d’investisseurs emmené par Paulo Tavares.
Riolo hallucine devant le montant du rachat du FC Nantes
Le dossier doit désormais encore franchir plusieurs étapes, notamment devant la DNCG, qui devra vérifier les garanties financières apportées par les repreneurs. Mais pour Daniel Riolo, cette opération reste particulièrement difficile à comprendre.Le chiffre avancé autour du rachat interpelle énormément. Selon plusieurs sources, la transaction pourrait atteindre environ 100 millions d’euros hors bonus, tandis que d’autres estimations évoquent jusqu’à 125 millions d’euros bonus compris.
Un montant qui laisse Daniel Riolo très sceptique. « 125 millions, ça ne tient pas la route, a-t-il récemment expliqué sur RMC Sport. Je trouve cela dingue. Le PSG n’a pas été racheté pour cette somme, je trouve cela fou. McCourt n’a pas payé cela non plus pour racheter l’OM, je ne comprends pas. » Une comparaison qui résume son incompréhension face à la valorisation annoncée pour un club actuellement en Ligue 2.
Tavares, un profil qui fait parler
Le contexte nantais peut effectivement nourrir les interrogations. Le FC Nantes vient de descendre en Ligue 2 et ne possède ni le stade de la Beaujoire, propriété de la ville, ni un centre d’entraînement particulièrement valorisé. La situation économique du football français et la faiblesse des droits TV constituent également des paramètres importants. En revanche, le club conserve des actifs importants : son histoire, sa marque, son public et son centre de formation. C’est donc cette combinaison qui rend l’évaluation particulièrement difficile à juger de l’extérieur.
Les interrogations de Riolo concernent également le profil de Paulo Tavares. L’entrepreneur franco-portugais mène un consortium réunissant des investisseurs français, portugais et luxembourgeois. Il avait déjà été associé à plusieurs projets de reprise de clubs français, notamment Valenciennes et l’ASSE, sans que ces opérations n’aboutissent. Son nom était également apparu dans les Football Leaks concernant des commissions liées à une activité d’agent de joueurs, un épisode qui alimente aujourd’hui les interrogations autour de son profil. Cela ne signifie évidemment pas que le projet nantais est voué à l’échec mais cela explique pourquoi certains observateurs restent prudents.
« Une grosse inquiétude » pour Riolo
Daniel Riolo refuse justement de considérer l’arrivée d’un nouveau propriétaire comme automatiquement positive : « Quand un repreneur comme cela arrive en France, il y a toujours une grosse inquiétude qui est légitime. » Le point central sera donc désormais la capacité du consortium à démontrer la solidité de son financement et de son projet devant la DNCG. Cette étape sera déterminante. Le protocole d’accord représente une avancée majeure, mais la vente n’est pas encore définitivement bouclée.
Le comité social et économique du club doit également être consulté avant la suite du processus. Après dix-neuf années de présidence Kita, l’hypothèse d’un changement de propriétaire suscite forcément beaucoup d’attentes à Nantes. Pour les supporters, l’objectif est simple : tourner la page Kita. Encore faut-il que le projet censé lui succéder soit suffisamment solide pour éviter de passer d’une période de turbulences à une autre.


















